Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

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Le coeur du véritable ministère

Le cœur du véritable ministère

Au cœur du véritable ministère, il y a le Saint-Esprit. Je veux dire que celui qui en est l’instigateur, le directeur, le motivateur ; c’est le Saint-Esprit. C’est lui qui suscite le véritable, ministère et le dirige. Ainsi tout est orchestré et dirigé par Lui. C’est Lui qui se sert de l’homme mort à lui-même et administre au travers de son instrument les richesses de Christ aux hommes. Il n’y a donc point de place pour la chair dans le ministère véritable. L’Esprit-Saint au cœur d’un tel ministère et est l’initiateur de tout.

Un tel ministère sert Jésus et est toujours dirigé vers Lui. Car, il administre aux membres de son corps ses différents bienfaits et ses différentes grâces. Il glorifie Jésus parce qu’il témoigne toujours de lui. Il n’y a point de place pour la chair dans un tel ministère. Rien dans un tel ministère n’est le fruit d’aucune initiative personnelle. Mais lorsque la chair n’est pas crucifiée, le moi est roi et est servi. Il reçoit toute la gloire et feint d’honorer Dieu. C’est l’aveuglement par l’orgueil, l’égoïsme et la suffisance.

Cette sorte de ministère nait des cendres de la chair.

Lorsque l’homme comprend la parole de Dieu, la reçoit et se livre à elle dans la prière. Priant pour que la parole s’enracine en lui et le domine entièrement, lorsque dans la prière, il répond à la parole et livre sa vie, sa volonté pour être gouverné par Dieu, lorsqu’en réponse à cette parole, il agonise dans la prière pour voir le règne de Dieu et sa volonté se manifester pleinement sur la terre et ne vit que pour cela, c’est alors qu’il devient son instrument privilégié pour l’accomplissement de ses desseins sur la terre. C’est ainsi que nait le véritable ministère ; celui qui est authentiquement de Dieu et servant ses intérêts.

Le véritable ministre donc de l’évangile est mort à lui-même, vivant par l’Esprit et instrument de l’Esprit, ne domine pas la foi des rachetés. Il est un canal privilégié par lequel l’Esprit et ses dons coulent vers les fidèles. Il ne se voit donc jamais comme celui qui doit régenter la vie de l’assemblée mais avec tous les autres membres de l’assemblée permettent à l’Esprit d’utiliser chaque membre de son corps au cours des réunions pour donner une exhortation, une parole de connaissance, une prophétie, un parler en langue, une interprétation ; etc. pour l’édification de chacun selon que l’Esprit veut agir, tout ne veillant que cela se passe avec bienséance et en ordre dans le discernement de l’Esprit. C’est ce qu’exprime Paul lorsqu’il déclarait aux Corinthiens : « non pas que nous dominions sur votre foi, mais que nous contribuions à votre joie, car vous êtes fermes dans la foi » (2Corinthiens 1 : 24).

Par conséquent nous concédons que le véritable ministre de l’évangile n’a pas de chaire. Celui qui a la chaire dans l’église c’est l’Esprit. Il n’a pas de programme. Celui qui a le programme, c’est l’Esprit. Il ne connait aucune forme d’organisation et n’est liée par aucune car l’Esprit est libre dans chaque contexte d’organiser les gens comme il le désire et suivant les objectifs qu’il poursuit. Il s’attend à l’Esprit et se laisse conduire lui et tous ceux dont il a la charge comme surveillant. Ce ministère qui est de l’Esprit-Saint puisqu’il vise la gloire de Jésus, est centré sur lui comme nous le révèle l’Ecriture : « …Christ en vous l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter tout homme, devenu parfait en Christ » (Colossiens 1 : 27 -28). Et cela par l’Esprit toujours : « C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi » (Colossiens 1 : 29). Ainsi toute la gloire est à Dieu et « grâces soient rendus à Dieu qui nous fait toujours triompher en Christ et, qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance. Nous sommes, en effet, pour Dieu le parfum de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent» (2Corinthiens 2 : 14 – 15).

Celui donc qui est ainsi livré à Dieu et utilisé par lui ne peut que souffrir de la souffrance de Christ dans son corps pour que le peuple de Dieu connaisse,  la vie de Christ. Aussi Paul pouvait-il dire : « je me réjouis  dans mes souffrance pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps qui est l’église » Colossiens 1 : 24). Christ n’est plus sur terre dans un corps physiques pour connaitre les veilles, les marches, les oppositions, la faim; etc. pour Son corps mais c’est ce que vit le véritable ministre de l’évangile pour son corps. Poussé par l’amour de Christ, sa vie est un sacrifice pour le salut des âmes : « car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2Corinthiens 5 : 14 – 15). Aussi le ministre de l’évangile peut
déclarer avec Paul : « …nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous et la vie agit en vous » (2Corinthiens 4 : 11 – 12).

Le véritable ministre de l’évangile, le ministre authentique de l’évangile ne vit que pour servir les intérêts de Christ. Il accepte de crucifier à l’autel de la volonté de Dieu et des intérêts du peuple de Dieu les siens propres. La mort de Jésus agit en nous à chaque que nous acceptons sous la conduite de l’Esprit crucifié notre désir pour permettre la réalisation des désirs de Dieu. C’est ainsi que sa mort et sa vie agissent en nous. Et alors, mort à sa vie, il permet à Christ de transmettre au travers de lui sa vie aux autres. Nous n’avons en nous la vie de Jésus que si nous avons accepté sa mort. Nous ne communiquerons sa vie aux autres que si nous sommes morts à nous-mêmes. Jésus nous l’avait bien dit : «en vérité en vérité je vous dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle » (Jean 12 : 24 – 25).

 

C’est de notre mort à la chair, c’est de notre mort à notre moi que découle la vie de Dieu. Nous n’avons pas la vie de Dieu et nous ne saurons la communiquer aux autres à moins de mourir à nous-mêmes. Ce qui fut accompli à la croix par Jésus en qui nous avons été crucifiés. Suivant cette philosophie de Dieu : c’est de la mort que provient la vie. Celui donc qui hésite à accepter sa mort en Christ et à l’assumer ne peut posséder sa vie.

Ceux qui ont ainsi consacré leur vie à Dieu brûlent de l’amour du Seigneur. Et cet amour consiste en la connaissance du sien c’est-à-dire en l’expérimentation de son amour. Et celui qui a expérimenté cet amour aime comme il a été aimé et est prêt à consacré sa vie pour le salut des autres comme il est écrit : « nous avons connu l’amour, en ce sens qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi nous devons donner notre vie pour les frères » (1Jean 3 : 16).

Nous ne sommes jamais prêts pour le ministère si nous ne possédons pas cet amour. Nous nous servirons nous-mêmes et nous utiliserons le peuple de Dieu pour satisfaire nos intérêts égoïstes. Et Paul fait cas avec larmes de cette sortes de ministère et de ministre : « car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle encore en pleurant. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre » (Philippiens 3 : 18 – 19).

Je le répète le ministère authentique nait des cendres de la chair. Il est du Saint-Esprit car celui qui est mort en Christ à lui-même vit désormais par l’Esprit de Dieu, qui l’anime, le conduit et se sert de Dieu pour administre la vie et les bienfaits de Dieu aux autres. Il ne fait plus rien par lui-même. Il n’initie rien. Il est juste un instrument de Dieu.

 

David Nikièma



26/11/2011
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