Etes-vous un vrai adorateur de Dieu ou idolâtre?
L’adoration est fruit d’un amour total, sublime, j’allais même dire attachant. Elle est fruit de l’affection que nous avons pour Dieu et qui se manifeste dans toutes nos attitudes vis-à-vis de Lui. Ce aime, ce à quoi on est attaché, ce qu’on affectionne, finit être objet de culte, d’adoration. La personne ou la chose aimée est sujet ou source de joie, de délice, voir de plaisir de la personne qui l’adore. Bien plus la personne ou la chose aimée est vue comme ayant le pouvoir de rendre heureux ou malheureux, le pouvoir d’apporter ultime satisfaction. Et considérée à tort ou à raison comme conférant un sens à l’existence de celui qui l’aime et même comme sa vie en quelque sorte, si bien
que sans cette chose ou cette personne aimée, on a plus de vie ou on en perd la saveur. C’est en cela que naît la notion de l’adoration. Très souvent, l’intelligence ne joue pas tellement un grand rôle dans cette sorte d’amour. J’entends par là qu’en de telles situations cet amour ne peut s’expliquer rationnellement ou par la raison. Celui qui aime ne peut expliquer pourquoi ou qu’est-ce qui lui fait aimer telle chose ou telle personne. Des adages populaires illustrent une telle attitude : « le cœur a ses raisons que la raison ignore » ou encore : « l’amour est aveugle ».
Celui qui aime ne peut se l’expliquer, encore moins à d’autres. Nous savons cependant que l’amour véritable est intelligent. Je veux dire que l’amour véritable ne fait point abstraction de la raison. Le véritable amour ne peut être aveugle. On peut bien aimer une personne mais on ira, pas jusqu’à s’associer à elle dans une certaine quelconque relation, sans tenir compte de sa personnalité, son caractère, sa moralité ; etc. C’est pour cela d’ailleurs que le mariage lui prête des yeux ». On voit donc qu’on peut glisser facilement dans l’idolâtrie à tout moment si on ne veille pas sur nos dispositions intérieures.
A chaque fois que l’on craint de perdre telle personne, à chaque fois que l’on craint la perte de telle position, n’est-ce pas là un signe que nous avons accordé à cette personne, ou à cette position quelque chose que seul Dieu a ; c'est-à-dire le pouvoir de rendre heureux ou malheureux, le pouvoir de faire mourir ou de faire vivre, le pouvoir d’enrichir ou d’appauvrir, le pouvoir de nourrir ou d’affamer. En réalité ce qui est au cœur de l’adoration c’est le pouvoir. Depuis la chute, l’être humain se sent vulnérable et vit dans la peur. Cette peur est tapie au fond de chaque cœur assortie d’un besoin conscient ou non de sécurité, de bonheur. Du coup on aspire à la puissance pour prendre en main son existence ou à défaut on veut avoir quelqu’un ou quelque chose en quoi ou en qui réside cette puissance ou ce pouvoir pour nous apporter cette sécurité et ce bonheur. A tort donc, on se fie aux hommes ou aux choses parce que séduit par l’ennemi. C’est de l’idolâtrie. A chaque fois que nous reconnaissons à une chose ou à être humain le pouvoir de nous rendre heureux ou malheureux ou tout courtement le pouvoir faire ou de défaire quoique ce soit, dans quelques domaines de notre vie, nous courrons le risque d’aimer cette personne ou cette chose, plus que Dieu, de lui accorder dans notre cœur la place qui revient à Dieu et le chercher plus qu’on ne cherche Dieu, Lui-même. Nous en faisons tout simplement, notre idole. Et c’est à cette idole qu’ira notre attachement, notre affection et par conséquent notre adoration, notre culte. On peut bel et bien en de telles situations, parce qu’on ignore l’état de notre, croire avec toute la sincérité qu’on adore Dieu, alors qu’en réalité, on est idolâtre. Tout le culte, ou l’adoration qu’on voue, croit-on à Dieu est en réalité rendu à nos idoles. Pourquoi, disons-nous cela ? Tout simplement parce que sans se rendre compte, nous servons et adorons ce que nous chérissons au fond de nous-mêmes au travers de note soi-disant service ou adoration de Dieu. Car, au plus profond de nous-mêmes, si nous permettons à l’Esprit d’y apporter la lumière divine, nous verrons que c’est notre moi et ses intérêts qui sont sur le trône. Nous recherchons ce qui peut nous procurer plaisir, pas ce qui peut procurer plaisir à Dieu, nous poursuivons nos buts, la réalisation de nos ambitions, pas ces buts et ses ambitions à lui. C’est notre
confort, notre gloire, notre élévation qui sont recherchés, ce ne sont jamais ceux du Seigneur.
En vérité, Dieu, nous nous en servons pour avoir ce que nous poursuivons, pour atteindre les intérêts personnels. Ce n’est en vérité pas lui, l’objet de notre culte, mais les choses que nous convoitons, la gloire, la richesse, le pouvoir, la puissance, la santé ; etc. Nous les poursuivons pour nous-mêmes et jamais pour Dieu. Notre adoration de Dieu, le culte que nous lui vouons n’est qu’une idolâtrie, car nous ne le voulons pas Lui-même, mais ce qu’il peut nous apporter, ce qu’il peut nous donner, parce que nous le savons capable de tout, nous le trompons pour parvenir à l’objet réel de notre culte. Mais lui, connait notre cœur. Il sait que ce n’est pas lui que nous aimons, mais nous-mêmes. Il sait qu’on veut se servir de Lui, mais jamais le servir. Quand nous l’invoquons, ce n’est point avec vérité. Il ne
nous intéresse pas vraiment, il ne fait nos délices, il ne fait pas not, notre joie, nous ne prenons point plaisirs en lui. Mieux nous sommes contre lui, parce qu’il ne nous permet pas d’avoir ce que nous adorons : la puissance, la gloire, la voiture, la femme, le mari, l’argent, la réalisation des projets que
nous avons fait sans sa volonté ; etc.
Dieu nous connais. Depuis la nuit des temps ceux qui sont de Dieu, sont souvent tombés dans ce travers. C’est pourquoi, je puisse vous assurer, que ce qui préoccupe Dieu, n’est pas avant tout la satisfaction de votre plateforme revendicative, mais la reconnaissance de sa Seigneurie par votre cœur. Ce n’est pas avant votre guérison, l’obtention d’une femme, d’un emploi ou d’un mari ; etc. qui le préoccupe. Ce qu’il désire pour vous n’est pas cela à priori. Ce qu’il veut pour vous, c’est que vous le connaissiez, Lui et celui qu’il a envoyé. C’est cela la vie éternelle, comme Jésus nous l’a révélé dans Jean 17 : 3 : « or, la vie éternelle, à te connaître, toi, le dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ ». Malheureusement, nous n’entendons point les choses comme Dieu les entend, nous avons du mal à changer d’opinions, de mentalité. Or, c’est bien ce qu’il nous faut, pour avoir un changement de comportement. Le Seigneur nous le révèle dans Ephésiens 4 : 17 – 24. Et dans Romains 12 : 2 , il nous dit qu’il est nécessaire de nous laisser renouveler l’intelligence si nous voulons entrer dans sa volonté. En fait c’est ce renouvellement de l’intelligence qui est la conversion du cœur. Tant que nous ne voudrons pas abandonner l’opinion que nous avons des choses pour accepter l’opinion de Dieu, nous aurons des difficultés à comprendre les choses comme il les comprend. Et pendant qu’il nous dit une chose, nous comprendrons une autre et nous lui ferons dire ce qu’il n’a pas dit dans le but que cela puisse coïncider avec ce que nous vous voulons entendre ou
comprendre. Et tout cela dans l’unique but de ne point changer de conduite, parce que cela causera à notre âme, à notre chair la douleur.
Tant que nous ne serons pas vidés de nous-mêmes (notre moi) et du monde, nous serons toujours
idolâtres, portant dans nos cœurs nos idoles qui nous feront toujours tomber dans l’iniquité. C’est ce que nous révèle le Seigneur dans Ezéchiel 14, lorsqu’il dit au sujet des anciens du peuple d’Israël venus le consulter au travers du prophète ceci : « fils de l’homme, ces gens portent leurs idoles sur leurs cœurs, et leurs yeux se tournent sans cesse vers ce qui les fait tomber dans le péché. Alors, vais-je me laisser consulter par eux ? » (Ezéchiel 14 : 3). Dieu parle de ce sur quoi se portaient leurs intelligences, leurs pensées. C'est-à-dire, ce dont leurs cœurs étaient régis. Cela finit par aveugler, si bien qu’on croit que c’est pour nous ainsi la volonté de Dieu.
Si nous voyons les croyants aujourd’hui courir à gauche et à droite de lieu de prière en lieu de prière, de séminaires en séminaires ; etc. ce n’est point parce que Dieu les intéresse, mais parce qu’ils sont
intéressés par les choses de la chair et du monde. Et comme cette demande est forte, des prédicateurs téméraires en ont fait leur cheval de bataille pour répondre à cette demande de plus en plus forte. C’est l’adoration du moi qui est au cœur de tout cela, dans bien de cas et non pas Dieu. C’est le service du moi. Ce qu’on désire passe avant Dieu et Dieu peut être utilisé pour obtenir ces objets de nos désirs. On ne le cherche pas. On ne veut prendre le risque de le laisser nous donner tout selon sa sagesse et selon sa volonté pour nous.
Celui qui n’est pas mort au moi et au monde, est toujours un idolâtre et Christ ne règne pas en Lui. Nous devons mourir à nous-mêmes et laisser Christ vivre. C’est cela la situation normale du chrétien. Et le Seigneur nous l’a révélé par les plumes de son outil Paul : « j’ai été crucifié avec Christ »
(c'est-à-dire la vie qui est la mienne, ma volonté-propre, mon plaisir-propre, mes intérêts-propres, mes sentiments, mes loisirs, ma vision, ma pensée-propre ; etc. a été crucifiée, mis à mort en Christ). Et Paul poursuit : « ce n’est plus moi qui vit, c’est Jésus qui vit en moi ». (Galates 2 : 19 et 20). Ainsi, le Seigneur devient notre vie et notre but. Voilà l’adoration véritable, le vrai culte de l’Eternel. On est mort au profit du Seigneur comme lui est mort à notre profit.
L’idolâtrie dans sa forme la plus sournoise, la plus insoupçonnée, la plus redoutable, est l’amour du moi, l’attachement à soi-même. Cet attachement est la racine de toute rébellion contre Dieu, de toute
incapacité à se soumettre à Sa volonté. S’aimer soi-même exclut aimer Dieu. On ne peut que faire ce qui nous plait, chercher ce qui nous plait plutôt que ce qui lui plait. Sans la mort à soi-même, le chrétien ne peut vivre et accomplir la volonté de Dieu. C’est pourquoi, Jésus a été très clair avec chacun lorsqu’il dit : « celui qui veut me suivre, qu’il prenne sa croix, qu’il renonce à lui-même et qu’il me suive ». Le disciple ne fait que ce que lui recommande son maître. Il cherche à bien écouter et comprendre bien les enseignements de son maître, saisir sa volonté clairement pour la vivre.
David Nikièma
Cel.(+226)78 19 12 71
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