Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

L'appel à la souffrance (3)

L’appel à la souffrance (3)

Souffrir parce témoin de Christ

« Si l’on vous insulte parce que vous appartenez au Christ, heureux êtes-vous, car l’Esprit glorieux, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Qu’aucun de vous n’ait à endurer une peine parce qu’il aurait tué, volé ou commis  quelque autre méfait, ou encore parce qu’il se serait mêlé des affaires d’autrui ; mais si c’est comme chrétien qu’il souffre, qu’il n’en éprouve aucune honte ; qu’il fasse, au contraire, honneur à Dieu en se montrant digne de ce nom » (1Pierre 4 : 14 – 16).

Comme témoin de Christ en ce monde, le chrétien souffrira contre sa personne toutes sortes de mauvais traitements de la part des infidèles. Si nous souffrons de mauvais traitements à cause de notre foi, c’est une preuve que nous avons le Seigneur et que nos œuvres sont le contraire des gens de ce monde et que leurs consciences les accusent lorsque confronté à notre bonne conduite. C’est ainsi que le croyant honore le nom de Dieu et peut se réjouir de subir de telles souffrances à cause de son nom. Le témoignage est avant la vie que l’on mène en face du monde. C’est avant tout à travers sa façon d’être et de faire dans ses relations interpersonnelles que le croyant se fera le plus remarquer comme ‘’petit christ ‘’ ; c’est-à-dire chrétien. Sa façon de gérer ses problèmes et ceux d’autrui, sa manière de recevoir les gens chez lui, de parler aux autres, sa douceur, sa compassion, bref, son amour pour le prochain forment avant tout ce témoignage éloquent que le Seigneur attend de lui. C’est pour lui une manière de se montrer digne fils ou digne fille de son Père. Bien que cela ne constitue qu’une partie du témoignage, c’est l’aspect fondamental auquel, il faut ajouter le témoignage verbal qui est d’expliquer aux non croyants l’Evangile et les persuader à se repentir et à croire à la Bonne Nouvelle. Encore faut-il le souligner, le témoignage chrétien est semblable à une pièce de monnaie. Il a toujours deux faces. Aussi ce que nous confessons doit être ce que nous vivons. Autrement ce ne sera qu’hypocrisie qui éloignera toujours les gens de la révélation du royaume de Dieu. Le chrétien est évangéliste dans tous les aspects de sa vie. Nous sommes comme l’a souligné l’apôtre Paul des lettres écrites par le Seigneur et que le monde peut lire. En outre : « nous sommes, en effet, pour Dieu le parfum de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : aux uns, une odeur de mort, donnant la mort, aux autres, une odeur de vie, donnant la vie » (2 Corinthiens 2 : 15 – 16).

Par ailleurs, l’ennemi s’acharne contre le croyant qui essaie d’ouvrir l’intelligence de ceux chez lesquels il l’a voilée. Lorsque vous essayez d’arracher des âmes de la main de Satan par l’annonce de l’évangile, vous verrez que l’ennemi s’opposera à vous et vous suscitera toutes sortes de choses propres à vous décourager. Combien de frères et sœurs, combien de pasteurs, combien d’évangélistes ; etc. ont été tués ou maltraités, à cause de l’annonce de l’évangile ? ne dit-on d’ailleurs pas que : « le sang des martyrs est la semence de l’Eglise ? » Demeurons donc fermes et que le Seigneur dise de nous comme il a dit des Ephésiens : « tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de moi et tu ne t’es pas lassé » (Apocalypse 2 : 36).

Le témoignage est après le sang de l’Agneau, pour le chrétien le moyen de vaincre Satan. Le croyant qui n’a pas le témoignage de Christ, qui ne témoigne pas de lui a une vaine foi, une foi morte qui n’est pas démontrée par les œuvres. Elle n’a pas de fruits. Le témoignage est l’expression de la vie de Jésus en nous. Si nous sommes morts à nous-mêmes, si ce n’est plus nous qui vivions mais Christ qui vit en nous, cela ne peut passer inaperçu. Le témoignage est le cœur du ministère chrétien. Il n’existe aucun don spirituel, aucune capacité donné au croyant en tant membre du corps de Christ qui ne vise le témoignage de Christ. Quand il en est autrement ou lorsque cela est exercé dans d’autre but, on est en droit de le remettre en cause ! C’est pour cela que les croyants dans l’église primitive avaient fait du témoignage leur préoccupation principale, en sorte que les réunions de prière, d’études de la parole de Dieu et de communion fraternelle n’en étaient que les leviers. Pour cela, en parlant de la victoire des croyants sur Satan, les Anges disent : « ils l’ont vaincu grâce au sang de l’Agneau et grâce au témoignage qu’ils ont rendu pour lui, car ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à redouter de mourir » (Apocalypse 12 : 11). Voilà ce qui nous introduit sur le rôle du témoignage dans le combat spirituel et surtout comment vaincre Satan. Et pour se faire, il faut comme ceux qui nous ont précédés nous appuyer sur deux choses essentielles à savoir : le sang de l’Agneau et le témoignage. Mais comment ces deux éléments sont-ils pour nous gage de victoire sur l’ennemi tant redouté ?

  1. 1.     Le sang de Jésus

Le sang d’une manière générale évoque beaucoup de choses dont : la vie, le pardon, la purification.

  • Lorsque nous lisons lévitiques 17 : 11, il y est clairement dit que le sang c’est la vie, la vie est dans le sang et voilà pourquoi il n’est pas permis de manger selon la loi, un animal sans d’abord versé son sang sur la terre. C’est aussi dit dans le même passage que le sang accomplit l’expiation c’est-à-dire que le sang de l’animal qui est sa vie, est répandu à la place du coupable pour que ce dernier soit libéré, pardonné. Nous sommes par nature des pécheurs et notre péché mérite que nous mourions. Mais, c’est l’agneau de Dieu qui a pris notre place et c’est son sang, sa vie qui est sortie pour que notre vie soit préservée.
  • Le pardon

Christ en versant son sang à notre place, a obtenu ainsi pour nous le pardon de nos péchés. Le châtiment qui était le nôtre ; c’est-à-dire la mort est tombé sur lui. N’est-il pas écrit que : « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (hébreux 9 :22) ? Dieu est absolu, sa colère est absolue et devait être assouvie de manière absolue. Jésus ayant pris notre place, a revêtu notre péché et en a subi le châtiment. C’est ainsi que la colère de Dieu sur nous fut ôtée d’une manière absolue.

  • La purification

Parce que Christ a versé son sang, nous avons obtenu le pardon, nous avons été acquitté, nous sommes déclarés justes par Dieu et reçus en sa présence. Ainsi par la vie de Jésus, son sang versé, nous avons été lavés, purifiés comme quelqu’un qui été accusé et amené en justice et acquitté, blanchi, retrouve sa liberté, sa paix, son honneur bafoué. Aussi le cœur purifié respire la joie et la paix. Grâce à ce sang offert une fois pour toute, le pardon est toujours là pour tous ceux qui le demande à Dieu. Aussi est-il écrit dans 1Jean 1 : 8 – 9 : « si nous disons que nous n’avons pas de péché nous faisons de Dieu un menteur, mais si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous purifier de tout péché ». Dieu est fidèle : il a déclaré Christ notre substitut et nous a dit que nos péchés ont été à travers Jésus punis, nous avons été punis à travers Jésus. Par conséquent, si nous le reconnaissons et le confessons, Dieu tient sa parole envers nous et nous acquitte. Il est juste : il ne va pas se contredire lui-même.

Il faut aussi noter que la confession peut et doit aussi se faire auprès de nos semblables quand il s’agit surtout d’une offense faite sur eux. En pareille situation Jésus nous montre qu’il est obligatoire de régler notre problème avec notre semblable avant de venir vers Dieu : « si donc, au moment de présenter ton offrande devant l’autel, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; tu reviendras présenter ton offrande » (Matthieu 5 : 23 – 24). En outre, la parole de Dieu dit que la confession des péchés aux anciens de son peuple par un frère ou une sœur apportera le pardon et la guérison pour cette personne si les anciens en ce moment prient pour elle en versant sur elle de l’huile (Jacques 5 : 16). La présence du péché empêche le Seigneur d’agir dans nos vies, et lorsqu’il est ôté, sa puissance de guérison ne tardera pas à restaurer notre corps.

Seuls ceux qui sont purifiés entreront dans le royaume de Dieu. C’est pourquoi, il est écrit : « heureux ceux qui lavent leurs robes afin d’avoir droit à l’arbre de vie et d’entrer par la porte dans la ville » (Apocalypse 22 : 14).

En conclusion, nous dirons tout simplement que le sang évoque le don de Christ comme victime expiatoire pour nos péchés. Notre expiation est une œuvre de Dieu, un acte de sa grâce qui nous libère de ce par quoi le diable nous dominait. Si donc le Christ par son sang nous assure le pardon et la purification de nos péchés, comment se fait-il que beaucoup de chrétiens se sentent toujours coupables de communier pleinement avec Dieu ?

La réponse à cette question est que nous avons un ennemi qui nous talonne nuit et jour pour nous suggérer des pensées propres à nous confondre devant Dieu. C’est pourquoi nous ne devons pas ignorer ses manœuvres. Cet ennemi est considéré dans Apocalypse 12 : 8 -10, comme celui qui est accusateur des croyants devant Dieu. Il est calomniateur. C’est d’ailleurs le sens de son nom ; le mot diable. Il n’est donc pas seulement Satan qui signifie adversaire ou opposant, mais aussi calomniateur. Il est donc impérieux de nous attacher à la parole de Dieu. Le verset 10 du passage cependant nous dit qu’il est vaincu dans le ciel et mis hors d’état de nous nuire en tant qu’accusateur.

Quand nous lisons surtout l’ancien testament, nous pouvons surtout remarquer ce ministère du diable très développé. Il y est par exemple dit de lui qu’il a accusé Job devant Dieu de demeurer fidèle à Dieu à cause de la protection de Dieu dont il jouit, et non parce qu’il aime et respecte Dieu. Dans le livre de Zacharie, en outre, il est question de la vision accordée par Dieu à son prophète où il vit Josué souverain sacrificateur, se tenant devant Dieu et Satan à sa droite qui l’accusait. Josué avait la bouche fermée et ne pouvait rien dire pour se justifier. C’est là une preuve que le diable ne manquera jamais de quoi accuser les uns et les autres s’ils s’appuient toujours sur la justice qui vient de la loi. La Bible dit que nos œuvres de justice en dehors de Jésus sont comme des vêtements souillés. Aussi Seul Dieu peut nous rendre justes. C’est ce qu’il fit dans le cas de Josué, car un ange du Seigneur vint vers Josué, réprimanda Satan, fit ôter au sacrificateur ses vêtements sales qui furent remplacés par des vêtements purs. Nul ne peut se tenir devant Dieu sur la base de sa propre justice ; celle qui s’obtient par l’observation de la loi, sans que le Diable ne trouve à dire sur ses manquements.

Cette scène nous montre qu’avant l’avènement de Jésus-Christ, Satan avait toujours cette prérogative de s’introduire dans la présence de Dieu et d’y accuser directement les croyants. Cela est d’autant plus normal puisqu’il est écrit que sous l’ancienne alliance, le sang des boucs et des vaches ne pouvaient ôter le péché. Il n’en est pas ainsi de la nouvelle où le Fils de Dieu Jésus est venu offrir son propre sang pour ôter nos péchés. Et il est dit qu’il que par son sang, il sanctifia même les cieux. Par conséquent depuis ce sacrifice et cette purification, Satan fut mis définitivement hors d’état de nuire aux croyants. Il n’est plus question pour le Diable de pouvoir accéder à la présence de Dieu pour y accuser les croyants en Jésus-Christ. N’est-ce pas ce qu’expriment les anges en ces termes : «maintenant le salut est arrivé ainsi que la puissance, le règne et l’autorité de son Christ, car il a été précipité l’accusateur de nos frères… » ? (Apocalypse 12 : 10). Oui, par son œuvre à la croix Jésus « a annulé la loi dont les ordonnances nous condamnaient » (Colossiens 2 : 15). Nous n’avons plus d’accusateur devant Dieu, car il n’y a plus d’éléments d’accusation. Aussi, « il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8 : 1). L’œuvre de Christ    a          fermé à jamais la bouche à Satan. Qui peut encore nous accuser, ou nous condamner devant Dieu en évoquant le souvenir de nos péchés ? « Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous » (Romains 8 : 33 – 34).

Il faut cependant retenir que même si Satan ne peut plus nous accuser devant Dieu directement comme nous l’avons vu avec les cas de Job et de Josué, il essaiera, lui qui est très ingénieux, par d’autres artifices, à nous amener nous-mêmes à nous accuser devant Dieu. Cette technique du Diable s’appelle culpabilisation. Par cette manœuvre le croyant se verra impur et indigne d’être reçu de Dieu. Il est bloqué dans sa communion avec Dieu et dans tous les aspects de sa vie spirituelle. Et, si la situation perdure, il peut advenir à rétrograder. Il peut alors perdre son statut d’enfant de Dieu ainsi que son assurance et connaître cette situation semblable au poète Charles Beaudelaire qu’il avait lui-même ainsi dépeint : « et de longs corbillards sans tambours ni musique défilent constamment dans mon âme, l’espoir vaincu, l’angoisse atroce, despote, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir ». Il nous faut absolument camper sur la Parole de Dieu, si nous ne voulons connaitre de telles mésaventures. Car, seule cette parole nous rassure de notre justification par le sang de Jésus, ce qui nous permet de résister fermement aux pensées subtiles que l’ennemi voudrait nous faire accepter comme étant nôtres. La parole de Dieu nous rassure aussi que même lorsque nous sommes tombés, nous pouvons toujours obtenir le pardon à cause de ce sang versé pour notre péché, si nous acceptons confesser nos péchés et nous en repentir : « si nous confessons nos péchés, il est juste et fidèle pour nous pardonner… » (1Jean 1 : 8).

 

  • Le second élément qui fonde la victoire du croyant sur le diable est le témoignage. C’est pour cette raison que les anges ont ajouté : « ils l’ont vaincu grâce au sang de l’Agneau et grâce au témoignage qu’il ont rendu de lui ». il semblerait que notre victoire sur le Diable n’est complète que lorsque nous aurons joint notre partition à celle réalisée par Dieu. Etant libéré du péché, notre conduite doit désormais en être l’entière démonstration. C’est avant tout cela, le témoignage. Et puisque l’être détermine le faire, cela se verra au travers de nos actes et nos paroles. Pourquoi donc le témoignage est-il aussi gage de victoire sur l’ennemi ? C’est l’unique preuve que nous sommes passés des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Très souvent nous oublions vite que lorsque Jésus dans actes 1 : 8 disait à ses disciples de recevoir une puissance, l’Esprit pour êtres ses témoins, le mot traduit par témoin en français signifiait martyr. Jésus signifiait donc à ses disciples que par son Esprit qu’ils allaient recevoir, ils allaient pouvoir désormais mortifié ou faire mourir leur vie-propre et vivre la vie de Christ. Par conséquent le témoignage du chrétien lui assure la victoire sur l’ennemi pour au moins quatre bonnes raisons :
  • Le témoignage a valeur de confirmation. Il confirme notre appartenance à Dieu. Il atteste que nous sommes désormais de sa nature, de sa race, et gens de sa famille. Il est dit dans actes 4 des apôtres qu’ils furent reconnus comme gens ayant cheminés avec Jésus. Notre identité de croyant ne peut être cachée, pas plus qu’une ville située sur une montagne ne peut l’être et qu’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous un boisseau. Le mot chrétien que beaucoup d’entre nous aiment arborer a été donné aux croyants d’Antioche par les païens et signifie petit-Christ, à cause qu’ils les aient vus vivre comme Christ.
  • Le témoignage a valeur de confession. Nous confessons par notre manière de nous comporter notre identité. Et rarement ceux qui confessent abdiquent. C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle n’est-ce pas ? La Bible déclare que : « c’est en croyant que l’ont parvient à la justice et c’est en confessant de la bouche que l’ont parvient au salut » (Romains 10 : 10).
  • Le témoignage a valeur de justification. Par notre témoignage nous justifions de notre  appartenance à une nation, un royaume qui n’est pas de ce monde.
  • Le témoignage a valeur de renoncement de soi. En parlant du témoignage, les anges ont à ce propos ajouté ceci : « ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort » (verset 11). A cause du témoignage de Christ, les croyants renoncent à leurs vies. Ils renoncent à leur volonté pour vivre en tout lieu et en toutes circonstances les Siennes. En fait c’est désormais Jésus qui vit en eux. N’a-t-il pas dit lui-même que celui qui veut le suivre se charge de sa croix et le suivent ? Et y-a-t-il encore quelque chose qui puisse amener un chrétien à la victoire totale sur l’adversaire, le monde et ses attraits, et l’attacher définitivement à Christ comme le renoncement ? Le témoignage chrétien est un combat acharné engagé contre l’adversaire. Ceux qui ne veulent pas s’engager ouvertement ne peuvent espérer la victoire. On ne peut se ménager et vaincre. Il faut résolument se lancer dans cette guerre où la neutralité est quasi impossible.

(A suivre)

David Nikièma

 

 

 

 



25/10/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 18 autres membres