Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

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L’appel à la souffrance (2)

 

Souffrir parce qu’appeler à vivre saint


« Ainsi donc puisque le Christ a souffert dans son corps, armez-vous, vous aussi de la même pensée. En effet, celui qui a souffert qui a souffert dans son corps a rompu avec  le péché afin de ne plus vivre le temps qui lui reste a passé dans son corps, selon les passions humaines, mais selon la volonté de Dieu » (1Pierre 4 : 1 – 2).

Le chrétien est appelé en tant qu’enfant de Dieu à refléter l’image de son Père céleste, à manifester les vertus de celui qui l’a appelé. Il est appelé donc à une vie sainte. Car, est-il écrit : « …Dieu ne vous a pas appelés à vous adonner à des dégradantes mais à vivre d’une manière sainte » (2Thessaloniciens 4 : 7). Pour remplir cet appel, le croyant à combattre contre les passions et les convoitises de sa chair, les sollicitudes du monde, les séductions et tentations du Diable. Déclaré saint de par sa foi en Jésus-Christ, il est invité à lutter vaille que vaille pour s’y maintenir. Car si notre sainteté vient de Christ qui nous l’a acquise par sa mort dans un corps semblable au nôtre et qui l’a donné par la foi, il demeure que nous devons manifester notre liberté par rapport aux péchés dans la pratique en marchant d’une manière digne et pure dans tous les domaines de notre vie. Si donc la sainteté a été octroyée et reçue, elle doit être gardée par la foi, entretenue  et même cultivée. De cette pour la conservation de la sainteté naît la peine du croyant car, il faut absolument qu’il veille sur lui-même et qu’il se conduise avec circonspection au risque de redevenir esclave de la chair et de ses désirs, et ainsi retourner à son ancien maître qui est Satan. C’est là la douleur que produit le renoncement à soi-même et aux idoles et aux sollicitudes du monde sans lequel point de sainteté.

Il faut aussi en outre ajouter que le Seigneur qui veille sur nous et qui veut nous garder dans la sainteté ne nous laissera pas faire à notre tête. Il n’hésitera pas de temps à autre de nous rappeler à l’ordre en faisant usage de son bâton, à chaque fois que nous nous écartons du bon chemin et que s’impose l’usage de ce bâton. Aussi lisons-nous dans Hébreux 12 : 5 à 11 ceci : « et vous avez oublié cette parole d’encouragement que Dieu vous adresse comme à des fils : mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur et ne te décourage pas lorsqu’il te reprend. Car le Seigneur corrige celui qu’il aime : il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez vos souffrances, elles servent à vous corriger. C’est en fils que Dieu vous traite. Quel est le fils que le père ne corrige pas ? Si vous êtes dispensés de la correction qui est le lot de tous les fils, alors vous êtes des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, nous avions nos parents terrestres pour nous corriger, et nous les respections. N’allons-nous pas, à plus forte raison nous soumettre à notre père céleste pour avoir la vie ? Nos parents nous corrigeaient pour un temps limité, selon leurs idées, mais Dieu, c’est pour notre bien qu’il nous corrige, afin de nous faire participer à sa sainteté. Certes, sur le moment, une correction ne semble pas être un sujet de joie mais plutôt de tristesse. Mais par la suite, elle a pour fruit, chez ceux qui ont ainsi été formés, une vie juste, vécue dans la paix ». « Moi, dis le Seigneur, ceux que j’aime, je les reprends et les corrige. Fais donc preuve de zèle, et change dit le Seigneur Jésus-Christ » (Apocalypse 3 : 19). Ainsi l’Eternel a un objectif sublime quand il nous fait passer par des moments très difficiles. Il vise notre perfectionnement par la correction de sa verge. Et seuls ceux qui sont ainsi formés seront aptes à le servir d’une manière agréable comme en atteste Apocalypse 7 : 13 – 15 : « alors un des vieillards prit la parole et me demanda : ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils ? Et d’où sont-ils venus ? Je luis répondis : mon Seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchis leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent un culte nuit et jour dans son temple. Et celui qui siège sur le trône les abritera sous sa tente ». Et encore il est dit : « n’aie donc pas peur, dit Jésus, des souffrances qui t’attendent. Voici le Diable va jeter plusieurs d’entre vous en prison pour vous tenter, et vous connaîtrez dix jours de détresse. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la vie comme prix de ta victoire » (Apocalypse 2 : 10).

 

Souffrir parce qu’au service de Dieu

« Ainsi donc, ceux qui souffrent parce qu’ils obéissent à la volonté de Dieu s’en remettent entièrement au créateur, qui est fidèle, et qu’ils continuent à faire le bien » (1Pierre 4 : 19).

Le croyant parce qu’il est au service de Dieu connaîtra la souffrance. Seulement, il en est avertit et doit s’armer de courage ainsi que de patience. Les souffrances liées au service peuvent être résumées en trois points que sont : les souffrances de l’opposition, les souffrances de la consécration, les souffrances de la privation.

  1. 1.      Les souffrances venant de l’opposition

Elles sont le fruit d’une lutte acharnée de l’ennemi qui suscite et pousse des hommes à s’opposer ouvertement ou de manière voilée aux croyants et à les rendre la vie difficile, mais aussi à les séduire pour les éloigner de la vérité. Ainsi, persécutions, moqueries et rejet seront le lot quotidien des fidèles de Jésus-Christ dans ce monde. Ces souffrances sont aussi le fruit des faux frères qui sont dissimulés par l’adversaire au milieu des enfants de Dieu, pour épier leur liberté, les tendres des pièges et les dénoncer puis les entraîner devant les tribunaux en tant de persécution ouverte. Mais, c’est surtout sur les champs de l’annonce de l’évangile que l’opposition se veut la plus forte. En lisant surtout les actes des apôtres ainsi que les épitres on voit bien combien les premiers chrétiens ont été persécutés, et surtout comment en annonçant l’évangiles les uns et les autres ont subi, soit l’emprisonnement, soit l’expropriation ou même la mort. La souffrance n’est guère meilleure aujourd’hui. Dans bien de contrées dans le monde se convertir à Christ, croire en lui et marcher avec lui signifie parfaitement signé sa mort. Dans les nations dites libres et démocratiques, c’est la dictature voilée et qui ne tardera pas à se dévoilées. Dans ces nations donc, au nom de la tolérance, au nom d’une fausse laïcité les prédicateurs de l’évangile sont sommés de ne point enseigner ce qui peut déranger. Par exemple dans les nations occidentales, on commence à pointer du doigt celui qui dénonce l’homosexualité ou qui la considère comme un péché, celui qui s’oppose à l’avortement et bien d’autres choses semblables. L’Esprit de l’antichrist sous prétexte de démocratie et par conséquent de liberté séduit activement les nations du monde et pervertit légalement les sociétés en vue de préparer le monde et de l’ouvrit au règne de l’homme du péché. C’est pourquoi plus que jamais les chrétiens devraient ouvrir les yeux et reconnaître dans ces nations, la persécution est en train de renaître. Bientôt les enquiquineurs seront traînés devant les tribunaux et emprisonnés, exproprié et même tués. Vous êtes avertis ! Il faut noter que même parmi les frères et les sœurs l’ennemi ne manque pas de profiter des faiblesses des uns et des autres pour nous opposer. Ce qui fait beaucoup plus mal et cause des douleurs vives et difficiles à guérir.

  1. 2.      Les souffrances liées à l’accomplissement du service lui-même.

Il n’est jamais facile de servir. Quiconque veut servir doit accepter renoncer à lui-même pour faire place à son Seigneur. Il nous faut toujours nous nous rappeler qu’on un maître et qu’on ait pour accomplir sa volonté et non la nôtre. Ce qui en soit n’est pas chose aisée en tout temps. Cela est cause de douleurs. Le prophète Jérémie, lui, en sait quelque chose lui qui dans sa complainte disait : « tu m’as persuadé, Eternel, et je me suis laissé persuadé ; tu m’as saisi, tu m’as vaincu. Et je suis chaque jour un objet de raillerie, tout le monde se moque de moi. Car toutes les fois que je parle, il faut que je crie, que je dénonce la violence et l’oppression ! Et la parole de Dieu est pour moi un objet de risée et d’opprobre chaque jour. Si je dis, je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un eu dévorant qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis…que ne m’a-t-on fait mourir dans le sein de ma mère ! Que ne m’a-t-elle servi de tombeau ! Que n’est-elle restée éternellement enceinte ! Pourquoi suis-je sorti du sein maternel pour voir la souffrance et la douleur, et pour consumer mes jours dans la honte » (Jérémie 20 : 7 – 18).

Etre au service de Dieu n’est pas chose aisée. Et pourtant c’est la situation de chaque véritable croyant. Il est appelé à vivre non plus pour lui-même, mais pour le Seigneur. C’est pour cela que le Seigneur exhorte par Paul en ces termes : « car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2Coritnhiens 4 : 14 – 15). A moins qu’on accepte porter sa croix pour se mettre à sa suite, on ne peut le servir. On est utile entre ses mains si on est mort à soi-même. Or, c’est ce qu’il a accompli pour nous, nous ayant pris en lui-même pour nous faire mourir à nous à la croix et nous ayant ressuscité avec lui pour que nous soyons désormais à lui pour toujours. C’est ainsi que nous serons prêts à accepter toutes les souffrances liées au service. Aussi Paul pouvait affirmer : « mais nous nous rendons recommandables à tous égards, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations (ou souffrances), dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les séditions, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par l’Esprit Saint, par un amour sincère, par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la bonne et de la mauvaise réputation, étant regardés comme imposteurs, quoique véridique ; comme inconnus, quoique bien connus, comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à morts, comme attristés et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses » (2Corinthiens 6 : 4 – 10). Le service de Dieu est en lui-même très difficile et peut même nous conduire à notre disparition physique. Ce que n’envisage pas beaucoup d’entre nous aujourd’hui. Et cependant sans une telle vision, à moins que nous n’intégrions cette donnée, je crains fort que nous fassions piètre figure face à l’adversaire. Nous n’enfanterons plus de gens libres de l’amour du monde et du péché et menant une vie sainte que si nous-mêmes en ont fini avec le monde et prêt à mourir s’il le faut pour l’évangile et la défense. Pour ceux qui croient que servir Dieu est une voie de succès social et d’autopromotion, écoutez ce que nous dit l’un des pionniers : « sont-ils ministres de Christ ? Je parle en termes extravagants. Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois, j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les églises. Qui est faible sans que je ne sois faible ? Qui vient à tomber que je ne brûle ? S’il faut me glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! Dieu qui est le père du Seigneur Jésus-Christ, et qui est béni éternellement sait que je ne mens point ! A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damscéniens, pour se saisir de moi ; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j’échappai de leurs mains» (2Corinthiens11 : 23 – 33). Sommes-nous appelés à régner ici-bas comme on nous le prêche aujourd’hui ? Ou à consentir à mourir à la vie d’ici pour hériter de la vie à venir ? En tout cas cet homme de Dieu est pour nous un exemple à suivre. C’est bien lui qui a encore dit aux Colossiens : « Je me réjouis de mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève dans mon corps pur l’église qui est son corps » (Colossiens 1 : 24). Oui ! Christ est en effet le Chef de l’Eglise, mais, il n’en demeure pas moins que ceux qui en ont la charge sur terre à présent porte contre leurs personnes des souffrances liées à cette charge. Aussi cet apôtre chevronné pouvait-il dire encore : « et même si je sers de libation pour le service de votre foi, je m’en réjouis avec vous » (Philippiens 2 : 17).

  1. 3.      Les souffrances liées aux privations

Le croyant qui est serviteur de Dieu doit savoir qu’il connaîtra des privations. Nous ne sommes pas du monde. Nous au service de notre Roi dont le règne n’est point d’ici-bas. Nous avons été appelé à faire de toutes les nations des disciples de notre roi c’est à dire amener les uns et les autres à vivre sous son règne, à devenir ses sujets. Aussi sommes-nous invités à rechercher les choses d’en haut et non celles qui sont sur la terre dans l’attente que nous sommes de l’établissement de notre règne avec Christ : « si donc vous êtes ressuscités avec Christ cherchez les choses d’en-haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Attachez-vous aux choses d’en haut et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Colossiens 3 : 1 – 4). Le seul problème de bien de croyants aujourd’hui c’est de s’être laissé tromper par le faux évangile qui nous dit que nous pouvons briller dans ce monde bien avant que notre Roi vienne. Alors qu’il est clairement dit : « …vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ». Par conséquent nous n’avons pas à vouloir par des positions dans ce monde ou des richesses de ce monde briller : « quand Christ, votre vie, paraîtra, alors, vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire ». Alors, les croyants qui pressé de paraître sont obligés de reprendre de Christ leur vie et de paraître avant que Christ ne paraisse. Ils ne supportent pas d’être privés de gloire en ce monde, ils ne supportent pas d’être privés de certains plaisirs, ils ne supportent pas d’être privés de renommée ou de popularité ; etc. Cependant Jésus nous a avertit que pour être à son service nous allons devoir même nous départir de nos parents, nos amis, nos biens ; etc. s’il le faut. Etes-vous consacrés ?

(A suivre)

David Nikièma

 

                                          



13/10/2012
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