L'amour ou l'onction
L’amour ou l’onction
Les gens parlent d’onction ou de puissance. Mais cette onction est vaine sans l’amour. Aimons-nous le Seigneur ? Nous sentons-nous concerner par ce qui le concerne ? Ce qui le tient à cœur ? On souffre de voir notre Dieu souffrir pour ceci ou cela et on se joint à lui dans ses souffrances pour les mêmes choses. On partage son cœur. C’est ainsi qu’on peut parler ou agir en son nom. C’est cela seulement qui peut nous pousser à le servir. Car ainsi nous serons remplis de son amour et de sa compassion pour les autres. Ce qui ne peut nous laisser indifférents face aux besoins de salut, de guérison, de secours ; etc. des autres. C’est pourquoi il est écrit que la foi est agissante par l’amour. La foi productive est celle que l’amour de Dieu et du prochain engage à l’action. L’amour est ainsi comme le carburant ou la sève de la foi. Sans elle la foi est paralysée et inactive. Et cela Jésus l’a souligné dans Jean au chapitre 15.
On aime quand on se sent concerner par les besoins, les problèmes ou les situations d’autrui. On désire qu’il change parce qu’on souffre de le voir détruit par ce problème ou par cette situation. On se sent concerner par son sort. C’est cela seulement qui nous pousse à prier pour les gens. On vient
devant le trône de Dieu, le suppliant de venir en aide à ces personnes qui sont gagnées par le péché, aveuglées par l’amour du monde, liées par les démons ou par les maladies ; etc. On se sent concerner par leurs problèmes, qu’ils deviennent comme les nôtres. Nous sommes préoccupés par ce qui les nuit et les sape. L’amour est ce qui pousse à prier, à intercéder. C’est aussi ce qui pousse à donner et à faire du bien aux autres. Celui qui aime, peut tout pardonner et tout supporter parce qu’il voit que celui qui le met en colère, celui qui agit mal, celui dont les actes sont répréhensibles est victime du mal, esclave de la chair et de l’amour du monde. Il pleure sur son sort, conscient que s’il ne s’en départît pas, il finira par brûler en enfer. Si nous sommes dans une telle conscience, nous ne pouvons que pardonner, nous ne nous sentirons jamais offenser. Mais nous verrons les victimes du mal comme des êtres qui quand bien même l’ignorent ont besoin du salut en Christ. Notre cœur alors se brisera, non parce qu’on nous aura offensés, mais parce qu’on aura aimé que l’offenseur soit libéré du mal. Seul l’amour peut vaincre le mal. Ce n’est pas que l’amour pourrait amener toujours les autres à changer, mais il peut nous garder de nous venger, de nous joindre aux malfaiteurs. Il peut nous donner même la force d’accepter qu’on nous maltraite, qu’on nous tue, qu’on nous dépouille ; etc. Et là-dessus Paul disait : « Pourquoi ne souffrez-vous pas quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? Mais c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez, et c’est envers des frères que vous agissez de la
sorte ! » (1Corinthiens 6 : 7 – 8)
L’amour n’a rien à voir avec la tolérance, parce qu’il ne se réjouit pas de l’injustice. L’amour au contraire ne tolère pas le mal, il le dénonce avec compassion, avec miséricorde, et supplie au malfaiteur de s’en détourner. C’est pourquoi l’amour peut châtier en vu de séparer le malfaiteur du mal qui va ledétruire. Et Dieu le fait avec nous. C’est pour cela qu’il est écrit : « vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché. Et vous avez oublié l’exhortation
qui vous est adressée comme à des fils : mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnait pour ses fils…mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi formé un fruit paisible de justice » (Hébreux 12 : 4 -6 ; 10 – 11).
L’amour peut tolérer le malfaiteur, en ce sens qu’il peut le supporter. Il se montre indulgent envers lui. Mais jamais, il ne cautionne le mal et se montre exigent et sévère vis-à-vis du péché. Il aime le pécheur et le désire, mais il hait son péché et le rejette. Jamais l’amour ne confond le pécheur au
péché, ni le péché au pécheur. Il sait les distinguer et désire leur séparation. Car, c’est là le cœur de Dieu. C’est sa volonté ; c’est ce qu’il veut et poursuit dans la vie de chaque pécheur. Voilà pourquoi Jésus pouvait être avec les pécheurs tels que les percepteurs d’impôts, les prostituées et bien d’autres de cet acabit. Et, lui, nous exhorte à avoir le même comportement vis-à-vis surtout de certains frères qui vivent dans le péché tout en nous protégeant comme le médecin se protège lorsqu’il soigne un malade dont la maladie est contagieuse : « ayez de la pitié pour ceux qui doutent ; sauvez ceux qui peuvent l’être en les arrachant au feu. Pour les autres, ayez de la pitié, mais avec de la crainte, en évitant jusqu’au moindre contact qui peut vous contaminer » (Jude 22-23).
Le pécheur doit être exhorté à se séparer du péché que Dieu hait. Il doit être amené à haïr le péché et pas lui-même. Il doit être amené à comprendre que le mal qu’il fait vient du péché en lui, qui le séduit et gagne sa volonté à sa cause. Par conséquent quelqu’un est derrière le péché : c’est Satan. Ce qu’il exhorte à faire, à aimer est mal. Il sait que la fin c’est la mort. C’est pourquoi Jésus disait que le diable c’est le père du mensonge et que par conséquent, il est un meurtrier : « il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8 : 44). C’est lui qui inspire le mal : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit dans les fils de la rébellion » (Ephésiens 2 : 1 – 2 ).
Que le pécheur donc comprenne que le diable fait de lui son instrument, qu’il le domine. Il est rusé et sa puissance réside dans le fait qu’il se cache derrière et ne veut jamais que les hommes se rendent compte que c’est lui qui inspire les mauvaises œuvres. Le pécheur doit comprendre que le péché est plus fort que lui et plus subtile. Il doit comprendre que celui qui régit le mal c’est le diable et qu’accepter pécher c’est accepter le diable. Toute la force du diable réside dans sa capacité à faire croire aux gens qu’il n’existe pas, qu’il n’est pas l’instigateur du mal et qu’il n’est pas la cause des malheurs des hommes. C’est pourquoi la bible dit qu’il aveugle les humains pour qu’ils ne connaissent pas la vérité qui peut les sauver ; c’est-à-dire les faire échapper à son emprise. L’amour divin n’est pas un amour sentimental. Il en est de même de sa compassion. C’est un amour et une compassion intelligents. Cela veut dire qui comprend selon la vérité la situation de la personne dont il en fait objet.
Cet amour, ainsi que cette compassion saisissent l’ultime réalité de l’homme et les aiment, et leur manifeste de la compassion à cause de cela. Quoiqu’on dise, quelque chose motive l’amour. Et si Dieu aime l’homme, c’est bien son image en celui-ci qui le motive. C’est aussi cela qui peut nous motiver à aimer l’homme ; discernent au-delà de sa mauvaise vie qu’il y a quelque de noble en lui : l’image de Dieu. Personne n’a jamais aimé un homme ou une femme sans en savoir la raison. Nous n’aimons pas nos prochains sans en savoir la raison. Nous les aimons non pour quelque chose qu’ils nous font, non pour quelque qu’ils nous auraient donné, mais pour ce qu’ils sont notre propre chair
et à l’image de Dieu. C’est cette image que justement Satan cherche à arracher à tout prix en nous tout comme en nos semblables.
David Nikièma
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