la grâce et la foi
La grâce et la foi
La grâce de Dieu est ce qui suscite la foi, la conditionne et la détermine. C’est de la grâce que nait la foi. Car, la grâce est la manifestation de l’amour de Dieu en Jésus-Christ envers l’Homme. Jésus donc disait : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16). Jésus est donc la démonstration de cet amour par tout ce qu’il a accompli pour nous par sa venue sur la terre, sa vie, sa mort, sa résurrection et sa glorification. Il a acquis pour tout être humain, le pardon des péchés, la libération de la domination du péché et de tout ce que le péché a entrainé dans la vie des hommes. C’est cela la grâce de Dieu manifestée en Jésus Christ.
Le salut est donc le fruit de la grâce de Dieu. Et cette grâce est révélée par le moyen de la prédication de l’évangile au monde. Dès lors, les hommes prenant conscience de l’amour de Dieu en leur faveur commence à se tourner vers lui, à s’approcher de lui et à lui faire confiance.
La grâce révélée met l’homme en confiance, la peur ainsi que la crainte sont dissipées. Rien ne bannit autant la crainte que l’amour (1Jean 4 : 18). La Bible dit que la crainte suppose un châtiment. Cependant la grâce de Dieu nous extirpe de sa colère. Aussi sommes-nous rassurés en s’approchant de lui. Et c’est cela la foi : l’assurance d’être reçu, d’être entendu, d’être pardonné, d’être exaucé ; etc. La grâce est donc la source de la foi. L’amour de Dieu pour nous quand il est saisi et reçu nous libère et nous permet de communier avec Dieu. Cet amour nous met en confiance. On se sent en sécurité et une paix indicible envahit notre cœur. Tout sentiment de condamnation disparait. On est maintenant conscient qu’il se préoccupe de notre bien-être et qu’il nous sera favorable à chaque fois que nous lui ferons appel. Ainsi s’accomplit pour nous ce que le prophète Esaïe avait annoncé : « tu ne pleureras plus. Il te fera grâce, quand tu crieras ; dès qu’il aura entendu, il t’exaucera. » Esaïe 30 : 19. Et encore : « avant qu’ils m’invoquent je répondrai, avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai ». On voit donc que ce n’est pas nous qui languissons vers Dieu, mais Dieu qui languit vers nous. C’est Dieu qui manifeste une grande sollicitude pour nous. Voilà l’histoire du salut. Tout vient de Dieu qui initie et fait tout pour nous parce qu’il recherche notre bien. C’est pourquoi, dans sa sollicitude il affirme : « …mon peuple a commis un double péché : ils m’ont abandonné ; moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau » Jérémie 2 : 13. Aussi interpelle-t-il : « vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez achetez et mangez. Venez achetez du vin du lait sans argent, sans rien payer ! Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, et mangez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents »(Esaïe 55 : 1 – 2).
Malheureusement beaucoup de ceux qui se disent croire en Jésus continuent de lutter par eux-mêmes. Ils ne peuvent jamais se contenter de mener la vie de Dieu en se reposant uniquement sur ce que le Père nous a donné à travers son Fils. Ils rejettent par leur lutte charnelle la grâce.
Comment reçoit-on cette grâce de Dieu ?
On reçoit cette grâce de Dieu par la foi. Et c’est cela le salut : recevoir la grâce de Dieu. C’est ce que nous dit l’apôtre Paul en Ephésiens 2 : 8 : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés par le moyen de la foi ». Cette foi quant à elle nous est accessible par l’évangile. Puisque l’évangile est la bonne nouvelle. Cette nouvelle de ce que Dieu a accompli pour nous en Jésus-Christ. L’entendre et l’accepter est ce qu’on appelle la foi. Par conséquent, la source de la foi, c’est la grâce et la grâce c’est le don de Dieu en Jésus-Christ. C’est cela qui est raconté aux hommes et qu’on appelle évangile ; c’est-à-dire, bonne nouvelle. Et c’est vraiment la bonne nouvelle, absolument. L’annonce de cette bonne nouvelle ; c’est-à-dire raconter ce que Dieu a fait en Jésus-Christ pour nous et ce qu’il a promis de nous accorder en lui, suscite la foi qui sauve. C’est pourquoi l’apôtre Paul pouvait dire : « la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10 : 17). Et encore : « …l’évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1 : 16). Christ est lui-même la parole faite chair (Jean 1 : 1). En le contemplant, c’est-à-dire en méditant sur cette parole, en la sondant nous aurons la foi en saisissant la révélation de ce que Dieu a fait pour nous et ce qu’il a en vue pour nous par Jésus-Christ. Cette parole faite chair n’est-elle pas venue avec la grâce (Jean 1 : 17) ? C’est en contemplant et en recevant la grâce donc que nous aurons la foi qui sauve. Oui ! La foi qui sauve parce que non seulement la foi reçoit ce que Dieu a accompli pour nous en Jésus-Christ, mais aussi parce qu’elle me donne une relation nouvelle avec Dieu dans laquelle je peux en toute assurance m’approcher de lui sans crainte et être écouté et exaucé.
DAVID NIKIEMA
Inscrivez-vous au blog
Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour
Rejoignez les 18 autres membres