Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

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Faut-il rémunérer le prédicateur de l'évangile? Que dit la Bible à ce sujet?

Selon la Bible, ceux qui sont commis à s'occuper du peuple de Dieu doivent recevoir de ce peuple le soutien matériel et financier conséquent. Ce qui leur permettra de se vouer à leur tâche avec plus d'engagement et avec tout le sens de responsabilité que cela requiert.

Mais force est de constater qu'en la matière, l'enseignement clair de la parole n'est pas respecté. Ce qui a permis à certains de manipuler le peuple de Dieu et de l'exploiter à fond et sans pitié pour se faire riches. Que dit la Bible à propos de la rémunération du prédicateur de l'évangile.

 

A) Dans l'Ancienne Alliance

A la lecture de certains passages tels que Nombre 18, Nombre 35, 2Chroniques 31/4-10, Esdras 2/40, 8/15 et Néhémie 13/10-13, on s'aperçoit que le Seigneur a instruit clairement le peuple d'isarël d'apporter dans sa maison tout ce qui est nécessaire pour nourrir les Lévites et Sacrificateurs. Ces derniers à leur tour ont été privé de terres afin qu'ils soient totalement consacrés au service du temple.

Il est par exmple écrit dans Nombre 18/20-24: "L'Etrenel dit à Aaron: tu ne posséderas rien dans leur pays, et il n' y aura point de part pour toi au milieu d'eux; c'est moi qui suis ta part et ta possession au mlieu des enfants d'israël. Je donne comme possession aux fils toute dîme en Israël, pour le service qu'ils font, le service de la tente d'assignation...je donne comme possesion aux Lévites les dîmes que les enfants d'Israël présentreront à l'Eternel par élevation: C'est pourquoi je dis à leur égard: ils n'auront point de part au milieu des enfants d'Israël...". Voilà qu'est-ce qui était clair sous l'Ancienne Alliance. Dieu interdit formellement à ceux qui étaient appelés à servir au temple d'entreprendre toute autre activité en vue de gagner leur vie. Ils doivent la gagner dans ce qu'ils font: dans le service du temple. Et Dieu précise: je leur donne ce que les enfants d'israël apporte comme dîme, c'est pourquoi je dis à leur sujet qu'ils n'auront pas droit à la terre. Dieu fit partager la terre entre toutes les tribus sans la tribu de lévi appelée au service du temple. C'est alors qu'il institua ce principe selon lequel les autres doivent partager le fruit de leur travail avec ces Lévites parce qu'ils les servent en contrepartie dans leur communion avec leur Dieu.

 

Malheureusement, il est arrivé au peuple de négliger cela. Et cette négligence a toujours provoqué la désertion des sacrificateurs, l'abandon du service du temple et par conséquent la malédiction sur l'ensemble du peuple. C'est ce qu'on lit dans 2 chroniques 31 et dans Néhémie 13.

 

B) Dans la Nouvelle Alliance

Dans l'Ancienne Alliance, la part du sacrificateur était clairement et nettement bien définie. Il en est du même dans la Nouvelle Alliance. Bien qu'on n'ait pas indiqué d'une manière claire, comme on le lit dans la loi, la rémunération du pasteur d'une manière particulière et du prédicateur de l'évangile d'une manière générale est clairement énoncé et enseigné dans le Nouveau Testament. L'apôtre ne s'embarasse guère de tour de langage pour dire que le principe de la rémunération de ceux commis à tout quitté pour le service du temple est et demeure valable pour le prédicateur de l'évangile. Considérons en effet quelques passages du Nouveau Testament qui traite de la question:

 

1Corinthiens 9/4-18 : "en tant qu'apôtres, ne serions-nous pas en droit de recevoir le anges et le boire pour notre travail? N'aurions-nous pas le droit d'être accompagnés par une épouse chrétienne, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Pierre? Ou bien Barnabas et moi-même serions  les  seuls à devoir travailler pour gagner notre pain? Dites-moi avez-vous jamais entendu parler d'un soldat servant dans une armée à ses propres frais, ou d'un vigneron qui ne mangerait pas les raisins de la vigne qu'il a plantée? Quel berger élève un troupeau sans jamais profiter du lait de ses brebis?

 

Et je ne tire pas mes arguments des principes établis par les hommes. Car la loi dit les mêmes choses. En effet, c'est bien dans la loi de Moïse qu'il est écrit: tu ne muselleras pas le boeuf pendant qu'il foule le grain. Dieu s'inquiète-t-il ici des boeufs? N'est-ce pas pour nous qu'il parle ainsi? Bien sûr que si! C'est pour nous que cette parole a été écrite, car il faut que celui qui laboure le fasse avec l'espérance et que celui qui bat le blé puisse compter sur sa part de la récolte.

 

Puisque nous avons semé parmi vous les biens spirituels, serait-ce de notre part une prétention exorbitante si nous si nous attendions de vous quelque avantage matériel? du moment que d'autres exercent ce droit sur vous, ne l'avons-nous pas à plus forte raison? Eh bien! nous avons préféré ne pas user de ce droit ; au contraire, nous supportons tout, afin d'éviter de faire obstacle, si peu que ce soit, à la Bonne Nouvelle qui concerne le Christ. Et pourtant vous le savez ceux qui font le sacrifice sacré dans le temple reçoivent leur nourriture du temple. Ceux qui officient à l'autel reçoivent leur part des sacrifices offerts sur l'autel. De même le Seigneur a ordonné que ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle vivent de cette annonce de la Bonne Nouvelle.

 

Mais moi, je n'ai fait valoir aucun de ces droits. Et si je les mentionne ici, ce nest pas pour les revendiquer ; je préfererais mourir plutôt que de ma laisser ravir ce sujet de fierté. En effet, je n'ai pas à m'ennorgueillir de ce que j'annonce la Bonne Nouvelle: c'est une obligation qui m'est imposée. Malheur à moi si je n'annonce pas la Bonne Nouvelle! Ah certes si la décision d'accomplir cette tâche ne venait que de moi, je recevrai un salaire ; mais puisque cette décision n'a pas dépendu de moi, je ne fais que m'acquitter d'une charge qui m'a été confiée. En quoi consiste alors mon salaire? Dans la satisfaction de pouvoir offrir gratuitement la bonne Nouvelle que je proclame en renonçant volontairement aux droits que me confère ma qualité de prédicateur de la Bonne Nouvelle?"

 

Voilà  donc qu'est-ce qui est bien dit en ce concerne la rémunération du prédicateur de l'évangile. Essayons d'examiner les points saillants de cet enseignement. Il faut avant tout noter que Paul était en train de défendre ceux qui mettaient en doute son apostolat. Les trois premiers versets de notre chapitre le confirment.

 

Du verset 4 à 7 : énoncé du principe de la rémunération du prédicateur de l'évangile:

 

"en tant qu'apôtres, ne serions-nous pas en droit de recevoir le manger et le boire pour notre travail? ... Barnabas et moi-même serions  les  seuls à devoir travailler pour gagner notre pain? Dites-moi avez-vous jamais entendu parler d'un soldat servant dans une armée à ses propres frais, ou d'un vigneron qui ne mangerait pas les raisins de la vigne qu'il a plantée? Quel berger élève un troupeau sans jamais profiter du lait de ses brebis?".

 

Du verset 8-10 : la similitude de ce principe à ce qui était énoncé dans loi est clairement établie:

 

"Et je ne tire pas mes arguments des principes établis par les hommes. Car la loi dit les mêmes choses. En effet, c'est bien dans la loi de Moïse qu'il est écrit: tu ne muselleras pas le boeuf pendant qu'il foule le grain. Dieu s'inquiète-t-il ici des boeufs? N'est-ce pas pour nous qu'il parle ainsi? Bien sûr que si! C'est pour nous que cette parole a été écrite, car il faut que celui qui laboure le fasse avec l'espérance et que celui qui bat le blé puisse compter sur sa part de la récolte."

 

Du verset 11 au verset 14: C'est le droit du prédicateur de l'évangile de récolter des avantges matériels après avoir semé des choses spirituelles. Par conséquent le Seigneur a ordonné que ceux qui annocent l'évangile vivent de l'annonce de l'évangile:

 

"Puisque nous avons semé parmi vous les biens spirituels, seraoit-ce de notre part une prétention exorbitante si nous si nous attendions de vous quelque avantage matériel? du moment que d'autres exercent ce droit sur vous, ne l'avons-nous pas à plus forte raison? Eh bien! nous avons préféré ne pas user de ce droit ; au contraire, nous supportons tout, afin d'éviter de faire obstacle, si peu que ce soit, à la Bonne Nouvelle qui concerne le Christ. Et pourtant vous le savez ceux qui font le sacrifice sacré dans le temple reçoivent leur nourriture du temple. Ceux qui officient à l'autel reçoivent leur part des sacrifices offerts sur l'autel. De même le Seigneur a ordonné que ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle vivent de cette annonce de la Bonne Nouvelle. "

 

A cela nous pouvons ajouter ce pasage de Galates 6:6 qui précise sans ambages ceci :

 

"que celui à qui l'on enseigne la Parole donne une part de tous ses biens à celui qui l'enseigne".

 

Si seulement les enseignants de la parole enseignaient cela aux fidèles, les prédicateurs de l'évangile n'auront pas tellement de difficultés financières ou matérielles dans leur travail.

 

Mais quand bien même le Seigneur donna cette révélation à Paul, il n'usa point de ce droit sur les chrétiens de Corinthe. Ce qui ne signifie pas que Paul n'a pas reçu de l'aide venant des croyants pour pouvoir faire son travail quand il était à Corinthe et cela, il nous le révèle aussi dans le chapitre 11 de sa deuxième lettre aux Corinthiens aux versets 7 à 10 lorsqu'il déclare:

 

"Ai-je commis une faute en abaissant moi- même pour vous élever en vous annonçant gratuitement la Bonne Nouvelle de Dieu? J'ai dépouillé d'autres églises qui m'ont régulièrement envoyé de l'argent pour que j'exerce mon ministère parmi vous. Pendant tout mon séjour chez vous, je n'ai été à la charge de personne, quoique je me sois trouvé dans le besoin. Ce sont des frères venus de la Macédoine qui ont pourvu à ce qui me manquait. En tout, je me suis gardé d'être à votre charge, et je m'en garderai à l'avenir. Par la vérité qui vient du Christ et qui est en moi, je le déclare : je ne me laisserai pas ravir ce sujet de gloire dans les provinces de l'Achaïe"

 

Est-ce assez clair, même si Paul a renoncé à ses droits de prédicateurs qui consistait à être pourvu pour le manger et le boire, il témoigne que son ministère quand ses provinces de l'Achaïe re ont pu être possible parce qu'il était soutenu et cela de manière régulière par les frères d'autres églises. Il me semble que cela était un peu comme un règle chez cet apôtre. Car, voyez-vous c'est lui qui a aussi aux Thessaloniciens qu'il n'a été à leur charge pendant qu'il y était pour exercer son ministère. Et là il a même eu à travailler de ses propres pour leur montrer que le croyant doit travailler. Mais ce n'est pas tout, il révèle dans Philippiens 4:16, que pendant son séjour à Thessalonique ce fut l'église de phillippe qui le soutenu dans ses besoins.

 

Tant qu'il y aura pas de soutiens matériels et financiers adéquats l'annonce de l'évangile et le fait de s'occuper des églises claudiqueront toujours. Aujourd'hui,r dans bien de contrées, quand bien même les pasteurs et autres serviteurs de l'évangile n'ont pas quitté comme l'ont fait les sacrificateurs dans l'Ancienne Alliance qui ont fui le temple, on peut dire que leur présence est comparable situation à  de fuite.

 

En parcourant toujours le Nouveau Testament, on se rendra compte que cet enseignement est bien clair et précis dans bien de passages. Nous pouvons par conséquent ajouté toujours cette exhortation de Paul dans 1 Thimothée 5 : 17 - 18 : "les responsables qui dirigent bien l'Eglise méritent des honoraires doubles, notamment ceux qui se dévouent au ministère astreignant de la prédication et de l'enseignant. Car l'Ecriture déclare : tu ne mettras pas de muselière au boeuf qui foule le grain et encore l'ouvrier mérite son salaire"

 

Jésus-Christ lui-même nous a donné cet exemple à suivre et c'est de lui que vient cette dernière affirmation: "l'ouvrier mérite son salaire". (Luc 10 : 7). Et il l'a bien dit dans le contexte de l'annonce de l'évangile lorqu'il a envoyé ses disciples deux à deux pour prêcher l'évangile. Lui même a reçu des soutiens quand il était sur terre et allant de lieux en lieux pour annoncer l'évangile. N'est-il pas écrit de lui qu'ils étaient lui et ses disciples assistés par un groupe de personnes dans leurs besoins? "Il était accompagné des douze et de quelques femmes qu'il avait délivrées de mauvais esprits et guéries de diverses maladies...et plusieurs autres...Elles assistaient Jésus et ses disciples de leurs biens" (Luc 8 : 2 - 3).

 

Que le Seigneur fasse de vous des chrétiens qui se mettront à assister aux pasteurs, aux évangélistes, aux enseignants, aux missionnaires; etc. de leurs biens. Peut-être auriez-vous besoin de vous constituer en réseau pour le faire. Faites-le et le Seigneur vous le rendra en ce jour glorieus où nous serons en sa présence.

 

David Nikièma

nikiemad40@yahoo.fr

Cel. (+226)78 19 12 71



10/12/2012
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