N'aimez point le monde ni les choses qui sont dans le monde
« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1Jean 2 : 15 – 17 ).
Mais qu’est-ce que l’amour du monde ? Jean nous en donne les caractéristiques et par ceux-ci nous pourrons éventuellement le définir. Il ressort de son exhortation que le monde est caractérisé par trois choses essentielles que sont : « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie ». Mais encore faut-il analyser ces éléments pour mieux cerner ce qu’il en est véritablement. Pour comprendre si quelqu’un est du monde ou de Dieu, il nous suffira alors de voir s’il n’est pas caractérisé par l’une de ses éléments. Et si nous les constatons en nous, c’est que nous sommes nous-mêmes toujours du monde. Voici donc ce que c’est que chacune de ces caractéristiques :
- A. La convoitise de la chair
C’est la première caractéristique du monde. La chair est le moi non régénéré. C’est la vie livrée à soi-même, c’est-à-dire par soi-même et pour soi-même. C’est la volonté naturelle de l’homme. Ces désirs sont contre la volonté de Dieu. Ces convoitises sont ce vers quoi elle tend toujours. Ce dont elle s’affectionne naturellement. C’est ce qui fait son plaisir. La chair est la terre nourricière du péché. Tant qu’elle subsiste, il n’ya point de victoire sur le péché. C’est cette vie opposée à l’Esprit. Or, « ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu » (Romains 8 : 8). Cette vie selon la chair consiste à se livrer à tout ce qui peut faire surtout plaisir au corps physique. Voilà pourquoi il nous est exhorté dans ce même chapitre à mettre à mort par l’Esprit les actions du corps: « si vous vivez par la chair vous mourrez, mais si par l’Esprit, vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8 : 10). Les convoitises du corps sont ces désirs donc contraires à la volonté de Dieu que les besoins du corps poussent à assouvir. Nous savons du reste à la lumière de la tentation de Jésus par le diable en Matthieu chapitre 4 que toute tentation est avant tout une sollicitation à assouvir un désir ou à satisfaire un besoin légitime par des voies illégitimes. Manger par exemple est légitime mais manger ce qui n’est pas à soi et qui ne t’a pas été donné est un vol, par conséquent illégitime. Avoir des rapports sexuels est un besoin légitime mais les avoirs en dehors du mariage est répréhensible parce qu’illégitime. Les convoitises donc de la chair conduise aux œuvres de la chair. Ces œuvres de la chair sont multiples, variées et évidentes ; c’est-à-dire qu’on peut les constater à l’œil nu : « or, les œuvres de la chair sont évidentes ; ce sont la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5 : 19 – 21).
La parole de Dieu nous dit qu’en Christ, nous en sommes délivrés. Pour la parole de Dieu, le péché est un principe de vie dont la puissance réside dans la loi. C’est-à-dire qu’il est amorcé par la convoitise que suscite la loi. Car «… la puissance du péché c’est la loi » (1Corinthiens 15 : 56) ; «…puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché » (Romains 3 : 20). Et « …je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait dit : tu ne convoiteras pas et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans la loi le péché est mort » (Romains 7 : 7-8). Le péché donc habite en l’homme et le pousse aux mauvaises œuvres. Mais il ne pouvait cependant pas être reconnu comme tel sans la loi. Et c’est la raison d’être de la loi : manifester le péché et faire comprendre à l’homme qu’il porte en lui la semence de la mort et qu’il a besoin d’un libérateur. La loi ne peut donc pas conduire à la justice qui donne la vie. Car « s’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi » (Galates 3 : 21). Raison pour laquelle, il est écrit : «pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite, …Avant que la foi vienne, nous avons étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi » (Galates 4 :19 ; 23 – 24). Il en est ainsi parce qu’en Jésus-Christ, nous avons été délivré de ce qui fait la puissance du péché à savoir la loi. Car, après nous avoir révélé que la « …la puissance du péché c’est la loi » (1Corinthiens 15 : 56), il nous est immédiatement donné de connaitre comment échapper à la loi : « mais grâce soit rendue à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ » (1Corinthiens 15 : 57). Eh oui ! En Jésus Dieu nous a affranchis de la puissance du péché. Et comment ? Il l’a réalisé en :
- En amenant Jésus à prendre notre place. Et en tant que notre substitut, Il a accompli pour nous toute la loi que nous ne pouvions accomplir. Ainsi, « …il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché » (Hébreux 4 : 15). C’est pour cela qu’il pouvait demander à ses contemporains : « qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8 : 49).
- En faisant en sorte que Jésus prenne nos péchés à son compte. Tous nos péchés sont tombés sur lui. Il nous les a pris. Il s’en est chargé. Et c’est pour cette raison aussi qu’il a reçu le châtiment qui en résultait à notre place comme nous le révèle le livre d’Esaïe : « Mais, il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui…chacun suivait sa propre voie et l’Eternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous…Et frappé pour les péché de mon peuple…après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité…par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités…parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables » (Esaïe 53).
- En faisant en sorte que Jésus par sa mort annule la loi pour nous. Ainsi : « il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient (la loi) et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix » (Colossiens 2 : 14). Nous pouvons alors, sachant que Christ a tout accompli pour nous à notre place, dire avec l’apôtre Paul : «car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair (dans le corps physique), je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est mort en vain » (Galates 2 : 19 – 21). La justice donc de la loi est ainsi accomplie en nous qui croyons en Jésus-Christ d’où donc la déclaration solennelle de Paul concernant notre situation présente : «Il n’y a maintenant plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi soit accomplie par nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit » (Romains 8 : 1 – 4). Ainsi donc par Jésus-Christ, nous avons été délivrés du pouvoir du péché. Cela signifie que le péché ne peut plus régner sur nous : « que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises…Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6 : 12 ; 14). Le péché ne peut plus régner sur nous. Puisque le moi, la vie tournée vers soi-même, la volonté-propre, la cristallisation des désirs et des plaisirs propres, la nature corrompue et rebelle à Dieu qu’est la chair a été crucifiée en Jésus-Christ. Nous ne sommes plus esclaves de la chair pour vivre selon ses désirs. En effet nous devons comprendre que la crucifixion de Christ est la nôtre. C’est pourquoi, il est dit : « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifiés la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5 : 24). Nous avons été unis à Christ dans sa mort tout comme dans sa résurrection. Et cela est un mystère de Dieu. Christ dans son corps représentait chaque être humain face au péché. Il est venu en tant représentant de chacun d’entre nous pour faire face au péché et le vaincre pour nous de sorte que sa victoire soit comme si c’était nous qui l’avions fait et placé au compte de celui qui accepte cette vérité comme telle. Et c’est justement pour cela que ceux qui l’acceptent sont libérés du péché. Cette vérité nous est enseignée au travers du baptême d’eau qui en est l’expression illustrée : « Ignorez-vous que nous tous qui sommes baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui en sa mort, afin que comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous nous aussi marchions e n nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fut détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché, car celui qui est mort est libre du péché » (Romains 6 : 3 – 6). Nous avons été crucifiés en Christ. Seule la crucifixion nous libère de la chair, c’est-à-dire du vieil homme. C’est encore dans l’épitre de Paul aux Romains que nous découvrons l’explication. Au chapitre cinq de cette épitre, il nous est révélé que le péché est entré dans le monde par un seul homme Adam (Romains 5: 12) Créé juste et saint, par sa désobéissance à Dieu, il a corrompu sa nature originelle. Encore faut-il que nous comprenions que corrompre signifie perdre son intégrité ou sa complétude, altéré son caractère originel. Par conséquent, Adam n’était plus juste et saint et incapable alors d’obéir dorénavant au Seigneur. Sa nouvelle a été troquée contre une autre nature qui elle est hostile à Dieu et ne désir que faire ce qui lui plait. C’est cette nature qui entraîne ou conduit l’homme à péché. L’homme est alors esclave de cette nature pécheresse. C’est cela le péché qui habite en l’homme. Et pour se réaliser, il utilise le corps de l’homme pour se concrétiser. Il l’anime de passions et de désirs qui brûlent en lui et dont il est incapable de résister. Et quand même il résiste et ne le réalise pas extérieurement, il le vit intensément à l’intérieur comme s’il le pratiquait extérieurement. Ainsi, le corps est son instrument, son outil pour se concrétiser. Il domine l’homme et le rend ennemi de Dieu. Celui-ci bien que conscient de ce qui plait à Dieu et désireux faire le bien fini par se rendre compte qu’une puissance en lui gouverne son être et le fait vivre le mal qu’il hait en réalité. C’est cette situation que dépeint Paul dans Romains au chapitre 7 lorsqu’il affirme : «nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais…Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres » (Romains 7 : 14 – 23). C’est la situation de chaque être humain qui n’est pas encore libre du péché. Il connait le bien et désire le faire, mais une force en lui le fait vivre le contraire. Et alors l’homme se sent misérable. Son âme est déchirée. Il ne peut connaître la joie ni la paix véritable même en dépit de tout ce qu’il peut posséder. Il lui faut absolument être délivré du péché qui l’habite, de cette nature rebelle à Dieu. Et comment y parvenir ? La Bible nous fait remarquer qu’on a été vendu au péché. Et vendu au péché par qui ? Par notre Adam notre ancêtre, car : « par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs » (Romains 5 : 19 ). En effet, à cause du fait qu’Adam ait corrompu par sa désobéissance sa nature, nous avons tous hérité de lui à notre naissance, une nature rebelle, hostile à Dieu et incapable de lui être agréable. Les êtres humains tous alors ainsi, rebelles à Dieu. C’est dans leur nature qu’ils le soient. Par Adam donc les Hommes sont tous pécheurs par nature. Tous ont reçu de lui la vie. Or, il nous est dit que la vie est dans le sang : « Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’aie donné sur l’autel, afin qu’il servit d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation » (Lévitique 17 : 11). Le mot traduit par âme signifie vie et c’est ce que rend aussi la version Semeur 2000 de la Bible dont que voici : «car le sang, c’est la vie de toute créature. Et moi, je vous l’ai donné afin qu’il serve à accomplir sur l’autel le rite d’expiation pour votre vie. En effet c’est parce qu’il représente la vie que le sang sert d’expiation ». Inutile de vous dire donc pourquoi Jésus a versé son sang pour que nous soyons sauvés, c’était sa vie contre la nôtre. Nous y reviendrons. En attendant, gardons la pensée sur le sang. La vie est dans le sang ou le sang c’est la vie, exprime une même réalité. Maintenant, nous savons par la science, que chaque être humain qui naît hérite de son père le sang, parce qu’il est clairement établi que dans l’union de l’homme avec la femme, seul le spermatozoïde possède la potentialité de donner le sang et non l’ovule. Tout être humain donc hérite d’Adam le sang et par conséquent la vie. Et quelle vie ? Une vie, un sang souillé par la rébellion contre Dieu. Revenons donc à la situation de Jésus-Christ. Dès le quinzième verset de la Genèse au chapitre 3, juste après que l’homme ait péché par la séduction du serpent ; l’Eternel Dieu déclara au serpent : «je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon ». Tout chrétien sait que c’est la première prophétie concernant la venue de Jésus-Christ sur la terre et l’œuvre qu’il allait accomplir. Et c’est Jésus-Christ la postérité de la femme. Il est né sans l’union de la femme avec l’homme. Par conséquent, il n’a pas hérité de la vie souillée d’Adam. Né dans la chair d’Adam avec dans les veines le sang de Dieu, il a pu offrir ce sang pour nous sauver. Il a échangé sa vie et tout ce qu’elle contenait et peut entraîner contre la nôtre. C’est ainsi qu’il nous racheta du péché, qu’il a obtenu pour nous la justice. Et pour vaincre le péché, son corps fut livré à la mort. Or, ce corps représente ce corps adamique que chacun d’entre nous a hérité. Et c’est ce corps que le péché domine et utilise. Or tout le monde sait qu’une personne morte ne peut plus accomplir le mal ou le bien. Par conséquent par la mort de son corps qui est le nôtre, nous a délivrés du péché. Il ne peut plus nous utiliser, puisque nous sommes morts : « Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi soit accomplie par nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit » (Romains 8 : 3 – 4). C’est donc dans un corps semblable au corps que domine le péché que Dieu a envoyé Jésus afin par sa mort dans ce mort, il nous délivre du pouvoir du péché. Celui donc qui l’accepte comme tel, le vivra. Raison pour laquelle, la vie est toujours menée par la foi et non par des efforts personnels. Aussi est-il écrit : « ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Romains 6 : 11). Ils n’ont pas besoin de lutter et de faire des efforts personnels pour vivre justes et saints, ils savent que c’est ce qu’ils sont devenus en Christ, ils le croient et comme ils le croient, ils le vivent par la puissance que Dieu donne.
- B. La convoitise des yeux
Une autre caractéristique du monde est d’après la première épitre de Jean est la convoitise des yeux. La convoitise des yeux est celle suscitée par les regards. Quelqu’un disait que : « les yeux sont les entremetteurs du péché ». Par les regards naissent des désirs et des sollicitudes pour le mal. Mais le mal n’est pas dans ce qu’on voit ou qu’on regarde mais en l’homme. La vue n’a fait que le suscité, le réveillé. C’est pourquoi, Pierre dans sa deuxième épitre nous dit que la corruption existe dans le monde à cause de la convoitise : «… en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise… » (2 Pierre 1 : 4). Et Paul nous dit que : « tout est pur pour ceux qui sont purs ; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules ; leur intelligence et leur conscience sont souillées » (Tite 1 : 15). Le problème est à l’intérieur de celui qui regarde, et pas en ce qu’il regarde. Si nous prenons un cas flagrant comme l’adultère, Jésus a dit que commettre l’adultère c’est regarder avec convoitise une femme ou un homme. On comprend donc que c’est ce qui motive le regard qui est le problème et non pas la femme ou l’homme regardé qu’importe la manière dont cette personne est habillée ou agit. Comment avec une intelligence et une conscience souillées, peut-on avoir des yeux purs, quand on sait que la motivation du regard trouve là sa source ? Tout cela corrobore donc ce que Jésus lui-même a enseigné lorsqu’il révéla que : «il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller ; mais ce qui sort de l’homme, c’est ce qui le souille….car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme » (Marc 7 : 15 ; 21 – 23). Ce n’est plus donc un secret pour nous de comprendre que la convoitise des yeux est consécutive à la première convoitise, la convoitise de la chair. Elle en est même la fille. Par conséquent elle ne peut être convaincue que si la chair elle-même est vaincue.
- C. L’orgueil de la vie
Tout comme la convoitise des yeux, cette troisième caractéristique du monde est fille de la chair. C’est l’arrogance et la vantardise que peuvent susciter les positions sociales et les possessions des richesses de la terre en l’homme. Il n’est pas seulement pas l’apanage de biens de gens qui les ont déjà, mais aussi de biens d’autres et majoritaires d’ailleurs, qui en sont possédés et n’aspirent qu’à cela pour croient-ils réaliser leur bonheur. Quand on sait que la gloire, l’honneur d’un homme est lié aujourd’hui à son pouvoir d’achat. Quand on sait que la respectabilité sociale est aujourd’hui portée à la plus haute estime que la respectabilité morale, peut-on s’étonner de voir tout le monde courir derrière ces choses qui peuvent vous les conférer dans la société d’aujourd’hui ? « Bonne renommée vaut mieux que ceinture d’or » n’a plus de sens aujourd’hui. Ce sont ceux qui possèdent les ceintures d’or qui ont la bonne renommée aujourd’hui. Vous avez avec vous les gens dans cette génération et leurs honneurs si vous possédez les richesses de ce monde. La manière par laquelle vous les avez amassées importe peu. La Bible dit que certains mettent leurs gloire dans ce qui fait les apparences et non dans ce qui se trouve dans le cœur : « …afin que vous puissiez répondre à ceux qui tirent leur gloire de ce qui est dans les apparences et non dans le cœur » (2Corinthiens 5 : 12). Et quiconque parle d’apparence parle de parution ; et les uns et les autres aiment paraître. Et cependant, la Bible nous recommande en tant que peuple de Dieu de chercher les choses d’en haut : « si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraitra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Colossiens 3 : 1 – 4). Mais comme beaucoup de ceux qui peuplent nos lieux de cultes aujourd’hui ne sont jamais morts véritablement avec Christ, quoi de plus normal qu’ils veuillent paraître, avant que ne paraisse le Maître ; d’autant plus que leur vie n’est point cachée avec lui en Dieu ? Leurs yeux ne voient que les choses physiques et ne vont jamais au-delà. Or, les chrétiens véritables eux regardent : « …non point aux choses visibles, mais à celles quoi sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles » (2 Corinthiens 4 : 18 ). Nous ne pouvons donc plus mettre ou trouver notre gloire dans les choses visibles.
En outre, il est de mode d’entendre aujourd’hui non plus l’évangile de la croix qui pousse à renoncer à soi-même, à se séparer du monde et à ne point aimer le monde, mais l’évangile de l’élévation, du triomphe où l’on égrène tout un lot de bénédictions matérielles, financières et autres que Dieu va donner et faisant croire aux croyants qu’ils ne connaitront pas la souffrance s’ils sont fidèles à Dieu et surtout s’ils donnent de leurs argents à ses prédicateurs. Ce qui tout à faut le contraire de ce que la bible enseigne. Car, le renoncement à soi-même est déjà une souffrance quand on sait que Jésus lui disait que celui qui veut faire sa volonté ne peut être son disciple et invite quiconque veut le suivre à porter sa croix symbole par excellence de la souffrance pour le suivre. Et il nous a été même dit qu’ « il nous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui » (Philippiens 1 : 29).
Nous pouvons donc à la lumière de ce qui vient d’être dit définir le monde tel que nous le dépeint Jean. Il s’agit d’un système de valeurs érigés par Satan le séducteur des hommes selon Apocalypse 12 ; système suivant lequel ceux qui ne connaissent pas Dieu ou ne l’obéissent pas vivent. En Ephésiens 2 : 1 -4, il nous est révélé qu’il est l’instigateur de tout ce système : « Réf… ». Il est celui qui le régit tel que mentionné dans 1Jean 5 : 19 « le monde entier gît sous la puissance du mal ». On ne peut donc l’échapper qu’en ayant l’intelligence renouvelée. C’est en inspirant aux hommes des pensées susceptibles de modifier leurs comportements que l’ennemi arrive à les contrôler. Ceci nous est révélé dans Ephésiens 4 : 17 – 19 où l’apôtre Paul démontre aisément que l’intelligence obscurcie est la source la pensée qui oriente notre intelligence si elle est obscurcie conduit à des mauvaises œuvres et que tant que nous recevons l’enseignement qui est en Christ qui est la vérité, le résultat est la justice et la sainteté.
Ce qu’inspire Satan un système mensonger car le bonheur qu’il évoque n’est que mirage. Le monde propose d’étancher la soif de l’âme humaine par tout ce qu’il fait miroiter, les hommes y accourent pour se rendre compte pour ceux d’entre eux qui ont un peu d’intelligence que ce n’est que chimère. Pour les autres, ils continuent de s’adonner à fond à ce système et plus ils s’y livrent plus le système semble dire : encore un peu et tu seras heureux. Tout surtout dans le monde tourne autour de la possession et du pouvoir d’achat. Il semblerait qu’en possédant et en ayant un grand pouvoir d’a chat vous connaissez le bonheur : l’état de béatitude ou de joie. Ce qui est parfaitement faux. Car la paix et la joie d’un être humain ne sont pas liées à ses possessions, encore moins à son pouvoir d’achat. Elles sont le fruit d’un état d’esprit qui sait être heureux dans ce qu’il ce qu’il est tout comme dans ce qu’il possède. Savoir vivre heureux dans ce qu’on est et dans ce qu’on a et même je dirai dans tout ce qu’on rencontre comme difficultés est la source de bonheur. C’est connaitre un cœur sans inquiétudes quelconques quoiqu’on essuie parfois des tirs de toutes parts. Avoir un cœur calme et tranquille en dépit des tempêtes extérieures. On peut posséder tout et ne pas connaitre cette sorte de vie. Tandis que certains qui possèdent peu connaissent une vie satisfaisante et sans tourments. Pour ma part, j’ai rencontré des gens que je croyais à l’abri des turpitudes de la vie parce qu’ils ont de grandes possessions mais le constat est que personne ici-bas n’échappe aux difficultés de la vie. Tous connaissent des tourments d’une manière ou d’une autre. Que dites-vous de quelqu’un qui possède et dont les enfants indisciplinés ne lui donnent aucun repos ? Que pensez-vous d’une femme riche qui dont le mari vit ouvertement l’adultère ou vis versa ? Que dites-vous de quelqu’un dont les richesses suscitent toutes les convoitises mais qui n’arrivent pas à se susciter un héritier ? Sans cette vie tout le monde est riche et pauvre à la fois. Il est donc de difficile de comprendre pourquoi les humains ont tellement focalisé leurs pensées sur les biens, les richesses er l’argent alors qu’on peut les posséder tout et connaître toujours l’insatisfaction. Le seul plaisir qu’on a c’est peut-être de donner l’impression à ceux qui ne les possèdent qu’on est comblé. Et c’est justement cela qui attire tout le monde dans ce marché de dupes où une fois entrée on se demande si réellement on n’a pas fait que poursuivre du vent. Ce qu’on croyait y gagner : le bonheur, nous échappe alors qu’on croyait l’avoir à portée de mains. Ce bonheur que nous propose le monde ressemble à la ligne de l’horizon ; plus on s’approche, plus ça s’éloigne. Et pour le chrétien qui s’y engage les conséquences sont énormes.
Les conséquences de l’amour du monde
Il faut au premier abord comprendre que l’amour du monde et l’amour de Dieu ne peuvent coexister. Un seul cœur ne peut aimer Dieu et le monde à la fois. C’est ce que Jean nous dit : « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du père n’est point en lui ; … » Par conséquent, la première chose est l’inimitié contre Dieu.
1) L’inimitié avec Dieu
Celui en qui réside le monde est ennemi de Dieu. Si vous êtes gagnés par la convoitise de la chair, la convoitise des yeux ou l’orgueil de la vie, vous devez vous en départir. Autrement vous vivez en inimitié avec Dieu. C’est ce que nous déclare Jacques dans son épitre au chapitre 4 : « Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu » (Jacques 4 : 4). Ce qui est mis en évidence ici est l’affection, l’attachement intérieur. C’est l’aspiration de votre être profond. Cela signifie que votre âme est engluée dans cette amitié dans cet amour. Voilà pourquoi c’est une trahison du Seigneur, une infidélité, un adultère. Car votre âme, votre vie devait appartenir au Seigneur, alors que maintenant, elle est au monde. Dieu est le Seul qui peut satisfaire l’âme. Celui qui peut donner la joie et la paix réelle. C’est pourquoi il est écrit que : « le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la joie et la paix par le Saint-Esprit » (Romains 14 : 17). Parlant du royaume, on parle du règne de Dieu. Dieu règne-t-il en vous ? C’est Esprit vous administrera sa justice premièrement. C’est la condition pour connaitre la joie. Et vous ne connaissez la justice que lorsque par la foi vous la recevez de Dieu qui vous l’a donné par Jésus-Christ. C’est la condition pour connaitre la paix. Les gens ignorent qu’ils ne possèdent pas la joie et la paix parce que tout simplement ils ne sont pas en règle avec Dieu. Il en est ainsi du païen que du chrétien qui dit croire en Christ mais dont le cœur n’est pas libre des idoles. Si vous vivez le règne de Dieu, vous savez que rien ne pourra contre vous et advienne que pourra rien ne peut vous ôtez la joie et la paix dans votre cœur. Ceux qui vous entourent au vu de vos difficultés peuvent vous croire malheureux mais quand vous les regardez, vous savez dans quelle vie le malheur a élu domicile. Bien de croyants font exactement comme les païens tout en disant croyants. Ils vivent les mêmes inquiétudes que ceux qui ne croient pas, ils connaissent les mêmes craintes qu’eux alors que Dieu dit : «n’appelez pas conjuration tout ce que ce peuple appelle conjuration ; ne craignez pas ce qu’il craint, et ne soyez pas effrayez » (Esaïe8 : 12). Mais que voulez-vous ? Si on est du même système de valeur on ne peut que partager les mêmes turpitudes. Dieu ne permet aucune inquiétude, même pas en ce qui concerne notre entrée au ciel parce que tout est accompli et celui qui nous a appelé peut nous a-t-il assuré nous préserver de toutes chutes. La foi couvre tout cela.
L’homme accorde aux biens, aux richesses et à l’argent un pouvoir qu’ils n’ont pas dans sa vie tel que le pouvoir de sécuriser, le pouvoir de rendre heureux, le pouvoir même de faire vivre ou de faire mourir. Ce faisant, il élève ces choses au rend de Dieu ; elles prennent la place de Dieu. Et pour tout humain c’est naturel qu’on tende à s’attacher à celui qui détient le pouvoir ou la puissance et à l’adorer, à l’aimer. Ils deviennent ainsi pour lui sauveurs mais aussi seigneurs au sens de maîtres. Ce n’est donc qu’idolâtrie. Et c’est à juste titre que Dieu dit de biens de gens qui affirment croire en lui aujourd’hui ce qu’il avait dit des enfants d’Israël au temps d’Ezéchiel : « …ces gens-là portent leurs idoles dans leurs cœurs, et ils attachent leurs regards sur ce qui les a fait tomber dans l’iniquité… » (Ezéchiel 14 : 3). Cela signifie que leur affection intérieure n’est pas à Dieu ; leurs âmes, c’est-à-dire la somme de ce qu’ils ressentent au profond, ce qu’ils vivent au plus profond d’eux, ce qui cerne leurs âmes n’est pas Dieu mais ce qu’ils désirent. Dieu n’est qu’un moyen parmi tant d’autres pour obtenir l’objet de leurs désirs. Si vous considérez la plupart des croyants qui courent à gauche et à droite pour demander qu’on prie pour eux, les requêtes le plus souvent tournent autour de leur bien-être matériel. Très rarement vous les verrez courir et solliciter de l’aide parce qu’ils s’inquiètent de leur vie spirituelle, leur relation avec Dieu. Et cependant, ils veulent invoquer Dieu. C’est pourquoi la fin du verset dit : « me laisserez-je consulter par eux ? ». C’est avec raison que Jacques dit : « vous demandez et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions…Croyez-vous que l’Ecriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’Esprit qu’il a fait habiter en nous » (Jacques 4 : 3 ; 5). Or Dieu, lui se préoccupe de ce qui nous est nécessaire, nos besoins. Et l’homme ignore même le plus souvent ce qui lui est nécessaire. Mais Jésus avertit, lorsque face au refus de son injonction au jeune riche, de vendre tout ce qu’il a pour le donner aux pauvres il déclara : « qu’il est difficile à un riche de rentrer dans le royaume de Dieu » (Marc 10 : 23). Le royaume consiste cependant en justice d’abord ; ce que très peu de riches peuvent avoir vu la manière même dont beaucoup d’entre eux amassent leurs richesses. Il consiste aussi en joie et en paix. Or, le riche est tout le temps tourmenté par les soucis et les inquiétudes que lui cause la gestion de ses richesse ; et pire ses turpitudes pour ne pas tomber bas ou au mieux pouvoir maintenir sa position sociale, sans compter le fait qu’il peut s’offrir certains loisirs et plaisirs entachés d’iniquité, et faire de ses richesses sa sécurité, plus tôt que Dieu. Il coure donc un grand risque de vendre son âme à ses biens. «Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde s’il perdait son âme ? Ou, que donnerait un homme en échange de son âme » (Matthieu 16 : 26). Malheureusement très peu de croyants comprennent encore ce message de Christ, d’où le sommeil spirituel.
2) Le sommeil spirituel
La deuxième conséquence de l’amour du monde est le sommeil spirituel. L’amitié du monde conduit les croyants à avoir la conscience émoussée plutôt qu’alerte. Préoccupés qu’ils sont par le désir de posséder, ils oublieront de se préparer pour le retour de leur maître. Par ces poursuites, le croyant oublie qu’il est étranger sur la terre comme nous le souligne Pierre : « bienaimés, je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme » (1Pierre 2 : 11). Puisque notre Seigneur viendra comme un voleur et que nous serons attirés par sa puissance vers lui dans les airs, il n’y a aucun doute que seules les âmes qui sont attachées à lui et régies par son esprit qui pourront être enlevées. Ce n’est pas pour rien que Jésus tirait la sonnette d’alarme : « prenez-garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste… » (Luc 21 : 34). Car « ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint et les fit tous périr. Ce qui arriva du temps de lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient, mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de souffre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même où le Fils de l’homme viendra » (Luc 17 : 26 – 30). Y-a-t-il une oreille qui soit encore attentive à cet avertissement ? Ce qui arriva au temps de Noé comme au temps de lot était que les gens spirituellement dormaient ; et ce qui favorisa cela c’est la course aux choses du monde : se marier et marier ses enfants, acquérir des terres, planter, bâtir. C’étaient des soucis qui envahissaient leurs cœurs et les rendit plus préoccuper par cette vie d’ici-bas qu’ils n’avaient plus d’oreille pour écouter les avertissements de Dieu. Ces choses ne peuvent pas posséder votre cœur et vous laisser encore le moindre souci pour Dieu. A la limite vous mènerez une vie religieuse qui consiste à avoir l’apparence de la piété tout en reniant ce qui en fait la force.
3) L’aveuglement spirituel
En fin de compte ceux qui trichent avec Dieu par amour pour les richesses de la terre finiront par l’abandonner pour s’adonner aux dieux de la prospérité et vivant une rébellion ouverte et consciente contre l’Eternel. C’est ce qui est arrivé aux enfants d’Israël au temps du prophète Jérémie : « nous ne t’obéirons en rien de ce que tu nous a dit au nom de l’Eternel, ont-ils répondu à Jérémie après l’avoir consulté pour connaitre la volonté de Dieu à leur égard, mais nous voulons agir comme l’a déclaré notre bouche, offrir de l’encens à la reine du ciel, et lui faire des libations, comme nous l’avons fait, nous et nos pères, nos rois et nos chefs, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Alors nous avions du pain pour nous rassasier, nous étions heureux, et nous n’éprouvions point de malheur. Et depuis que nous avons cessé de lui offrir des libations, nous avons manqué de tout, et nous avons été consumés par l’épée et par la famine. » (Jérémie 44 : 16 – 18). Comme on le voit l’adoration des démons entraîne la prospérité matérielle. Et Satan ne tarde pas à dire comme il a dit à Jésus : « je te donnerai la gloire des royaumes du monde si t’incline pour m’adorer ». Mais si vous lisez la suite de l’histoire des enfants d’Israël, nous constaterons que nous nul homme ne rendra des comptes à Satan en fin de compte car lui-même rendra des comptes à Dieu seul. Les enfants d’Israël s’ne rendront compte quand ils ont vu comment l’Eternel a déversé sur eux sa fureur u point de presque les décimer tous ? Seul un faible reste a échappé à cette destruction. C’est donc avec regret que nous pouvons voir des frères et des sœurs comme Démas donner dos à Dieu par amour pour le siècle présent : « car Démas m’a abandonné par amour pour le siècle présent, et il est parti à Thessalonique… » (2Timopthée 4 : 10).
4) La fraude dans le ministère
« Car notre prédication ne repose ni sur l’erreur, ni sur des motifs impurs, ni sur la fraude ; mais, puisque Dieu nous a jugé dignes de nous confier l’Evangile, nous parlons non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu qui sonde nos cœurs. Jamais, en effet, nous n’avons usé de paroles flatteuses, comme vous le savez ; jamais nous n’avons eu la cupidité pour mobile. Dieu en est témoin. Nous n’avons point cherché la gloire des hommes, … » (1Thessaloniciens 2 : 3 – 5). En lisant ces lignes ne sentez-vous pas les larmes dans vos yeux quand vous les comparez à ce que vous voyer dans l’église d’aujourd’hui. Nos assemblées ne sont-elles pas devenues des cavernes de voleurs ? C’est-à-dire des cachettes pour voleurs ? L’amour du monde conduit à tout. Au nom du service de Dieu, au nom de la prédication de l’évangile de véritables bandits pillent le peuple de Dieu. Et c’est à juste titre que Paul déclare : « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car, il en est plusieurs qui marchent en ennemi de la croix de christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur vendre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre » (Philippiens 3 : 17 – 19). Quelle honte ! Bien de ministères qui brillent dans ce monde sont fondés sur la fraude, les paroles flatteuses, la cupidité, et c’est à juste titre que Jésus-Christ disait : « vous cherchez à paraître devant les hommes, mais Dieu connait vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination aux yeux de Dieu » (Luc 16 : 15). Cette affirmation de Christ étonne à plusieurs titre quand on sait qu’elle est absolue : « tout ce qui est élevé au milieu des hommes est une abomination aux yeux de Dieu : TOUT. Avez-vus saisis ? TOUT ; Parole du Christ ! Il n’y a point de circonstances atténuantes. Ennemis de la croix, ils rejettent la souffrance liée aux ministères dû aux sacrifices consentis pour l’annonce de l’évangile, ils vont jusqu’à mettre la grâce de Dieu devant pour justifier leur dérive. Or, pour ce qui est de la grâce : « elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans ce siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété » (Tite 2 : 12).
Conclusion :
L’âme n’est pas sauvée tant qu’elle demeure possédée par les possessions. Elle demeure toujours liée à la terre. Il y a un encouragement dans les prédications aujourd’hui à se servir plutôt qu’à servir Dieu. Un rejet de la croix de Christ, qui invite à renoncer à soi-même. La chair n’est pas crucifiée. La vie-propre n’est pas abandonnée. On a pas renoncé à soi-même comme le Christ nous y a appelés. Le moi n’étant pas crucifié, on ignore jusqu’où on est passé parfois de saints de Dieu à magiciens de Satan. On dit : donnez et on vous donnera de manière multiplié. Dieu est un multiplicateur d’argent. Les prédicateurs sont devenus de véritables magiciens vendeurs d’illusions. Certes, la bible promet la bénédiction à ceux qui donnent, mais à ceux qui donnent parce qu’ils se sont d’abord eux-mêmes livrés à Dieu « Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu » (2Corinthiens 8 : 5). Et ceux-ci donnent avec joie et jamais dans un esprit de mercantilisme. « Qui lui a donné le premier pour qu’il ait à recevoir en retour ? C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !» (Romains 11 : 35 - 36). Ne nous moquons pas de Dieu. Il déclare dans sa parole qu’il nous accorde tout par grâce afin que nous en soyons des dispensateurs en les mettant au service des autres : « comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu que chacun mette au service des autres le don qu’il a reçu» (1Pierre 4 : 10). S’il fallait que Dieu nous donne parce que nous lui donnons nous serions tous morts depuis longtemps. Ils ne sont pas motivés par le fait de recevoir en retour. C’est leur sacrifice qui est agréé et Dieu les prend en charge comme ils savent si bien chercher le royaume de Dieu et sa justice avant tout. Et nous sommes appelés à nous attacher au Seigneur sans distraction : « je dis cela dans votre intérêt ; ce n’est pas pour vous prendre au piège, c’est pour vous porter à ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans distraction » (1Corinthiens 7 : 35).
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