Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

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Le combat de la foi

Le combat de la foi

Introduction

En tant que croyants, nous sommes passés des ténèbres à la lumière, du péché à la sainteté, de l’ancienne à la nouvelle nature, de la vie par la chair à la vie par l’Esprit et du diable à Dieu. Néanmoins, nous sommes toujours sollicités par ces éléments que nous avons laissés loin derrière nous par le truchement de l’ennemi de nos âmes, dominateur du monde présent dans lequel nous vivons au moyen de toutes sortes de séduction. Il y a donc une lutte et le croyant doit batailler ferme s’il ne veut pas retourner à l’asservissement et s’il veut demeurer dans la voie du Seigneur.
L’enjeu dans ce combat est donc de pouvoir tenir ferme dans la vérité. C’est pourquoi, l’apôtre Paul lance cet appel à Timothée en l’invitant au bon combat de la foi et par delà Timothée chaque croyant. Pour mieux cerner le sens de ce combat, examinons le contexte dans lequel il a été lancé, ce en quoi il consiste, et par-dessus tout, comment le mené.

I)             Contexte de l’appel au combat

Timothée jeune collaborateur de Paul fut établit à Ephèse par celui-ci avec pour but assigné : endiguer les fausses doctrines qui sévissaient dans l’église de cette contrée. (1Timothée 1 : 3 – 4)

En partance donc pour la Macédoine, Paul prie donc son collaborateur de demeurer là pour barrer la route aux faux docteurs ainsi qu’à leurs enseignements teintés de mensonges.

Ces enseignants de mensonge manifestaient surtout un intérêt particulier pour la loi de Moïse comme nous le voyons dans (1Timothée 1 : 7  et Tite 3 : 9). Ils étaient aussi des spécialistes en spéculations concernant les généalogies (1Timothée 1 : 4, 4 :7 2Timothée 4 : 4). Ils incluaient aussi des tendances  ascétiques telles que l’interdiction de se marier et le refus de certains aliments (1Timothée 4 : 3) et développaient en outre une conception de la résurrection qui ne concernerait pas le corps. Leurs partisans se plaisent à polémiquer (2 Timothée 2 : 18 , 1Timothée 6 : 4, 2Timothé 2 : 14 et 23). Ils se glorifient de ce qu’ils appellent la connaissance (1Timothée 6 : 20), mais se perdent en discours creux (2Timothée 2 : 16). Ils sèment la jalousie et la division (1Timothée 6 : 4,5) et semblent avoir un impact auprès de certaines femmes (2Timothée 3 : 6 -7). En outre, ils cherchent à profiter de leurs influences pour s’enrichir (1Timothée 6 : 5 et 10). Parmi ces prophètes de mensonge, on pouvait citer Hyménée ; Alexandre et Philète (1Timothée 1 : 20, 2Timothée2 : 17).

 Voilà ce qui prévalait à Ephèse et qui a amené Paul à établir Timothée là et à l’écrire pour lui rappeler sa mission. Il y avait danger pour l’église de sombrer à jamais et cette invite semble avoir porté de fruits car si on se réfère à l’Apocalypse 2 : 2, le Christ écrivant à cette église dit : « …tu as mis à l’épreuve ceux qui se prétendent apôtre et qui ne le sont pas et tu as décelés qu’ils mentaient. »

 II)            En quoi consiste ce combat ?

En quoi consiste ce combat ou dit autrement, qu’est-ce que le combat de la foi ?

Lisons 1Timothée 6 : 12 « …combats le bon combat de la foi »

Clarifions avant tout, les principales terminologies :

Combat : un combat est une lutte, une guerre intense que l’on mène contre un adversaire ou pour gagner quelque chose. Il peut être de longue ou de courte durée selon que l’adversaire soit fort ou faible. On dit généralement que la « vie est un combat » Et Victor Hugo de renchérir que : « ceux qui vivent se sont ceux qui luttent ».

Foi : ce mot revêt au moins quelques connotations. Dans un premier sens il peut désigner la confiance qu’on a  en Dieu, c'est-à-dire l’assurance que nous procure l’acceptation de sa parole.

Dans un second sens, il désigne l’ensemble de la saine doctrine ou tout simplement la parole de Dieu Colossiens 2 : 7, 2Corinthiens 13 : 5 ; etc.

La définition donnée dans Hébreux 11 : 1 recouvre tous ces sens.

 On peut après examen de ces termes dire que le combat de la foi est cette lutte que l’on mène pour garder notre ferme assurance c'est-à-dire notre confiance en la parole de Dieu et aussi celle que l’on mène pour préserver la saine doctrine de toute altération, laquelle doctrine est le socle de notre confiance, de notre assurance, de notre espérance et de notre conduite dont l’altération ne peut que détruire, ruiner et saper notre relation avec Dieu. Nous comprenons donc que si la doctrine est sapée, si elle est altérée, notre mentalité le sera aussi ainsi que notre comportement, nos œuvres. Car on se conduit d’après ce qu’on croit. Il y a donc urgence à mener ce combat parce que notre relation avec Dieu en dépend, notre vie spirituelle toute entière tient à comment nous menons ce combat.

 C’est un combat qui nous intéresse aujourd’hui. Ce combat intéresse tous ceux qui veulent bien marcher dans la vérité et la proclamer. Il intéresse ceux qui sont soucieux de leur sort éternel car ce sort dépend de la place qu’occupe ce combat dans notre vie. Ce combat intéresse ceux qui sont soucieux de la situation actuelle de l’église et de son avenir, ceux dont les affaires de Dieu préoccupent.

Si l’église veut pleinement jouer son rôle de colonne et d’appui de la vérité dans ce monde, elle doit mener sans relâche cette lutte. Cela veut dire qu’il faut faire en sorte que chaque membre en prenne conscience et se jette dans la baille en étant bien équipé à cet effet. Cela signifie que nous sommes intéressés à vivre conformément à la vérité (la saine doctrine), mais aussi à lutter contre tout ce qui pourrait l’altérer (les subtiles mélanges, ce petit levain qui fait lever toute la pâte). C’est donc un devoir qui s’impose à chacun, c’est un combat où la position de neutralité est difficilement défendable. Aucun croyant ne peut se dérober et prétendre être toujours du côté de Christ. Ce n’est pas un choix. C’est une obligation.

 III)          Pourquoi un tel combat ?

La bible affirme que : « sans la foi, il est impossible de lui être agréable » Hébreux 11 : 6. On ne peut plaire à Dieu sans la foi.

Voilà pourquoi il faut mener ce combat. Souvenons-nous que c’est l’incrédulité qui est à la base du péché. C’est pour avoir douter de Dieu que Adam et Eve ont péché. Dieu a dit, puis quelqu’un d’autre vient dire autre chose. Ils abandonnent la position de Dieu, ils quittent cette position, ils refusent de se tenir sur cette parole. Ils la mettent en doutent et admettent avec le nouveau venu que Dieu leur aurait menti sur la qualité du fruit de l’arbre interdit.  Et comme par l’incrédulité le péché est entré dans le monde, c’est par la foi que la justice entre aussi dans le monde. Si on croit on ne péchera pas : « le juste vivra par la foi ». Seule la foi nous maintient dans la justice car elle nous permet de vivre l’obéissance à Dieu.

C’est pourquoi l’apôtre Paul lui, qualifie ce combat de « bon combat » lorsqu’il affirme : « j’ai combattu le combat, j’ai gardé la foi ». Pourquoi « bon combat ». Parce que c’est celui qui vaut la peine d’être mené ». C’est de ce combat que dépend notre sort éternel qui de loin est le plus important. Notre justice et notre sainteté en dépendent, et  notre entrée au ciel avec.

Une lecture d’Ephésiens 4 : 17 – 24 nous fera comprendre que, ce que nous croyons est ce qui nous détermine et que la justice et la sainteté qui constituent le nouvel homme en Christ que nous devons en tant que croyants nous vêtir sont produits par la vérité. Autrement comme nous le démontre l’apôtre toujours en 2Corinthiens 11 : 4 – 5, un faux évangile nous attache à un faux christ et à un faux esprit. Ce qu’on croit façonne sa pensée, produit une mentalité de laquelle mentalité dépend absolument notre comportement, notre conduite. Notre conduite se transforme au fur et à mesure que la vérité occupe notre intelligence et que nous l’acceptons. C’est une lumière qui fait fuir l’ancienne manière de vivre, bâti sur la fausseté. Notre pensée orientée par la vérité nous entraînera dans des actes de justice et de sainteté. Et cela ne peut se faire si la doctrine est entachée. Il y a donc urgence à combattre. Mais comment le faire ?

 IV)         Comment mener ce combat ?

Comme nous l’avons déjà mentionné, le combat de la foi est celui mené pour défendre non seulement la saine doctrine mais aussi pour garder l’assurance, la confiance en Dieu et pour vivre pleinement en conformité avec la parole de Dieu (la vérité).

Il apparaît donc clairement que dans ce combat, la lutte pour la

Défense de la saine doctrine occupe une place de choix. C’est d’elle que dépend la transformation de l’intelligence pour une vie juste et sainte. Ce combat est à la portée de chaque croyant pour peu qu’il ait de la volonté et tout croyant peut le mener à bien.

 a)   Tout croyant peut mener le combat de la foi en fuyant la fausseté.

Au verset 11 du chapitre 6 de 1Timothée, Paul dit «  pour toi, homme de Dieu fuit ces choses ». Et quelles sont ces choses à fuir ?

 1)    Les discussions vides : elles sont faites de questions oiseuses de disputes de mots et de généalogies. Les conséquences de  telles discussions sont : elles suscitent au sein des croyants la jalousie ou l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions ; etc. Elles sapent la vérité et l’expression de la vérité. Elles ne sont pas pour connaitre la vérité et la défendre.

 2)    Le désir de s’enrichir. Paul prévient Timothée engagé à Ephèse pour la défense de la vérité qu’il a à fuir le désir de s’enrichir s’il veut réussir sa mission car dit-il : « ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège et dans beaucoup de désirs pernicieux qui plongent les hommes dans le ruine et la perdition » (1Timothée 6/9). Combien ont fini par se corrompre eux-mêmes ainsi que leur ministère et dons à cause de l’amour de l’argent. Le Seigneur avait même prévenu Moïse en lui disant de ne pas  accepter les présents, car les présents corrompent les paroles des justes et aveuglent les yeux de ceux qui voient.

Comment peu-ton défendre la vérité, marcher dans la vérité  si on est porté à s’enrichir ? Ne serait-on pas tenté d’utiliser le nom de Dieu pour dépouiller les autres de leurs biens ? Et n’est-ce pas ce que faisaient les faux docteurs déjà à Ephèse, eux qui croyaient que la piété est une source de gains « ignorant que l’amour de l’argent est la racine de tous les maux, et que quelques-uns en étant possédés, se sont égarés dans bien de tourments » (1Timothée 6/10) ? Combien de mauvaises œuvres sont le fruit de la cupidité ? Ceux qui s’y livrent perdent comme le souligne Paul dans son épitre aux Ephésiens au chapitre quatre verset 19 tout sentiment : « ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité ». Chez certains ce désir est caché tandis que chez d’autres il est visible. Mais quoiqu’il advienne nos motivations sont celles qui valent l’approbation de nos œuvres ou leur rejet par Dieu.

 b)   Tout croyant peut mener le combat de la foi en gardant une conscience pure.

Il est dit dans les proverbes que celui qui a une bonne conscience a autant d’assurance qu’un jeune lion et que celui qui se reproche quelque chose fuit quand bien même il ne voit pas de poursuivant.

La mauvaise conscience élimine la foi. Elle est comme un trou dans le cœur qui laisse échapper la foi. C’est pourquoi l’auteur de l’épitre aux Hébreux nous dit qu’on ne peut même pas servir Dieu si on a le cœur habité par une mauvaise conscience et proclame que le sang de Jésus purifie nos cœurs de toute mauvaise conscience afin que nous puissions servir Dieu (Hébreux 9 : 14).

Et Paul affirme que : « cette conscience, quelques-uns l’ont perdu et ont fait naufrage par rapport à la foi. » (1Timothée 1/19). C’est évident, on n’a pas la foi si on a mauvaise conscience. Elle nous indique que nous ne vivons pas selon la saine doctrine. Que notre marche n’est pas conforme à la volonté de Dieu. C’est pourquoi Paul exhorte dans 2Corinthiens 13 : 5 « examinez-vous vous-même pour voir si vous êtes toujours dans la foi. » Il faisait cas bien entendu de voir si on vit selon la vérité, la saine doctrine.

Personne ne peut se tenir devant la présence de Dieu sans cette conscience pure et ceci corrobore ce qu’affirme  Jean dans sa première épitre : « si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connait toutes choses. Bien-aimés si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu » (1Jean 3 : 20 – 21).

 c)   Tout croyant peut mener le combat de la foi en transmettant la vérité à d’autres

Cette transmission implique l’évangélisation en même tant que l’enseignement pour faire des disciples du Seigneur. La vérité gardée dans une bonne conscience doit être transmise. Sans ce maillon le  combat de la foi est vain. Il y a urgence à transmettre la vérité ou elle finira par se corrompre. Les croyants ne  pourront éviter ce qui leur a été recommandé de fuir : discussions vides, querelles, calomnies, jalousie et bien d’autre maux s’ils ne sont pas occupés à garder et à transmettre la vérité.

 Conclusion

Le croyant est engagé dans un combat jusqu’à la fin de sa vie. Ce combat appelé le combat de la foi nous engage à marcher dans la vérité, à garder celle-ci dans une bonne conscience et à la transmettre à d’autres afin d’en assurer la pérennité.

 Dans ce combat, la foi est non seulement l’objet pour lequel on se bat mais aussi l’arme par laquelle on gagne la victoire.

Elle est objet en tant que saine doctrine à connaitre, à garder et à vivre et en tant que tel elle est cette vérité ; épée de l’Esprit avec laquelle nous renversons les raisonnements, les hauteurs et toute forteresses que sont les faussetés et les liens qui ont été érigés par Satan dans les esprits. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire que « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. »(1Jean 5 : 4).

 DAVID NIKIEMA

 



24/05/2011
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