Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

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Le péché et l'autodestruction

Le péché et l’autodestruction

 

« L’âme qui pèche est celle qui mourra… » (Ezéchiel 18 : 20). Car : « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 : 23). Or, pécher c’est enfreindre aux règles établies par Dieu pour notre vie. Ces règles sont considérées par les hommes comme entrave à leur liberté, comme chose qui les empêche de vivre heureux parce qu’elles sont contraignantes. Or toute liberté est obéissance aux règles. Ceux qui dans les nations jouissent de leur liberté sont ceux qui vivent en conformité avec les règles de l’état. Ceux qui ne les observent pas sont en prison. Etre libre c’est accepter les règles. Même nos appareils divers que nous utilisons sont contraignants et nous nous soumettons aux lois qui régissent leur fonctionnement si nous voulons qu’ils nous soient utiles ou durent. Chaque chose ou objet en lui-même est régit par des lois que l’on peut appeler lois de son existence. Si vous enfreignez ces lois dans leur utilisation, vous les détruirez. Même chaque organe de notre corps dans son  fonctionnement est régit par des lois et marcher à l’encontre de ses lois entraîne des problèmes de santé. La corruption ou l’altération de ces organes dans leurs systèmes de fonctionnement conduit aussi à la destruction de l’être. Nous savons donc éviter de ruiner nos appareils en respectant les règles de leur fonctionnement, et dans bien de cas aussi nous savons ménager nos corps pour préserver notre santé et ainsi espérer vivre longtemps. Mais, nous continuons de nier que notre existence n’est pas régie par des lois et que aller à l’encontre de ses lois ne pourras que causer notre ruine, notre disparition, notre destruction éternelle. La loi de notre existence, c’est ce qui fait que nous existons. C’est aussi ce qui fait que nous pouvons dans notre existence connaitre la paix, le bonheur. Enfreindre ses lois qui régissent notre existence, c’est s’autodétruire. C’est cela qui est appelé péché. Pécher, c’est porter atteinte à notre propre existence. C’est enfreindre les règles qui régissent notre existence. Pécher, c’est corrompre notre nature, c’est l’altérer. Corrompre veut dire perdre l’intégrité. Cela signifie que ce qui est corrompu perd son caractère authentique. Il est gâté en réalité.

 

L’homme se trompe en croyant que Dieu le prive de bonheur en lui donnant des lois et des commandements. C’est ignorer au regard des lois et commandements de Dieu que c’est ce qui régit notre existence ; ce qui fait que nous vivons et que nous pouvons connaitre la joie le bonheur. Les lois de Dieu ne sont pas pour nous empêcher de tourner rond. Elles ne sont pas pour nous priver de liberté. Bien au contraire, c’est en les observant que l’homme connait la vie en abondance.

 

Certes en Jésus Christ le croyant ne vit plus par la loi mais par la foi. Mais, il faut comprendre que vivre par la foi ne signifie pas que le croyant n’obéit plus aux commandements. Bien   au contraire cela signifie que le croyant par sa foi en Jésus-Christ, n’obéit plus à la loi de Dieu par lui-même c’est-à-dire par ses propres efforts mais par l’Esprit de Dieu qui les habite désormais et les y conduit. Ainsi, le croyant obéit bien aux lois de Dieu par l’Esprit. Autrement dit, le croyant marche par la foi. Et puisqu’il a foi en Jésus, sa force ; son Esprit-Saint en lui, le donne de le vivre. C’est ainsi que la chrétien est libre de la loi. Il n’a pas besoin de s’en référer pour marcher. Il y marche cependant par l’Esprit de Dieu qui l’anime. C’est cela l’obéissance de la foi. Christ nous a délivrés de la loi. Nous marchons par la foi c’est-à-dire par l’esprit et non par la loi c’est-à-dire par la chair (par des efforts personnels).

 

La plupart du temps, les hommes ont toujours cru que si Dieu condamne le péché, c’est parce que le péché faisait quelque chose à Dieu. En réalité, le péché ne fait rien à la personne de Dieu. Le péché ne peut détruire Dieu, ni le corrompre dans sa nature. C’est pour nous protéger contre la corruption  de notre propre nature. Ce qui inéluctablement va nous conduire à la disparition, à la destruction.

 

Dieu hait le péché parce que le péché nous détruit. Il corrompt notre nature avilissant et altérant l’image de Dieu en nous. Dès lors le lien avec Dieu étant coupé, toutes ses œuvres ne peuvent que le conduire à la destruction éternelle. Il est éternellement voué à la destruction. Les êtres humains doivent comprendre que le péché en vérité nuit à leur vie. L’homme n’était pas créé pour connaitre la mort. La mort est née de la séparation d’avec Dieu. Car, Dieu est la source de la vie. C’est le lien avec Dieu, la relation avec Dieu qui fait qu’on vit. Autrement, on est mort, parce que ce qui fait la quintessence de la vie n’y est pas. C’est pourquoi les hommes peuvent tout posséder et pouvoir se livrer à n’importe quel plaisir mais leur vie reste et demeure livide et pâle. Ils ne connaissent pas la paix de l’âme, ils ne connaissent que le vide en eux-mêmes. Le péché tue. Il tue l’âme parce qu’il la condamne à demeurer éternellement loin de la source de la vie, du bonheur.

 

L’homme en réalité pèche contre son propre âme. Le péché nous détruit et c’est ce qui fait mal à Dieu : nous voir mourir. C’est ce qui l’énerve quand nous péchons. Il ne se met pas en colère contre le péché parce que le péché le fait quelque chose. Non ! C’est bien parce que le péché détruit sa créature bienaimée qui corrompt sa nature en faisant mauvais usage de sa volonté.

 

Celui qui nous a créé connait mieux que quiconque que pour que nous vivions, et pour qu’on connaisse le bonheur, nous devons rester en communion avec lui, nous devons avoir une relation avec lui. Il sait qu’en dehors de lui nous mourons. Notre existence est aussi régie par des règles. Notre bonheur l’est tout autant. Péché c’est enfreindre aux lois de notre propre existence, de notre bonheur, de notre joie. C’est donc déclencher un processus autodestructeur. C’est aller contre sa vie, c’est aller contre son bonheur que de péché. La loi de Dieu circonscrit le cadre de notre vie. Les enfreindre ne peut nous donner la liberté. Bien au contraire, c’est se mettre sous les chaînes de l’esclavage. L’homme veut s’affranchir pense-t-il de Dieu. Il  se veut ainsi indépendant. Par-là, il ne dépend, pense-t-il, que de lui-même. Pire encore, il finit l’existence de Dieu. Il croit pouvoir ainsi calmer sa pauvre conscience. Il prouve ainsi son orgueil en voulant montrer qu’il peut vivre sans Dieu.

 

La loi de Dieu, circonscrit le cadre de notre existence, de notre bonheur. Par cette loi, Dieu nous montre ce qui nous régit, ce qui fait notre vie : le bien, la justice. C’est en y appliquant nos cœurs que nous connaissons la liberté. C’est ce qui fait notre nature réelle et originelle. Pécher c’est corrompre cette nature. Et de cette corruption vient l’éloignement de Dieu, la destruction.

 

L’homme a été créé pur, juste et saint. Le péché, c’est le changement de cette nature bonne au départ en mauvaise. Depuis le péché du premier être humain tous ceux qui ont suivi pèchent parce qu’ils ont hérité de lui la nature désormais corrompu et incapable de dépendre absolument de Dieu.

 

Les hommes rejetant les instructions de Dieu et marchant selon leurs propres choix, leurs propres volontés le mettent en colère parce qu’ils s’autodétruisent. Ils ne suscitent pas non moins sa compassion. Ce ne sont pas nos mauvaises œuvres qui peinent Dieu, mais notre mort, notre perte. Voilà pourquoi, Dieu châtie ceux qui ont cru en Jésus de temps à autre pour les garder sur le bon chemin selon hébreux 12 : 4 – 11 : « vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché. Et vous avez déjà oublié l’exhortation qui vous est dressée comme à des fils : mon fils ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de verges tous ceux qu’il reconnait pour ses fils. Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au père des esprits pour avoir la vie ? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. » Sans ces châtiments, l’apôtre Paul nous avertit qu’il y a des péchés dont on ne se repent jamais. Les châtiments du Seigneur visent à transformer notre caractère, notre vision des choses et nos œuvres. Un enfant paresseux chagrine ses parents. Ceux-ci voudraient le voir changer. Leurs chagrins ne sont pas dus au fait que cette paresse fait quelque chose à leur personne. Mais ils sont chagrinés envoyant que leur enfant risque de ne pouvoir s’occuper de lui-même s’il demeure paresseux. Alors, ils trouvent des moyens pour l’amener à abandonner la paresse. Et parmi ses moyens se trouveraient à coup sûr des châtiments. Et ces châtiments visent à amener l’enfant à prendre conscience de sa situation et à s’éloigner de la paresse qui ne peut que le ruiner.

 

On nous châtie pour nous séparer de traits de caractères, d’œuvres ou de compagnies qui vont nous nuire et nous ruiner. Est-ce là une preuve d’amour ou de haine ? Nos mauvais traits de caractères et nos mauvaises œuvres ne nuisent pas seulement que nous mais même nos semblables.

Le péché n’est pas notre nature originelle. Il est la corruption de cette nature et ses fruits sont toutes les formes de mauvaises œuvres qu’on peut commettre. Il nous avilit et nous prive de la gloire de Dieu ; c’est-à-dire que le péché fait fuir de nos vies la présence de Dieu. « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3 : 23). Mais, fort heureusement, Dieu par Jésus nous libère de cette nature, en la clouant en Christ à la croix. Ainsi : « …notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le  corps du péché fut détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché, car celui qui est mort est libre du péché » (Romains 6 : 6 – 7). C’est par cette voie que Dieu nous a r réconcilié avec lui-même et nous donnant la possibilité de vivre dans la paix en sa présence. « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ» (Romains 5 : 1). Libéré de cette corruption de notre nature, nous sommes restaurés et vivons une vie juste par son Esprit qui nous habite et nous porte à mener une telle vie.

 

David NIKIEMA



19/09/2011
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