Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

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L'assurance de la foi

L’assurance de la foi

Il est dit dans hébreux 11 : 1 que : « la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». Par conséquent avoir la foi c’est posséder l’ « assurance des choses qu’on espère ». Et ce mot assurance veut dire certitude absence de doute sur les choses qu’on espère. Ce qui veut dire que ces « choses qu’on espère », nous ont été révélées ou qu’on en a eu connaissance. On ne possède pas l’assurance de quelque sans en avoir reçu une révélation sur la certitude de l’existence ou de la faisabilité de cette chose. C’est cette révélation, cette connaissance, ce savoir concernant la possibilité de réalisation de la chose, la faisabilité ou l’existence même de cette chose qui nous confère l’assurance dont il est question. Et on nous dit « assurance des choses qu’on espère ». C’est-à-dire des choses qui ne sont pas encore
accessibles mais dont on attend l’accomplissement. Et donc l’assurance est liée à l’accomplissement, à la réalisation de ces choses. On a la certitude suivant le savoir qu’on a les concernant, suivant la révélation qu’on a les concernant que ces choses sont réelles, qu’elles existent ou qu’elles peuvent se réaliser ou s’accomplir. Cela est donc le fait d’une source d’information sûre. Et cette source d’information qui donne la foi c’est-à-dire la source d’information qui nous permet d’être sûrs de l’existence des choses, d’être sûrs de leur réalisation ou de leur accomplissement est Christ lui-même. C’est de lui que nous avons la révélation de l’existence de ces choses, c’est de lui que nous avons l’information sur la possibilité de réalisation de ces choses, c’est de lui que nous sommes informés de la faisabilité de ces choses. Nous pouvons par conséquent lui faire confiance oui ou non. C’est pourquoi il est écrit que : « la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10 :17). Il ne faut donc pas attendre qu’il accomplisse quelque chose avant de croire en lui. Faire cela c’est l’injurier, c’est faire de lui un menteur, c’est le manquer de respect, c’est le tenter. C’est vouloir avoir avant de croire. Il faut le croire sur parole. Exactement comme l’a fait cet homme qui était venu pour demander un jour à Jésus de venir guérir son enfant. Jésus lui dit seulement une parole : « va, lui dit Jésus, ton fils vit… », « …et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s’en alla » (Jean 4 : 50). Et quel a été le résultat ? « Comme il descendait déjà, ses serviteurs venant à sa rencontre lui rapportèrent cette nouvelle : ton enfant vit. Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. Le père reconnu que c’était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : ton fils vit ; et il crut, lui et
toute sa maison » Jean 4 : 51 – 53)
. Croire en sa parole c’est
croire en lui-même. C’est l’accorder du crédit, c’est le respecter, c’est l’honorer. C’est lui donner l’opportunité de nous révéler sa gloire afin que nous le connaissions réellement. Et c’est ce qui est arrivé à cet homme que nous venons de mentionner. Car il est dit de lui une fois de plus « et il crut, lui et toute sa maison », après avoir appris que son fils va mieux, et après avoir vérifié que cela est arrivé au moment même où Jésus lui avait
dit : « ton fils vit ».

Une telle confiance vient de la connaissance aussi de la personne qui vous parle, qui vous informe de ces « choses » qui deviennent objet d’espérance. Or, il est dit de Jésus qu’il est envoyé de Dieu. Et Dieu qui l’a envoyé veut que les hommes cessent tout et croit en lui : « l’œuvre de Dieu est que vous croyiez en celui que Dieu a envoyé » (Jean 6 : 29). C’est pourquoi en croyant en lui on croit en son père qui l’a envoyé. Cela est très profond. En croyant à Jésus, on croit en Dieu lui-même. « Je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend témoignage de moi » (Jean 8 : 18). Il ne parle ni n’agit de lui-même de lui-même, mais de la part de Dieu qui est son Père. C’est pourquoi il disait : « car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci afin que soyez dans l’étonnement » (Jean 5 : 20). Et encore : « en vérité, en vérité, je vous dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit en celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie…Je ne fais rien de moi-même : d’après ce que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste parce que je ne cherche pas ma volonté mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 5 : 24 ; 30). Et ces œuvres elles aussi témoignaient en sa faveur qu’il est envoyé de Dieu et que la vie est en lui : «  Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé » (Jean 4 : 36).
De même les Ecriture rendent témoignage de lui : « vous sondez les Ecritures parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi »(Jean 5 : 39).

 

Nous sommes donc invités à croire en celui que les textes bibliques nous révèlent afin de communier avec lui plutôt que de se contenter de la connaissance livresque de lui. C’est sa personne décrite par le texte qui doit être connu. Il n’est pas le texte, mais le texte le révèle et on peut le connaitre par le texte. Et c’est la raison pour laquelle Jean a annoncé en ces termes le but principal des Ecritures : « mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésusest le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20 : 31). Dieu lui-même rend témoignage de lui : « si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car le témoignage de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Dieu a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1Jean 5 : 9 – 12). On se rend compte alors à la lecture de ce passage qu’il y a quelque de plus qu’important ou du moins une personne : Jésus. C’est lui qu’il nous faut croire. Tout est en lui : « tout ce qui contribue à la vie et à la piété… » (2Pierre 1 : 3).

 

Dieu nous a tout accordé en lui. Nous avons tout pleinement en lui. « car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui qui est le chef de toute domination, et de toute autorité » (Colossiens 2 : 9). En lui selon ce témoignage nous avons la capacité de mener une vie de piété. D’où donc le mystère de la piété dont fait cas l’apôtre Paul : « et, sans contredit, le mystère de la
piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire » (1Timothée 3 : 16)
.

En définitif tout se trouve en Christ. C’est en lui que sont les choses qu’on espère. C’est à dire tout ce qui nous a été révélé par Dieu comme notre
héritage sont contenus en lui. Toutes les promesses de Dieu sont en lui. C’est pourquoi, il est écrit : « or, les promesses ont été faites  à Abraham et sa descendance. Il n’est pas dit : et aux descendances comme s’il s’agissait de plusieurs, mais comme s’il s’agissait d’une seule : et à ta descendance, c’est-à-dire Christ…Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce. Pourquoi donc la loi ? Elle a été donné ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite ;… » (Galates 3 : 16 ; 18- 19).

 

C’est lui, Christ, qui est donc l’objet de la foi et c’est à travers lui que nous pouvons accéder à ses bénédictions qui avaient été promises à Abraham. Aussi est-il dit : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : maudit est quiconque est pendu au bois-afin que la bénédiction d’Abraham ait pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis » (Galates 3 : 13 – 14). « Car pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu » (2Corinthiens 1 : 20). Ce qui signifie qu’en Christ toute promesse de Dieu est affirmative c’est comme argent comptant, c’est accessible : Dieu a donné ; c’est oui. Mais il nous appartient de la reconnaitre et de recevoir l’accomplissement de cette promesse pour nous, d’où notre confession est prononcée : Amen ; c’est à  dire qu’il en soit ainsi. Pourquoi parce que nous croyons et nous savons qu’il en est ainsi et qu’il en sera ainsi.

 

David Nikièma



26/11/2011
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