Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

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L’appel à la souffrance (5)

Souffrir parce qu’éprouver

Une des raisons pour lesquelles le croyant souffre, est le
fait de passer par des épreuves. Celles-ci sont de Dieu et non du Diable quand
même au moment de nos épreuves l’ennemi s’approche pour nous tenter.

L’épreuve est destinée à faire paraître la valeur de notre
foi. Cela veut dire que le Seigneur teste notre foi en nous faisant passer par
des circonstances difficiles pour voir si nous allons toujours lui faire
confiance ou nous tourner vers les hommes et le Diable. Dans Marc au chapitre 4
nous lisons que Jésus et ses disciples étaient dans une barque et furent confrontés
à une tempête. Alors que Jésus dormait tranquillement, les disciples, eux,
luttaient avec les vagues et le vent. Mais ce ne fut que lorsque ces derniers
eurent constaté leurs échecs, qu’ils allèrent vers le Seigneur, lui qu’ils
avaient oublié. Il ordonna aux vents et à la mer de se taire et il en fut
ainsi. Les disciples manifestèrent leur étonnement et le Seigneur ne manqua pas
de leur reprocher leur incrédulité.

Bien que l’ordre de traverser vienne de Jésus, bien que ce
fût sur l’obéissance à ses ordres, et bien que le Seigneur ait été présent, ils
ne furent pas épargnés des difficultés (Marc4 : 35). Ce fut donc pour eux
l’occasion de voir où est-ce qu’ils en étaient avec leur confiance en Dieu,
ainsi que leur connaissance de sa personne. Dans Exode au chapitre 14, Moïse
reçut l’ordre d’amener les enfants d’Israël camper entre Migdol et Pi-hahirot
en face de Baal-Tsephôn. Et c’est cependant bien là que l’ennemi est venu les
trouver coincés. Ils ont eu l’impression que Dieu les avait trompés pour les
piéger et les livrer à leurs ennemis. Et cependant c’était pour les éprouver et
les amener à le connaitre davantage. Ils ont vu sa gloire et sa puissance se
déployer et les séparer de l’ennemi qui croyait leur avoir à portée de mains.

Ce n’est pas parce que le Seigneur n’est pas avec nous ou n’est
pas dans nos vies que nous traversons ou connaissons des difficultés dans notre
vie. Ce n’est pas non plus parce qu’on n’est pas dans sa volonté bien qu’il
puisse en être ainsi par moment si nous nous livrons au monde et aux péchés.
Mais, c’est plutôt parce que nous ne sommes pas chez nous encore, nous sommes
dans le monde. Et comme nous ne lui appartenons pas, nous ne pouvons y être à l’aise
d’autant plus que le monde aime ce qui est à lui. En outre nous ne pouvons
suivre ses voies et accéder à ses moyens de vie comme ceux qui sont de lui.

Notre foi en Dieu sera à tous égards éprouvée. Les épreuves
sont pour nous des moments d’expérimentation de la puissance, de la fidélité,
de l’amour, de la sagesse et de tout ce dont Dieu est et a pour nous. Elles
sont des occasions d’application de ses enseignements dans notre vie. Ce sont
là des opportunités offertes pour que nous choisissions d’obéir à Dieu, à notre
chair, au monde ou au Diable. C’est pourquoi, Jésus dans la parabole du semeur
disait que certains cœurs sont semblables à des terres rocailleuses. Quand ils
entendent la parole de Dieu, ils éprouvent de fortes émotions, ovationnent et
la reçoivent avec joie. Mais, dès que survient une persécution ou une
tribulation à cause de cette épreuve, c’est pour eux une occasion de chute :
« celui
qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la
parole et la reçoit avec joie, mais il n’a pas de racine en lui-même, et manque
de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause
de la parole, il y trouve une occasion de chute »
(Matthieu 13 :
20 – 21). Avez-vous saisis ? A chaque parole entendue et reçue de Dieu,
surviendra de la part de l’adversaire, une souffrance (tribulation), ou une
persécution, pour vous amener à ne pas demeurer dans cette parole, c’est-à-dire
vous amener à désobéir à cette parole. Combien de jeunes filles et de femmes
aujourd’hui parce qu’elles désirent quitter leur situation de pauvres baissent
la jupe pour avoir du travail en dépit du fait qu’elles entendent la parole de
Dieu tous les jours ? Combien d’entre nous continuent d’arrondir leurs
fins de mois par des voies illégitimes et coupables en dépit du fait qu’ils soient
assis dans nos assemblées tous les jours et entendent la parole de Dieu ? Combien
de commerçants sont dans la fraude ou la corruption (l’achat de conscience) et
le mensonge de tous genres devant certaines opportunités d’affaires ?
Tout cela n’est-ce pour fuir la souffrance ? Nous préférons mentir, voler,
nous prostituer pour avoir une certaine respectabilité sociale que de mener une
vie humble. N’est-ce pas ? Mais cette sorte de vie vous apporte-t-elle
moins de tourments en ce bas monde ? Nous manquons le plus souvent de
persistance, et échouons devant le test de notre foi (notre fidélité à la
vérité, la droiture). Si nous acceptons que la parole nous juge, beaucoup de
ceux qui se disent croyants et peuplent nos assemblées, face à cette lumière,
verront qu’ils sont perdus et jamais libres du péché. Et à moins qu’on ne se
repente, on ne peut que subir avec ceux qui périssent la colère de Dieu à
venir.

L’épreuve est un temps d’émondage. L’émondage, vous en
connaissez ? C’est lorsqu’on utilise un couteau, des ciseaux ou autre
moyens pour tailler la vigne, pour lui ôter toutes ces feuilles. C’est
certainement douloureux. Mais c’est ce qu’il faut pour que la vigne puisse
porter des fruits. S’il n’est pas émondé, il ne peut porter des fruits. Il en
est de même du chrétien, il est soumis au feu de l’épreuve afin qu’il soit
libéré de bien de mauvais traits de caractère, de mauvaises habitudes et autres
qui l’empêchent de porter la vie de Jésus et de la véhiculée. Il est débarrassé
de ces choses qui continuent de l’empêcher de ressembler à son Père et d’être
son témoin fidèle. Notre Seigneur ne nous a jamais trompés. Il a dit clairement
que si nous voulons porter des fruits, il nous faut accepter mourir. La vie de
Dieu ne peut venir en nous, demeurer en nous et couler de nous vers qui que ce
soit tant que nous sommes toujours accrochés à notre vie propre. C’est pour
cela que Jésus disait : «vraiment je vous l’assure : si le grain
de blé qui tombe à terre ne meurt pas, il reste un grain unique. Mais s’il
meurt, il porte du fruit en abondance. Celui qui s’attache à sa propre vie la
perdra, mais celui qui fait peu cas de sa vie en ce monde, la gardera pour la
vie éternelle »
(Jean 12 : 24 – 25).  Ce n’est point
pour nous faire du mal que le Seigneur nous émonde. C’est un acte qui vise à ôter
de nous, sarments que nous sommes, de nos feuilles pour que nous portions du
fruit en abondance. C’est le moment où la foi du chrétien sera épurée comme le
signal Pierre lorsqu’il dit : « …il faut que vous soyez attristés
pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver
la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant
disparaitra un jour ? Mais beaucoup plus précieuse que l’or est la foi qui
a résisté à l’épreuve. Elle vaudra louange, gloire et honneur lorsque
Jésus-Christ apparaîtra »
(1Pierre 1 : 6 – 7). Ah oui ! L’épreuve
de notre foi nous conduira dans la souffrance  et nous ne devons pas nous en étonner. Aussi
le Seigneur ajoute-t-il par la plume de Pierre : « mes chers amis, vous avez
été plongés dans la fournaise de l’épreuve. N’en soyez pas surpris comme s’il
vous arrivait quelque chose d’anormal. Au contraire, réjouissez-vous, car vous
participez aux souffrances de Christ afin d’être remplis de joie quand il paraîtra
dans toute sa gloire »
(1Pierre 4 : 12 – 13).

Le croyant aura à souffrir parce que son attachement à Dieu,
sa fidélité seront de temps à autre éprouvés. Job lui, en sait quelque chose ?
Son intégrité lui valu les coups cinglants de Satan. Le Seigneur était
tellement fier de Job, qu’il vanta son intégrité lorsque Satan se présenta
devant lui. Il était tellement fier de Job qu’il défia Satan d’éprouver la
fidélité de ce dernier et il verra qu’il restera      ferme et ne le reniera point quand bien même tout viendra à lui
être ôté : santé, richesse, enfants ; etc. Peut-être qu’à l’instar de
Job, notre souffrance est le fait des coups de Satan que Dieu a permis de nous
faire. De telles souffrances ne peuvent que nous affermir dans le Seigneur. C’est
pourquoi sachez que vous n’êtes les seuls à subir cela. Tous les enfants
de Dieu à travers le monde sont soumis à ce test de leur foi et souffre d’une
manière ou d’une autre et à des degrés divers chacun dans son contexte et à son
rang « …car
vous savez que vos frères dispersés à travers le monde connaissent les mêmes
souffrances. Mais
quand vous aurez souffert un peu de temps,
Dieu l’auteur de toute grâce, qui vous a appelés à connaître sa gloire
éternelle dans l’union avec Jésus-Christ, vous rétablira lui-même ; il
vous affermira, il vous fortifiera et vous rendra inébranlables »
(1
Pierre 5 : 9 – 10). N’est-ce pas ce qui arriva à Job et qu’il a ainsi
exprimé à l’issue de son épreuve juste avant d’être restauré : « mes
oreilles avaient entendu parler de toi, maintenant mes yeux t’ont vu ? »

(Job 42 : 5). Quelle grâce !

Nous ne pourrons éviter les épreuves en tant que croyants.
Bien qu’elles soient des moments de souffrance, elles constituent les leviers
de notre croissance dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur
Jésus-Christ. Quoiqu’il en soit même la vie séculière nous atteste que nul ne
peut avancer dans la vie à quelque niveau que ce soit à moins d’accepter d’être
testé. Le militaire ne change pas de grade sans avoir été testé, le
fonctionnaire ne gravit pas d’échelons sans avoir passé des tests
professionnels, l’élève ou l’étudiant est testé avant qu’il ne puisse passe en
classe supérieure ou qu’il puisse gagner un diplôme. Vous n’échapperez jamais
aux épreuves. La seule manière de faire c’est d’avoir la bonne attitude pour rester
attacher au Seigneur et lui être agréable en tout temps et en toutes
circonstances.

 



01/11/2012
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