Mettre en oeuvre sa foi
Mettre sa foi en œuvre
Hébreux 11 : 1 « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». Voilà comment est définie la foi par la Bible. Ce qui nous permet d’en saisir la nature. La foi est un état d’esprit. Elle exclut le doute. « Une ferme assurance » : une inébranlable certitude. Cela dénote l’état de ce qui est sûre. Ce qui ne vacille pas. La foi est spirituelle. Elle est bâtie sur l’assurance de l’existence de choses qu’on ne voit pas. Elle connait par la révélation de la parole de Dieu que ces choses qu’on ne voit pas existent et en possède la certitude. La foi est donc, le fait d’être sûr de l’existence de ces choses. Cette assurance est obtenue par la parole de Dieu : la révélation qu’il donne à l’homme, ainsi que ses promesses. L’homme ayant reçu ces choses, y demeure en son esprit ferme. Il les accepte comme ultime réalité et en éprouve de la joie. Il les vit et cela détermine désormais sa manière d’être : actes, attitudes et paroles. D’où ce fait que la foi est aussi une démonstration de ces choses qu’on ne voit. Car, quand bien même on ne voit pas ces choses à l’œil nu, notre vie prouve que nous ne sommes plus attachés et limités à ce qu’on voit uniquement, que nous ne nous appuyons plus à ce qu’on voit, mais que nous tenons à des réalités invisibles dont nous avons connu certaines. Et c’est alors qu’elles s’accompliront pour certaines d’entre elles dans notre vie dès à présent et pour d’autres à l’avènement de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. La foi est fondée sur le témoignage de Dieu. Et ce témoignage concerne son fils Jésus-Christ. Ce témoignage de Dieu consiste à montrer à chaque être humain que Christ a ôté ce qui l’empêchait de s’approcher de Lui et que désormais par Jésus nous sommes ses enfants et par lui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu. C’est là l’évangile. C’est pour cela que Jean a écrit que : « si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car le témoignage de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas au témoignage de Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1Jean 5 : 9 - 12). Voilà ce qui fait l’objet de notre foi : la parole de Dieu ; ses déclarations et ses promesses. Et « Dieu n’est point un homme pour mentir, ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? » (Nombre 23 : 19).
Il faut comprendre que c’est Dieu lui-même qui a parlé, qui a donné sa parole. C’est lui qui assure que c’est comme cela. C’est Dieu lui-même qui affirme que ces choses sont telles qu’il l’a dit, c’est lui-même qui se fait garant de leur réalisation, de leur accomplissement. Pouvons-nous douter de lui ? Doutons-nous quand une certaine autorité de nos nations se fait garant d’une certaine promesse pour nous ou lorsqu’il nous dit d’aller en son nom recevoir une quelconque chose dans son administration ? Ce que Dieu a dit est établi. C’est lui qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Pouvons-nous douter de Lui ? La foi s’attend à ce que les choses s’accomplissent tel que Dieu l’a dit, et cela dans le calme et la tranquillité dans l’esprit, la pensée en dépit des effets et des symptômes contraires. La foi transcende ces symptômes et se fie à la promesse et à la déclaration de Dieu. On se rend compte alors, qu’on a vaincu les doutes, les hésitations, les sentiments de peur, les inquiétudes, les soucis, les idées qui s’agitent. La confiance s’installe et la voix de l’Esprit nous assure que nous sommes entendus dans nos prières.
Croire, c’est donc faire confiance en Dieu. C’est le prendre au mot. Croire, c’est ne pas renier la personne de Dieu. Il est véridique, fidèle, fort, puissant, il est capable, il est amour, sage, intelligent… Douter de lui, c’est l’insulter, c’est le renier. C’est, ne pas reconnaitre qui il est. Celui qui ne peut reconnaitre et accepter Dieu tel qu’il est, ne peut lui faire confiance. La confiance en lui est liée à la connaissance de ce qu’on a de lui. Or, on le connait par sa parole. L’une des caractéristiques fortes de Dieu est qu’il a parlé, parle et continue de parler. C’est pourquoi, il est écrit : « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils… » (Hébreux 1 : 1). C’est en parlant que Dieu s’est donné à être connu. IL s’est révélé par la parole. Et il a parlé par le Fils. Celui-ci est venu dans ce monde comme parole faite chair afin de révéler le Père. Raison pour laquelle il est écrit : « au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu » (Jean 1 : 1). Cette Parole qui est Jésus, montre Dieu. Il pouvait alors lui-même dire : « celui qui m’a vu a vu mon Père » (Jean 14 : 9). Et Paul déclare : « il est l’image visible du Dieu invisible » (Colossiens1 : 15). La foi donc, c’est accepté cette parole qui est Christ. Celui qui a la foi, a Christ en lui car, il l’a accepté. Il est ceint de Christ, il s’en est revêtu. C’est ce que Paul explique dans Ephésiens 4 : 17 – 24, lorsqu’il démontre qu’en Christ on est dépouillé par l’enseignement qui est en lui de notre vieil nature pour nous revêtir d’un « nouveau homme, créé selon l’image de Dieu, dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». En outre, plus loin dans cette même épitre au chapitre six nous sommes instruits à saisir que ce vêtement est composé de plusieurs éléments dont :
- La vérité comme ceinture : elle se porte aux reins. Et les reins doivent être clairement identifiés. C’est notre homme intérieur, notre esprit, engagé dans le combat spirituel qui doit être ceint. Et les reins sont notre intelligence, notre pensée. Et c’est l’apôtre Pierre qui nous permet de le constater. Aussi Pierre disait : « ceignez les reins de votre entendement » (1 Pierre 1 : 13). Ainsi, notre esprit doit être tenu dans la vérité. Notre intelligence doit permanemment être dans la vérité, la pensée doit être nourrie de ce qui est vrai. La vérité, c’est la lumière, c’est la justice, c’est Christ lui-même. C’est elle l’objet de notre foi, la révélation de Dieu.
- La justice comme une cuirasse : c’est par la foi en la vérité qui est Christ que nous sommes déclarés justes. Et cette justice est celle de Christ lui-même qui nous est donnée désormais. Et nous nous prévalons d’elle devant l’ennemi qui voudrait nous accuser en nous rappelant nos péchés et offenses passés. Grâce à cette justice, nous sommes pleins d’assurance et pouvons nous approcher de Dieu avec quiétude et certains non seulement d’être entendus mais aussi d’être exaucés.
- L’annonce de l’évangile comme chaussures : la proclamation du glorieux évangile, c’est la proclamation de la vérité, le témoignage de Christ. Il s’agit de proclamer ce qu’on croit et en qui on croit.
Cet évangile qui concerne Christ comme nous le dit Paul est celui dont il ne nous faut jamais avoir honte car : « l’évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1 : 16). En l’annonçant, nous menons un combat sans merci contre le mensonge, qui est le diable lui-même en personne, menteur, concepteur, inventeur ou père du mensonge, c’est-à-dire celui qui est à l’origine du mensonge. « il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond ; car il est meurtrier et père du mensonge » (Jean 8 : 44). La vérité est une personne. Il en est de même du mensonge. Si la vérité qui est Christ donne la vie, le mensonge qui est le diable donne la mort. Il n’y a donc pas un autre moyen efficace de combattre le diable et son royaume que de proclamer la vérité avec empressement. C’est par la foi en cette vérité
que les hommes échappent à l’emprise du diable, qu’ils passent de sa domination à celle de Christ, qu’ils quittent les ténèbres c’est-à-dire la vie dans les mauvaises œuvres à la vie dans les bonnes œuvres. Et cette foi, nous dit Paul : « vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10 : 17). - La foi comme bouclier : la confiance en la parole de Dieu et la vie conforme à cette parole constituent un rempart contre toutes les attaques de l’adversaire. Tous les projectiles, toutes les balles, tous les missiles et toutes les bombes de l’ennemi sont arrêtés par la foi. Avoir la foi, c’est prendre appui sur Dieu, en se tenant sur le terrain de sa parole. Ainsi devant tout, nous nous soumettons à Dieu, c’est-à-dire que nous donnons autorité à la parole de Dieu sur tout ce qu’on rencontre comme difficultés et celles-ci finiront par disparaitre. C’est de cela que Jacques parle lorsqu’il dit : « soumettez-vous donc à Dieu, résistez au diable et il fuira loin de vous. » (Jacques 4 : 7). Cette confiance en Dieu qu’il agira conformément en sa promesse pour nous, cette assurance de cœur qui nous vient de ce dont il nous a dit, viendra à bout de l’ennemi.
- Le salut comme un casque : si le bouclier est destiné protéger le corps, le casque lui, protège la tête. Cette tête, siège de l’intelligence, d’où partent toutes les remises en causes, les doutes, les sentiments négatifs et les pensées malsaines et décourageantes, doit être protégée. Notre intelligence, notre pensée a besoin de protection. Il n’est donc pas question de permettre à l’ennemi de remettre en cause notre salut. Nous ne devons en aucun moment en douter. Nous devons en posséder l’assurance. Vous ne constituerez aucune menace pour l’ennemi tant que vous-même ne possédez pas une telle assurance. Vous devez savoir qui vous êtes. Autrement, on pourra faire de vous, ce que vous n’êtes pas. Vous ne pourrez jamais agir avec courage, avec fermeté, tant que vous ne saisirez pas cela. Posséder le salut c’est savoir avec exactitude qu’on est passé des ténèbres, à la lumière, qu’on a été transféré du royaume des ténèbres au royaume du fils d’amour de Dieu en qui nous avons la rédemption et le pardon de nos péchés. C’est possédé le témoignage intérieur que donne le Saint-Esprit qu’on est enfant de Dieu. Une sorte de confirmation de la part de Dieu, une attestation de sa part comme l’apôtre Paul nous l’explique : « Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8 : 15 – 16). Avec une telle certitude, une telle assurance, comment ne serons-nous pas vainqueurs ? Comment ne tiendrons-nous pas tête à l’ennemi ?
- La parole de Dieu comme épée de l’Esprit : voilà l’unique arme offensive, la parole de foi, proche de ta bouche et de ton cœur qui doit être crue et confessée de sa bouche contre toutes les œuvres de l’ennemi. Il ne s’agit pas de nos paroles, mais, de la parole de Dieu qui nous révèle ce dont Christ nous a délivré par son œuvre à la croix et ce dont il nous a acquis et que nous pouvons prendre à notre compte en les acceptant, en les reconnaissant comme ainsi pour nous et que nous pouvons confesser contre ce dont l’ennemi veut nous imposer. Satan veut nous rendre esclaves et nous maintenir dans toutes les mauvaises choses telles que : le péché, la maladie, la honte, l’humiliation, la pauvreté, la malédiction, l’aveuglement spirituel et bien d’autres, dont Christ nous a délivrées. En outre, il veut aussi nous priver de bien de choses et de droits que Christ nous a : tels que : l’adoption, la joie, la paix, l’Esprit-Saint, la justice, la sainteté, le pardon de nos péchés ; etc. Nous devons par la parole de Dieu lui opposer une résistance ferme. Cette parole est autorité contre toutes ses œuvres.
Ce sont là les armes de l’esprit dont il nous a été demandé de vêtir. Cette armure commence avec la vérité et se termine avec l’épée de l’Esprit qui est la parole de Dieu. Nous savons cependant que la parole de Dieu est la vérité. Par conséquent, nous disons que toutes les armes de Dieu sont contenues dans la vérité. Ce qui veut tout simplement dire que, le croyant n’est victorieux que lorsqu’il marche dans la vérité, c’est-à-dire lorsqu’il demeure dans la parole de Dieu, lorsqu’il marche dans la saine doctrine. Car, la saine doctrine est la foi donnée au croyant une fois pour toute. Notre esprit dans ce qui l’oriente, c’est-à-dire notre pensée doit donc saisir la parole de Dieu. La pensée doit être modelée par cette parole. C’est alors que nous revêtirons Christ suivant l’enseignement de l’apôtre Paul dans Ephésiens 4 : 23 – 24 : « …être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »
C’est la parole de Dieu qui fait la foi. Elle s’implante en moi et gouverne mon être. Ma nature par elle change. C’est cela la foi. Elle est un état d’esprit, d’âme, qui se consolide, se fortifie et croit au fur et à mesure que je reçois la parole. Tout aspect de la vérité que je n’avais pas encore saisis et reçu vient la rendre plus éblouissante et plus puissante. La foi grandit par la connaissance et la mise en pratique de la vérité. Elle conquiert au fil des années les forteresses de doutes, de craintes et d’hésitations et les renverse. L’homme intérieur (l’intelligence, la pensée, les sentiments, le cœur) est reconfiguré et fonctionne sur la base de données nouvelles faites de réalités spirituelles plus puissantes et dominatrices, même génératrices des réalités visibles ; d’où un comportement nouveau et une espérance nouvelle. Nous saisissons alors le sens de l’enseignement de Jésus qui dit que la vie vient de l’esprit et non de la chair (Jean 6 : 63). Car, comme nous l’explique l’auteur de l’épitre aux hébreux, la foi reconnait que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles (Hébreux 11 : 2).
La foi comme un feu dévore les sentiments négatifs, les fausses pensées, les faux jugements, les fausses conceptions, les fausses idées, les visions erronées de soi, de Dieu, des autres, du diable, du monde ; etc. La vie est ainsi transformée. Le cœur par la foi est ainsi transformé, purifié. L’homme après ce bain redécouvre sa place initiale de dominateur et d’administrateur du monde créé qui lui avait été confié dans le jardin d’Eden au départ. Il ne vit plus dans la crainte, mais lié par son esprit à son Créateur, il a plein pouvoir sur le diable et sur toutes ses œuvres et en est conscient. Parce qu’on a cru, parce qu’on a reçu sa parole, on accède et prend part à sa nature comme nous l’atteste 2Pierre 1 : 4.
Conscient de ce qu’on est devenu, on est confiant, absolument sûr de pouvoir agir comme lui, et absolument certain d’être exaucé en tout temps par lui, puisqu’il nous connait et qu’on a sa communion. Cela nous conduit à lui être fidèles. Et notre fidélité nous fera accéder à son intimité. Nous devenons alors par notre foi en lui, ses amis. Ceux à qui il confiera ses secrets, et ceux par qui il accomplira ses desseins sur la terre. Et Jésus l’a annoncé en ces termes : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maitre ; mais je vous ai appelé amis, parce que je vous ai fait connaitre tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15 : 14 – 15). La foi donc produit des fruits que nous pourrons appelés les œuvres de la foi. Personne donc ne peut avoir la foi sans en posséder les œuvres. Car, si nous reconsidérons ce qui vient d’être dit plus haut, la foi nous fait partager la nature de Dieu. Le Seigneur par la plume de Pierre, nous l’a ainsi exprimé : « que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Sa divine puissance nous fait don de tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu ; celles-ci nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants, de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2Pierre 1 : 2 – 4). Par conséquent nous produisons les œuvres qui sont les siennes. C’est pourquoi la foi n’est pas sans œuvres. Celui qui dit croire en Dieu sans posséder les œuvres n’a pas cru véritablement en Dieu. La véritable foi fait porter des fruits qui ne sont point produit par des efforts humains. Uni à Dieu et étant désormais de son espèce, le croyant agira exactement comme Dieu.
David Nikièma
Inscrivez-vous au blog
Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour
Rejoignez les 18 autres membres