La réconciliation avec Dieu
Introduction
Quiconque parle de réconciliation sous-tend une inimitié antérieure. Par conséquent, une restauration de relation ou de communion brisée, se révèle être nécessaire. En effet depuis la chute de l’homme dans le jardin d’Eden, quatre relations furent brisées. La première est d’ordre théologique : l’homme remplit de peur à cause de sa faute, fuit la présence de Dieu, sa gloire. La seconde est d’ordre sociologique : l’homme devint hostile à son semblable. Ainsi Adam commence à accuser Eve et Caïn tue son frère. Le germe de l’inimitié est là et depuis ce temps jusqu’à maintenant les hommes ont des difficultés à s’entendre. Une troisième relation qui, elle, est d’ordre psychologique aussi fut brisée. L’homme est en perpétuel conflit avec lui-même et vit parfois un sentiment de malaise et de vide qu’il ne peut arriver à s’expliquer. Sa structure psychique se trouve le plus souvent prisonnière des ses propres luttes dont les cas extrêmes conduisent à des psychoses. Le cœur n’est pas tranquille. Quant à la quatrième et dernière condition ; elle est d’ordre écologique : la nature devint hostile à l’homme. Même les animaux le défient. Il est obligé de battre ronces et épines pour avoir désormais sa nourriture. Sa chute plaça la nature dans un asservissement et celle-ci elle-même soupire après libération. Mais l’homme peut-il par lui-même y parvenir ? Ne doit-il pas accepter l’offre de réconciliation de son créateur pour lui et la nature afin de connaitre une restauration pleine et joyeuse ?
Le sujet de la réconciliation
L’homme ayant fuit la présence de Dieu s’est caché loin de lui. Depuis lors, un sentiment de gêne fait fuir tout être humain qui fait le mal. Il fuit sa propre conscience et se sent honteux et mal à l’aise. Il aurait aimé pouvoir effacer sa faute mais impossible. Certains pour ne plus avoir à affronter cela s’adonnent davantage au mal pour défier le créateur, d’autres noient dans l’alcool ces troubles ; etc. Mais tout cela ne fait qu’empirer la situation. Cependant, Dieu a élaboré un plan de réconciliation avec l’homme. Ce plan merveilleux trouve son fondement dans l’amour, la miséricorde et la compassion de Dieu jamais égalés envers l’homme. Cette réconciliation concerne tout homme. Et l’homme dans la tourmente de son offense ne pouvait l’initier. Il vivait dans la crainte et n’imaginait même pas s’approcher encore de Dieu. Dieu entreprit donc de rapprocher l’homme de lui. Et pour se faire, l’offense devait être ôtée. Le Seigneur alors initia un plan par lequel, il allait se donner tous les moyens de pardonner les péchés des hommes tout en restant lui-même juste. Ainsi, la réconciliation de l’homme avec Dieu est une initiative de Dieu en sa faveur. C’est le Seigneur qui est le sujet de la réconciliation, c’est lui qui l’initie et qui la mène à bon port parfaitement.
L’objet de la réconciliation.
Si Le sujet de la réconciliation est Dieu, celle-ci a pour objet l’homme. Ce dernier en est le bénéficiaire. Il est celui pour qui et en faveur de qui Dieu agit. Il faut souligner que le péché entraine la destruction du pécheur. C’est une corruption de la nature même de l’homme qui finit par le tuer. Le péché ne fait absolument rien à Dieu. Quand il se met en colère contre le pécheur, c’est semblable à un père qui se met en colère contre son enfant qui fait des choses dont il voit que cela lui détruira. Par conséquent, la colère du père n’est pas dû au fait que lui sera détruit, mais au faitque son enfant va se détruire. C’est une expression d’amour protecteur. Le péché détruit l’homme. Il corrompt sa nature et déclenche un processus d’autodestruction tout comme un cancer qui commence à se développer dans le corps pour finir par le détruire. C’est pourquoi l’action de Dieu est motivée par l’amour. Il est la source de la vie et sait que s’écarter de cette source conduira l’homme à la ruine. Or, c'est ce que fait le péché. Il éloigne les hommes de Dieu. Mais Dieu veut les tirer de là. Il veut non seulement pardonner leurs péchés mais aussi les guérir du péché c'est-à-dire les libérer de cette puissance ou de cette loi qui les pousse à pécher. C’est cela une grâce. Et la bible dit dans Ephésiens 1 : 7-8 que cette « grâce a été répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence, nous faisant connaitre le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis ». C’est donc suivant un plan précis que Dieu va agir pour réconcilier l’homme avec lui-même mais aussi pour lui donner de vivre en communion avec lui. Dieu n’a pas voulu une réconciliation avec les anges déchus mais avec l’homme. C’est cela une preuve d’amour et de considération pour l’homme. Dieu se suffit à lui-même. Nous ne lui apportons rien, et nous ne lui retranchons rien non plus. C’est pour nous qu’il fait tout et qu’il s’est donné toute la peine en élaborant un plan de sauvetage. Dieu n’y retire aucun bénéfice pour sa propre personne.
Le moyen de la réconciliation
Dieu est le sujet de la réconciliation, l’homme en est l’objet, donc le bénéficiaire. Et qu’en est-il du moyen ? Dans l’ancienne alliance, la loi avait été donnée par Dieu pour que par son observation, les hommes puissent trouver sa faveur. Les sacrifices étaient offerts dans le but de restaurer la communion entre le coupable et son Dieu. Il y avait là une somme de moyens aléatoires pour vivre une communion pleine avec Dieu. Cependant ces moyens se révélaient défectueux d’autant plus qu’aucun homme n’est à mesure d’accomplir parfaitement la loi en tout temps et en tout lieu pour pouvoir échapper à la menace de la colère de Dieu. L’homme la transgresse toujours. Le moyen le plus sûr était une satisfaction à jamais de la justice de Dieu. Ce moyen, Dieu l’a trouvé : Jésus-Christ, son Fils, Dieu fait homme. C’est lui et par lui que la paix entre Dieu et les hommes fut restaurée. Et comment ? Jésus a pris la place de l’homme. Celui-ci était incapable d’obéir à la loi de Dieu. Christ s’étant substitué à lui, obéit à la loi pour lui. Et ce n’est pas tout, il prit les péchés de l’homme sur lui-même. Et comme la loi de Dieu exigeait que le pécheur meure, il mourut la mort du pécheur, satisfaisant ainsi aux exigences de la loi. Ainsi, le pécheur est pardonné, parce que ses fautes et les châtiments dont méritaient ces péchés ont été portés par quelqu’un d’autre. L’œuvre de Christ fut portée au compte de l’homme dont il avait pris la place. L’homme n’est plus considéré comme coupable. Il n’est plus condamné. Il est regardé comme juste. C’est une œuvre de Dieu. Il est libre de toutes les conséquences du péché. Sa relation avec Dieu vient d’être restaurée. Il avait envers Dieu une dette et Christ a payé pour lui. Dieu ne réclame plus jamais à l’homme de payer. Christ est alors le moyen de la réconciliation. Ceux qui acceptent son œuvre à leur profit sont justes et réconciliés avec Dieu. Aussi, comme le disait G.Ladd : « les doctrines de la réconciliation et de la justification sont étroitement liés. La justification acquitte le pécheur de la culpabilité de ses péchés, la réconciliation rétablit la communion entre l’homme justifié et Dieu ». En outre, Ladd ajoute que : « la justification est le verdict par lequel Dieu acquitte le pécheur. Elle entraîne la réconciliation qui établit la communion entre eux. La justification, condition éthique de la réconciliation est un don conférant au pécheur le seul statut qui lui permette de se réintégrer dans la communion avec Dieu ». Si Ladd dit que « la justification est la condition éthique de la réconciliation », cela sous-tend que l’homme était sous le jugement de Dieu. Il devait subir sa colère. Mais, quelqu’un a pris sa place. Ainsi, grâce à l’œuvre de Christ la communion brisée a été restaurée. Et, tout bien considéré, la réconciliation a toujours Dieu pour sujet et l’homme pour objet. « Et tout cela vient de Dieu qui nous a réconcilié avec lui par Christ, et qui nous a donnés le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant plus aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. » 2Corinthiens 5 : 18 – 19. Dès lors, « nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » Romains 5 : 10. Ainsi « vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par la mort dans le corps de sa chair, pour vous faire apparaître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproches » Colossiens1 :21-22. La réconciliation est donc une œuvre de Dieu et a l’homme pour objet. Ce dernier est incapable de se réconcilier avec Dieu, car seule l’action divine rend celle-ci possible. Cependant l’homme doit quand même participer à cette réconciliation.
La part de l’homme
Comme précédemment cité : « la justification est le verdict par lequel Dieu acquitte le pécheur. Elle entraîne la réconciliation qui établit la communion entre eux. La justification condition éthique de la réconciliation, est un don conférant au pécheur le seul statut qui lui permette de se réintégrer dans la communion avec Dieu. » G.Ladd. Si telle est la situation, si Dieu a tout entreprit et tout accomplit dans son amour pour l’homme, que peut bien faire ce dernier ?
1. Accepter cette offre de Dieu
« La réconciliation concerne l’attitude par laquelle Dieu cesse de considérer les hommes comme ses ennemis. Le péché cesse d’être un obstacle…Tout ce qui reste à l’homme, c’est d’accepter l’amour de Dieu, recevoir cette réconciliation et « se laisser réconcilier avec Dieu » 2Corinthiens 5 :20. Ainsi la réconciliation avec Dieu nous donne d’être en paix avec lui. Sa colère n’est plus sur nous. C’est une œuvre de Dieu, car nous ne pouvions rien faire pour revenir à lui et lui être agréables. « C’est par la foi que vous êtes sauvés, ce n’est point par les œuvres fin que personne ne se glorifie » Ephésiens 2 :8. L’homme doit accepter cette offre. C’est cela la foi. La foi c’est la décision de la volonté qui accepte la révélation de Dieu, son témoignage. Il a dit que Jésus est envoyé de lui, qu’il est son fils, qu’il est venu prendre notre place, accomplir sa loi que nous ne pouvions accomplir à notre place, prendre nos péchés et en subir le châtiment à notre place. Et que par cet acte il a effacé nos péchés et cela est mis à notre compte c'est-à-dire que c’est considéré comme si c’était nous qui avions accomplis tout cela. Par conséquent nous sommes pardonnés et libres de toute condamnation. Nous devons le croire. Il affirme: "il n' y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ." Roamins 8 : 1. C’est en croyant qu’on vivra sa justice, sa paix. C’est en croyant que cela s’effectue vraiment pour nous et en nous. Si on croit vraiment, si on accepte, son cœur est immédiatement purifié des accusations, des condamnations et de la conscience du péché. Si on croit, on vivra ce qu’on croit c'est-à-dire qu’en croyant on devient juste grâce à Christ, sa justice devient la nôtre et alors, on verra que sa vie commence à changer, nos paroles, nos actes et toutes nos œuvres suivront notre foi. C’est simple. On vit ce qu’on croit. Les gens ont des difficultés pour vivre la vie de Dieu parce qu’ils luttent par eux-mêmes pour la mener. Or c’est en croyant uniquement que l’on parvient. Cela veut dire que c’est par Christ. Nous croyons tout simplement que nous sommes justes en lui et par lui. Et comme on croit, sa puissance agit en nous et nous donne de vivre ce qu'on croit. Ce n'est donc point par un quelconque effort pour obéir à la loi que nous vivrons justes mais en croyant que Christ a fait déjà de nous des hommes et des femmes justes. C'est par la foi qu'on vit juste. Ainsi personne ne peut s’en enorgueillir. Toute la gloire revient à Christ.
« La réconciliation est à la fois objective et subjective ; il est impossible pour l’homme de recevoir l’œuvre objective de la réconciliation comme un don de Dieu sans en faire aussi l’expérience dans son esprit. C’est aussi pour cette raison que l’auteur de l’épitre aux Hébreux écrit : "combien plus le sang de christ purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant" hébreux 9 :14. La réconciliation inaugure, pour ainsi dire, le processus de la sanctification. » G.Ladd Celui qui reçoit la réconciliation est appelé à marcher en nouveauté de vie
2. Procurer la paix
Maintenant que nous sommes réconciliés avec Dieu, nous devons procurer la paix. Ce Dieu de paix désire que cette paix soit entretenue parmi ceux qui l’on reçue et qu’elle soit communiquée aux autres. Dès lors nous sommes ouvriers avec lui dans cette œuvre. C’est pourquoi il est écrit que Dieu, « qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donnés le ministère de la réconciliation ». 2Corinthiens 5 : 18. fait de nous :
A- Ambassadeurs de christ
Dieu nous a chargés, nous qui sommes réconciliés avec lui de transmettre son message de paix, son message d’amnistie à tous les hommes. Nous faisons fonctions d’ambassadeurs pour lui. Dieu a fait la paix avec l’humanité mais encore faut-il que chacun en soit informé. Car, « la paix est impossible tant que l’homme n’est pas réconcilié avec Dieu, tant qu’il n’est pas réuni avec le Dieu dont le péché sépare » J.Dwight Pentecost. Il y a donc nécessité de proclamer l’évangile, c'est-à-dire la Bonne Nouvelle car c’est bien ce que cela signifie. Car, « la première paix que l’on doit apporter et établir est donc la paix entre le pécheur et Dieu ». J.Dwight Pentecost Et Dieu nous charge comme ses messagers de transmettre cette paix. Si seulement nous comprenons que la paix a été signée et qu’il ne nous reste qu’à exhorter les uns et les autres, les presser à l’accepter. L’apôtre Paul par trois fois dans le passage de 2Corinthiens 5 :18-21 nous montre que nous qui avons reçu la réconciliation avec Dieu avons aussi la responsabilité de l’annoncer aux autres. Retenons alors que : « quand le Christ dit : heureux ceux qui procurent la paix, il ne prévoyait pas de récompense spéciale pour les diplomates patients. Il parlait de ceux qui sont eux-mêmes en paix avec Dieu, qui apportent un message de paix aux hommes afin qu’ils puissent arriver à l’harmonie avec le Dieu dont ils étaient séparés. Heureux ceux qui annoncent aux pécheurs le fait qu’un sauveur est venu. » Idem. Faisons donc œuvres d’évangélistes, remplissons notre ministère. "Il s’agit d’annoncer que Dieu a fait quelque chose pour l’homme…Selon le nouveau testament, l’œuvre de réconciliation est une œuvre achevée qu’il faut envisager comme terminée avant que l’Evangile soit prêché. Il s’agit de la Bonne Nouvelle avec laquelle les évangélistes vont de l’avant. En Christ Dieu a effectué une œuvre de réconciliation au bénéfice du monde entier sans exception. L’évangéliste exhorte ses semblables à recevoir la réconciliation, à consentir à ce qu’elle devienne efficace pour chacun personnellement." J. Dwight Pentecost
B- Réconciliateurs à notre tour
Faisant cas du sermon sur la montagne de Christ, J.Dwight Pentecost insinue en substance que le Seigneur parlait de ceux qui prêchent l’évangile. Cela est en partie vrai. Car, Christ dans son sermon sur la montagne parlait en premier lieu de ceux qui non seulement cherchent la paix en réconciliant des protagonistes, mais aussi de ceux qui par leurs actes recherchent la paix en pardonnant et en supportant avec patience leurs offenseurs. Ainsi, nous sommes appelés à procurer la paix en prévenant non seulement les situations d’inimitiés mais aussi en sachant réconcilier ceux qui sont déjà en situation d’inimitié. Paul l’apôtre, exhortait deux sœurs : Evodie et Syntyche de Philippe à s’accorder et urge son collègue à les y aider. Par ailleurs, il nous exhorte à rechercher la paix avec tous autant que cela dépend de nous Romains 12 : 18. Et l’auteur de l’épitre aux Hébreux nous dit de rechercher en plus de la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur la paix avec nos semblables. Nous sommes réconciliateurs. C’est pourquoi, sachant que nous sommes dans le monde sans être du monde, nous devons savoir dans bien de conflits être neutres et apporter des messages de paix. Vivant donc en paix avec Dieu et avec nous-mêmes par Jésus, soyons en paix avec les autres dans la patience, la douceur, la tempérance et la bienséance tout en en cherchant à aider les partis en conflits à se réconcilier.
C- Garants de paix
N’ayons jamais la prétention de maintenir la paix dans ce monde. Car pour ce qui est de ce monde il n’y aura de paix que lorsque Christ y règnera pour mille ans. Cependant, pour ce qui est de l’église nous détenons de Christ cette promesse : « je vous donne ma paix. » Oui, Jésus parlait de cette paix qu’on a dans le cœur en dépit des circonstances extérieures. Celles-ci ne déterminent pas la paix ni la joie du croyant. La paix est donc donnée une fois pour toute, tout comme l’unité à l’église et il nous appartient de les maintenir. Pour se faire, il nous faut vivre la justice de Dieu, l’amour et le pardon véritable. Nous devons comprendre que la réconciliation avec Dieu nous donne de vivre en paix avec tous les hommes comme Paul l’atteste dans Ephésiens 2 : 14 – 16. Christ a renversé le mur de la séparation, l’inimitié allant jusqu’à nous réconciliés les uns avec les autres. Ceux qui s’approchent de lui ne peuvent que s’approcher les uns des autres. C’est ainsi qu’il a fait de nous un seul corps raison pour laquelle la division est considérée dans Galates 5 : 18 comme un péché dont la pratique conduit inéluctablement en enfer.
Conclusion
Tout compte fait, nous retiendrons que la réconciliation est une œuvre de Dieu et trouve son fondement dans son amour pour l’homme. C’est l’aspect objectif de l’amour. L’homme doit accepter cette offre et trouver la paix avec Dieu. C’est l’aspect subjectif de l’amour. Dès lors, il est lui-même instrument de cette réconciliation, chargé de la proclamer aux autres. Il a en outre la responsabilité de concilier des protagonistes et de maintenir la paix avec ses semblables.
David Nikièma
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