Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

Centre d\'Appel à la Réconciliation avec Dieu

Comment les traditions religieuses sapent la foi.

Libérez-vous des traditions humaines

« Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, s’assemblèrent auprès de Jésus. Ils virent quelques-uns de ses disciples prendre leurs repas avec des mains impures, c’est-à-dire, non lavées. Or, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s’être lavés soigneusement les mains, conformément à la tradition des anciens ; et, quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu’après s’être purifiés. Ils ont encore beaucoup d’autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases d’airain. Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent : pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des  anciens, mais, prennent-ils leurs repas avec des mains impures ? Jésus leur répondit : Hypocrites, Esaie a
bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moise a dit : honore ton père et ta mère ; et : celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais  vous, vous dites : si un homme dit à son père ou sa mère : ce dont j’aurais pu t’assister est corban, c’est-à-dire, une offrande à Dieu, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et faites beaucoup d’autres choses semblables »
(Marc 13 : 1-13).

 

Comme nous venons de le lire, Jésus a beaucoup fustigé les traditions humaines qui annulent la foi en Dieu : ce qui a été ordonné par Dieu lui-même. Le véritable christianisme ne s’accommode pas de traditions humaines. Ces traditions sont des règles, des pratiques et coutumes établies par les hommes suite à des interprétations fantaisistes ou infantiles de la loi donnée par Dieu à Moise pour son peuple, ainsi que de l’évangile. Inutile donc de dire qu’elles éloignent les gens de Dieu. En outre, l’église de Jésus-Christ, à l’instar de ces juifs, aujourd’hui a, dans ses bagages bien de pratiques qui n’ont rien à voir avec ce que notre Seigneur a prescrit à son peuple. Bien de choses ont été sournoisement introduites dans l’église et perpétuées de génération en génération. Coutumes et pratiques qui ont fini au fil des années à détruire la foi et diviser le corps de Christ. Ces choses, comme une sangsue ont sucé le sang de l’église l’ont affaibli et l’éloigné de Christ. Comment les Juifs, de même que l’église en sont-ils arrivés là ? Plusieurs choses expliquent ce fait :

  1. Le désir sincère de protéger les croyants contre la désobéissance à Dieu

Les enseignants de la loi avaient trouvé le moyen de codifier les règles de la loi les entourant de haies dans le but d’aider les gens à bien observer la loi et à ne pas avoir des problèmes avec l’Eternel. C’était là un souci légitime, mais insensé. Estimé que ce Dieu a donné n’était pas suffisant et en ajouté, c’est oublier qu’on enfreint soi-même aux commandements, puisque ce n’est plus ceux
de Dieux. Ajouter signifie qu’on altère la loi, on lui ôte son authenticité. C’est aussi  là une parfaite injure à Dieu. N’est-ce pas là ce que font bien d’enseignants de la parole de Dieu aujourd’hui ? Jetez un regard dans nos différentes dénominations et vous constaterez que ce sont de véritables royaumes érigés sur des lois et traditions humaines qui éloignent le peuple de Dieu de ce qui fait l’essentiel : la foi simple en l’évangile qui sauve. Ces gens comme le disait Jésus sont de véritables hypocrites ; ce qu’ils prescrivent aux autres, ils sont incapables eux-mêmes de se les appliquer et trouvent parfois même le moyen de soustraire leurs proches à ces règles. Aimant à faire porter aux autres de lourds fardeaux, ils prennent bien soin de ne pas en toucher, même de leurs doigts. Ce qu’ils recommandent aux autres, c’est ce qu’eux-mêmes, n’osent pas observer et ne peuvent pas observer. Aussi, le Christ a-t-il parlé d’eux en ces termes : « ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt »(Matthieu23 : 4).

Ce que Dieu a commandé suffit. Ignorer cela et croire qu’on peut aider le peuple en y ajoutant certaines règles, c’est tomber dans la séduction.

  1. Le désir de dominer la foi des fidèles

Le désir de contrôler les gens et leur foi en Dieu est aussi une des raisons pour lesquelles certaines pratiques et lois sont introduites par les enseignants de la parole. Ces règles à la longue finissent par être acceptées comme faisant parti des commandements même de Dieu. Par ce truchement, les responsables contrôlent le peuple et détournent l’allégeance de celui-ci à Dieu à leur propre profit. Ainsi, au nom de ces traditions, les uns et les autres leur sont soumis. Et alors, leur communion avec Dieu devient communion avec un système religieux, leur fidélité à Dieu devient fidélité à ce système et leur service de Dieu est service d’un système érigé qui a fini par prendre la place de Dieu
sans que personne ne s’en aperçoive. Il arrive même que les croyants se culpabilisent s’ils sentent qu’ils ne sont pas en train d’obéir à la ligne tracée par leur organisation. Comment s’étonner que des gens après tant d’années dans nos églises demeurent sans la vie de Christ, se sentent fatigués, abusés et semblent marcher sous un fardeau lourd et pesant, ne connaissant pas la joie et la paix qui caractérisent l’enfant de Dieu et n’ayant aucune force pour résister aux vagues de péchés, et que certains finissent soit par abandonner la foi ou de vivre des péchés en cachette ou les mènent
ouvertement ? Et pourtant Jésus-Christ dit : « venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Hébreux 11 : 28). Hélas, bien de personnes qui sont venus à Jésus ne connaissent pas le repos, parce qu’asservis par des organisations qui, très rapidement les détournent de Christ pour se les attacher à elles-mêmes. C’est ainsi que, beaucoup subissent une exploitation douce et profonde dans nos organisations appelées aujourd’hui églises. Beaucoup d’âmes sont fatiguées de la situation, mais ne savent que faire. D’un côté, elles sont conscientes quelque chose ne va pas, mais de l’autre côté, elles n’osent pas remettre en cause le système parce qu’elles ont toujours été enseigné que le remettre en cause c’est avoir à faire directement à Dieu lui-même. Il nous faut comprendre que ce n’est point là, la volonté de Dieu pour son peuple. Comme nous l’avons déjà cité, Jésus appelle au repos et donne le repos. Et les apôtres qui ont prêché l’évangile n’ont pas voulu se mettre entre le peuple et Dieu. C’est pourquoi Paul écrivait aux Corinthiens ceci : « non pas que nous que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons à votre joie, car vous êtes fermes dans la foi » (2 Corinthiens 1 : 24).

  1. La rébellion contre Dieu

Les traditions des hommes se substituent en réalité à la parole. Elles sont pour ainsi dire l’expression d’une rébellion ouverte contre Dieu. En outre, c’est le plus souvent parce que les hommes veulent contourner certains préceptes assez clairs de Dieu pour faire ce qu’ils veulent, qu’ils finissent par les substituer à ce qu’eux désirent faire. Certaines lois et règles sont nées suite à l’incapacité des leaders d’obéir à la parole de  Dieu à la lettre. Ils trouvent alors le moyen de justifier leurs manquements ou leurs fautes par une interprétation des Ecritures qui puissent justifier leurs déviations morales et comportementales. Ce faisant, ils entrainent les esprits faibles dans les mêmes pratiques, ainsi que ceux qui aiment les plaisirs de la chair. Alors, les générations qui suivent finirons par vivre dans la fausseté tout en clamant être dans la voie de Dieu. C’est pourquoi Jésus disait aux scribes et aux pharisiens : « malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laisser pas entrez ceux qui veulent entrer…Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte (converti) ; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous » (Matthieu 23 : 13 ; 15). Ils ne pourront pas entrer dans le royaume de Dieu et ils empêchent ceux qui veulent y accéder par leurs faux enseignements. Et pour faire marcher leur affaire, ils vont faire tous ce qu’ils peuvent pour convertir des gens, mais pour les rendre deux fois plus digne de l’enfer qu’eux-mêmes. Dans la plupart de ces organisations humaines, que nous appelons églises aujourd’hui, il existe une méchanceté telle que, si j’ose, dirai, n’a d’égale même parmi les inconvertis.

  1. Le plaisir que  prend le peuple de Dieu à être dominé

« Les prophètes prophétisent avec fausseté, les sacrificateurs dominent sous leur conduite, et mon peuple prend plaisir à cela. Que ferez-vous à la fin ? » (Jérémie 5 : 31). Eh oui ! Le peuple de Dieu, aime à être dominé. Beaucoup ne sondent pas les Ecritures pour voir, comme l’ont fait les chrétiens de Bérée, si ce qu’on leur enseigne demeure uniquement la parole de Dieu. Ils ne semblent pas se préoccuper de ce qui peut leur arriver. Qu’ils soient enseignés selon la parole de Dieu ou pas n’est pas leur préoccupation. C’est pourquoi, il est écrit : « si un homme court après le vent et débite des mensonges : je vais te prophétiser sur le vin, sur les boissons fortes ! Ce sera pour ce peuple un prophète » (Miché 2 : 11). Et l’apôtre Paul de dire : « si quelqu’un vous asservit, si quelqu’un vous dévore, si quelqu’un s’empare de vous, si quelqu’un est arrogant, si quelqu’un vous frappe au visage, vous le supportez » (2Corinthiens 11 : 2). Le peuple de Dieu aime à être dominé. Paresseux et indolents d’esprit, beaucoup de croyants ne se soucient pas d’étudier par eux-mêmes la parole de Dieu. Ils ne peuvent donc savoir faire la différence entre ce qui est traditions de l’église et parole de Dieu : ce qui est recommandé par Christ, les apôtres et les prophètes. Cela a permis à ceux qui les dominent d’asseoir leur hégémonie et d’instaurer un système d’intimidation dans lequel personne n’ose remettre quoique ce soit en cause même quand on a le droit de s’interroger sur la biblicité de certaines choses. Ainsi, on permet que des fausses pratiques, des fausses doctrines et bien d’autres choses soient acceptées dans les assemblées. Vous êtes responsable de votre sort. S’il vous arrivait de vous égarer et de ne pas entrer dans le royaume de Dieu, vous ne pourriez accuser vos responsables d’églises. Il vaut mieux prendre position contre tout ce qui est antiscripturaire et être rejeté par une assemblée que d’avoir une assemblée  et entrer en enfer. Aujourd’hui, les croyants aiment leurs assemblées et leurs responsables plus que le Seigneur. Et, c’est pour cela que beaucoup ne peuvent pas faire la volonté de Dieu et qu’on tolère certaines faussetés. C’est avec raison que Jésus disait : « Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu…comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ? » (Jean 5 : 42 ; 44). Bon nombre d’entre les
croyants cherchent l’approbation de leurs frères et sœurs et ont peur de s’engager pour la vérité.

  1. Le désir de satisfaire les âmes en recherche

Ceux que nous appelons les âmes en recherche sont ces gens qui poursuivent les satisfactions de leurs sens. Toujours à la recherche de choses sensationnelles, hommes et femmes sensuels, ils sont incapables d’avoir une foi ferme en Dieu parce qu’ils refusent de mettre leur foi en œuvre et aiment à se reposer sur les autres. Paresseux et indolents d’esprits, ils aiment à courir ici et là à la recherche de plus fortes sensations spirituelles, extravagances et miracles. Ils sont de plus en plus nombreux et poussent les faibles responsables spirituels à dévier de la voie de Dieu dans l’unique but de satisfaire leurs désirs. Beaucoup de responsables, dans la crainte de se retrouver avec des bancs vides sont alors allés chercher ce que ces âmes réclament. Bien de témoignages de pasteurs,
d’évangélistes et de prophètes s’étant livrés à la sorcellerie ou à d’autres pratiques pour répondre à ces attentes sont légions et abondantes aujourd’hui. Aimant le salaire de l’iniquité, ils se sont égarés dans la voie de Balaam et vendent à l’exemple de judas notre Seigneur pour quelques cadeaux ou sous. C’est ainsi que nous nous retrouvons avec du feu étranger dans la maison de Dieu.

 

Bien de leaders ont laissé le peuple faire ce qu’il veut plutôt que de lui montrer la volonté de Dieu et de l’y conduire. C’est ce que fit Aaron quand les enfants d’Israël lui ont réclamé un dieu qu’il pouvait voir et toucher. Le comble est qu’une fois ces pratiques installées, elles sont perpétuées et les générations suivantes croient que c’est là ce qui a toujours été ordonné par Dieu. Et, croyant suivre
Dieu et marcher dans ses voies, elles ne se rendront jamais compte qu’elles ne sont qu’attachées et liées à des traditions et prescriptions d’hommes. Ces âmes en recherche ont plusieurs exigences : le désir de voir des miracles plutôt que d’écouter et recevoir la parole qui produit la foi et le désir de nouvelles expériences ainsi que de nouvelles révélations. Aaron tomba dans ce piège et accéda à la demande du peuple d'Israël. C’est pourquoi l’apôtre Paul lui, disait : « Et maintenant est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Dieu ? » (Galates 1 :10).

  1. Le désir de nouveautés et de puissance

  Que personne ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats. C’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne. Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas ! Préceptes qui, tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont à la vérité une apparence de sagesse en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair »
(Colossiens 2 : 16 – 23).

 

L’église d’aujourd’hui est liée par des traditions perpétuées depuis des centenaires. Elle doit se secouer si elle veut être un outil efficace entre les mains du Seigneur. Tout ce qui n’est pas prescrit dans la parole écrite de Dieu qu’est la Bible doit être clairement exclu de nos pratiques. Ces choses ne doivent pas être au centre de notre communion avec le Seigneur et avec nos frères. Frères libérons-nous des traditions comme jour de culte, manière de célébrer la sainte cène, cadre dans lequel l’église doit se réunir pour le culte ; etc. Ces choses épuisent moralement, financièrement et spirituellement les croyants et les laissent vides quant à l’étude sérieuse de la parole de Dieu, la communion fraternelle, l’entraide et le témoignage. Que Dieu nous aide à revenir à la simplicité de l’évangile et à nous y tenir.

 

David Nikièma

 

Voilà en annexe un écrit qui n'est pas de moi mis dont les analyses permettent de cerner ce à quoi peuvent aboutir ces traditions d'hommes tels que des abus de tous genres :  quelques extraits du livre de David Johnson et Jeff VanVonderen :

(NdE : L'indication des pages du livre concerne l'édition  américaine. Le texte original de ce résumé extrait de ce livre peut être consulté, en anglais, à l'adresse suivante : http://www.cephasministry.com/shepherding_spiritual_abuse.html )

"Ce livre est dédié à ceux qui sont fatigués et chargés. Bien que Dieu les aime profondément, ils ont subi un abus spirituel qui a transformé pour eux la Bonne Nouvelle en "mauvaise nouvelle"

En quoi consiste "l'abus spirituel" ?
"C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude" (Galates 5:1). "L'abus spirituel peut se produire quand un conducteur utilise sa position spirituelle pour contrôler ou dominer une autre personne" (P. 20). "L'abus spirituel peut également se produire quand on utilise la spiritualité pour forcer les autres à vivre selon une certaine norme spirituelle" (P. 21). L'abus spirituel se produit quand on emploie la honte pour inciter quelqu'un à accepter une croyance, ou pour éviter de répondre à des questions légitimes" (P. 22). "Quand vos paroles et vos actions détruisent les autres, attaquent ou affaiblissent la position d'un Chrétien, afin de vous mettre en valeur, ou de consolider votre position et vos croyances, en affaiblissant ou endommageant celles des autres, c'est de l'abus spirituel" (P. 23). Il existe des systèmes spirituels dont les membres ne sont là que pour satisfaire les besoins de leurs conducteurs… Ces conducteurs tentent de se réaliser personnellement en profitant des performances religieuses de ceux qu'ils devraient plutôt servir et édifier. C'est une perversion dans le Corps de Christ. C'est de l'abus spirituel" (P. 23).


"La vie chrétienne commence par une libération des œuvres mortes, des systèmes religieux, et de toute tentative humaine de "plaire à Dieu." Il est temps, pour beaucoup d'entre nous, de nous dégager des systèmes religieux et d'abandonner les attentes que nous avions créées, pour revenir à cette joyeuse liberté que nous avons en Christ" (P. 26).

Comment identifier un système abusif :

  • L'accent placé sur l'autorité.

"Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes" (1 Cor. 7:23). "Mettre l'accent sur l'autorité signifie simplement qu'un dirigeant passe beaucoup de temps à affirmer sa propre autorité, et à rappeler aux autres que c'est lui qui exerce l'autorité. Ils en ont besoin, parce que leur autorité spirituelle n'est pas réellement fondée sur un caractère à l'image de Christ. C'est de l'hypocrisie" (P. 63). "Ceux qui exercent une véritable autorité démontrent leur autorité, leur crédibilité et leur puissance spirituelle par leur vie et leur message" (P. 64). "Romains 13:1 dit que toute autorité est instituée par Dieu. Mais le fait d'être recruté ou élu à une certaine position spirituelle, de parler plus fort que les autres, ou de se donner à fond, ne suffit pas pour conférer à quelqu'un une véritable autorité" (P. 64).

  • L'accent placé sur les performances.

"Car il se trouve parmi mon peuple des méchants ; ils épient comme l'oiseleur qui dresse des pièges, ils tendent des filets, et prennent des hommes. Comme une cage est remplie d'oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c'est ainsi qu'ils deviennent puissants et riches. Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint ; ils dépassent toute mesure dans le mal, Ils ne défendent pas la cause, la cause de l'orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas droit aux indigents" (Jérémie 5:26-28). "Si votre obéissance et votre esprit de service résultent uniquement de votre dépendance de Dieu, vous n'aurez pas les yeux fixés sur la rémunération. Vous ferez simplement ce que vous devez faire. Mais si vous vous demandez constamment si vous en faites assez pour être agréable à Dieu, vos yeux ne sont pas fixés sur le Seigneur, mais sur vos propres œuvres. Vous vous préoccupez aussi de savoir quelles sont les personnes qui vous regardent et qui vous évaluent. Si nous voulons suivre à la trace notre comportement "spirituel," n'est-ce pas parce que nous tentons d'en retirer quelques "bons points" ?" (Page 65).

 

"L'obéissance et la soumission sont-elles importantes ? Certes, cela ne fait aucun doute. On peut le voir en lisant Romains 13:1, 1 Pierre 5:5, et Hébreux 13:17. Il faut cependant adopter une position équilibrée. Nous devons également tenir compte de ces paroles de Pierre et des apôtres, dans Actes 5:29 : "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes." Remarquez que Pierre dit ceci aux chefs religieux auxquels il était en train de désobéir. Sortie de son contexte, l'obéissance à des conducteurs spirituels a l'apparence d'une bonne théologie. Mais replacez ce concept dans son contexte, et vous verrez que l'on ne doit obéir et se soumettre à des conducteurs que dans la mesure où leur autorité vient réellement de Dieu, et où leur comportement correspond à la volonté de Dieu" (P. 66). "Dans Romains 12:2, Paul dit : "Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait." Dans une église ou une famille centrée sur les performances, on pourrait interpréter ce verset de la manière suivante : "Notre église a raison. Notre conducteur aussi. Notre compréhension de la Parole de Dieu est meilleure que celle des autres. Nous devons donc adhérer à notre conception du Christianisme aussi fortement et rapidement que possible, afin que nous ne devenions pas comme ceux qui ne pensent pas comme nous. Si toute ma vie ne correspond pas à l'enseignement que j'ai reçu ici, c'est que j'aurais laissé tomber Dieu." Cette conception des choses écrase les gens dans un carcan. Ils ne se transforment pas, ils se conforment!" (P. 66).

  • Des règles non formulées.

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l'apparence de longues prières ; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement" (Matthieu 23:14). "Vous savez que nous ne devons jamais être en désaccord avec ce que le pasteur nous dit dans ses prédications. Si vous manifestez votre désaccord, on ne vous fera plus confiance, et l'on ne vous confiera dans cette église aucune responsabilité dans aucun domaine. Dans ce cas, la règle non formulée est la suivante : "Ne vous opposez pas aux conducteurs de l'église, et tout particulièrement au pasteur, sinon votre loyauté sera remise en cause." De telles règles ne sont pas formulées, parce que si elles étaient évaluées à la lumière d'un dialogue entre adultes, cela révélerait aussitôt à quel point elles sont illogiques, malsaines, et anti-chrétiennes. C'est pourquoi le silence devient une forteresse de protection, qui conforte le pasteur dans sa position de puissance, et qui lui évite de faire l'objet d'un examen minutieux et d'être remis en cause" (P. 67).

 

Dans certaines églises, il existe une règle non formulée qui dit ceci : "Il vaut mieux être gentil qu'être honnête." Si vous soulevez publiquement un problème, c'est vous qui devenez le problème ! En vérité, quand les gens parlent publiquement d'un problème, ce n'est pas parce qu'ils causent ce problème, mais simplement parce qu'ils veulent l'exposer" (P. 68). "Trop d'églises font passer ce message honteux : "Le problème n'est pas causé par le fait que vous ayez franchi des limites que vous ne deviez pas franchir, mais simplement par le fait que vous commencez à parler. Si vous n'en aviez pas fait tout un plat, tout aurait continué à bien marcher !" Si vous acceptez ce message, vous ne parlerez plus. Toutefois, le problème réel est le suivant : si un Chrétien qui se sent violé décide de ne plus parler, celui qui a commis l'offense ne rendra jamais compte de son comportement" (P. 69).

  • Le manque d'équilibre.

"Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger" (Matthieu 11:28-30).

Johnson et VanVonderen ont identifié deux positions extrêmes, qui aboutissent toutes les deux à une vie chrétienne déséquilibrée. Il s'agit d'une objectivité extrême, et d'une subjectivité extrême. "Le premier extrême consiste à avoir une approche empirique de la vie, qui ne fonde la vérité que sur des éléments objectifs, à l'exclusion de toute expérience subjective valable" (P. 69). "Cette approche de la spiritualité crée un système dans lequel l'autorité n'est fondée que sur le niveau d'éducation et les capacités intellectuelles, plutôt que sur l'intimité avec Dieu, l'obéissance et la sensibilité à Son Esprit" (P.70). "L'autre manifestation de ce manque d'équilibre consiste à avoir une approche extrêmement subjective de la vie chrétienne. La vérité n'est fondée que sur des sensations et des expériences, au point de leur accorder plus d'importance que ce que déclare la Bible" (P. 70). "Nous croyons qu'il est malhonnête, et même dangereux, d'accepter d'obéir à des directives spirituelles pour la seule raison que l'on attend de nous que nous soyons soumis, ou parce que celui qui nous donne ces directives occupe une position d'autorité. Finalement, c'est devant Dieu seul que nous nous tiendrons, et c'est à Lui seul que nous devrons rendre compte" (P. 71). "Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt"
(Matthieu 23:4).

  • Une tendance à la paranoïa.

"Quand l'autorité a besoin de s'appuyer sur une loi, au lieu de s'exercer naturellement, il se développe un esprit de persécution, afin que tout reste bien en place dans le système. Pourquoi ? À cause de tous les "étrangers," c'est-à-dire ceux qui ne sont pas dans ce système. "Ils sont tous mauvais ou dangereux, ils manquent de spiritualité, et ils tentent de "nous" affaiblir et de "nous" détruire."


Une telle mentalité finit par édifier une forte muraille, ou un véritable bunker, autour de ce système abusif, afin de protéger ceux qui abusent de leur autorité, de leur permettre d'échapper à toute enquête, et de ne rendre des comptes à personne. Cela ne facilite pas la tâche de ceux qui veulent partir, parce qu'eux aussi feront partie de ces étrangers" (P. 73). "Jésus et Paul nous ont tous deux avertis que les pires dangers que courraient les brebis viendraient des loups qui s'introduiraient dans la bergerie (Matthieu 10:16 et Actes 20:29-30)" (P. 74).

  • Une loyauté pervertie.

"Une autre caractéristique des systèmes spirituellement abusifs est une forme de loyauté pervertie, qui est encouragée et même exigée. Nous ne parlons pas de notre loyauté envers Christ, mais de notre loyauté envers une organisation, une église, ou un conducteur donné" (P. 76).

"On parvient en général à obtenir cette loyauté en mettant en place un système où l'on réussit à faire accepter l'idée qu'un manque de loyauté envers la direction de l'église revient à un manque de loyauté envers Dieu. Remettre en cause les dirigeants revient à remettre en cause Dieu Lui-même. Après tout, les conducteurs représentent l'autorité, et ceux qui sont en position d'autorité ont toujours raison. Cela pousse les gens à accorder à tort leur loyauté à un dirigeant, une église ou une organisation"
(P. 76).

"Trois facteurs sont nécessaires pour créer cette loyauté pervertie. Tout d'abord, les conducteurs doivent favoriser l'idée qu'il n'y a que "nous qui ayons raison." Cette idée doit imprégner tout le système. Les membres de ce système doivent y rester, s'ils veulent être "en sécurité," s'ils veulent "rester en bons termes avec Dieu," ou s'ils ne veulent pas être accusés d'avoir pris une fausse piste, ou d'être des "rétrogrades."

"Le second facteur qui crée une loyauté pervertie est le recours à des tactiques d'intimidation. On dit par exemple : "Dieu va vous retirer Son Esprit, ainsi qu'à votre famille. Dieu va détruire votre entreprise. Sans notre protection spirituelle, Satan va s'emparer de vos enfants. Vous et votre famille allez vous mettre sous une malédiction…"

"Le troisième facteur permettant de créer une loyauté pervertie est la menace d'une humiliation. On y parvient en faisant honte aux gens, en les désignant du doigt publiquement, ou en les menaçant d'être excommuniés du groupe. Dans un système abusif, c'est la crainte d'être humilié publiquement ou d'être exclu, qui permet aux dirigeants d'obtenir la soumission du groupe, et qui protège ceux qui occupent une position d'autorité. Vous pouvez être "désigné publiquement du doigt" si vous posez trop de questions, si vous désobéissez aux règles non formulées, ou si vous vous opposez à l'autorité établie. On traite certaines personnes de manière à en faire des exemples, afin de faire passer un message à tous ceux qui restent. D'autres font l'objet de campagnes de harcèlement téléphonique. On avertit tous leurs amis et tous les membres du groupe du "danger" qu'ils représentent" (Pages 76-77).

  • Un esprit de dissimulation.

Quand vous vous rendez compte que les membres d'un système religieux font de la dissimulation, prenez garde ! Les gens ne cachent pas ce qui est convenable. Ils cachent ce qui ne l'est pas !" (P. 78).

"L'une des raisons pour lesquelles les familles ou les églises spirituellement abusives prennent goût au secret est le fait qu'elles attachent trop d'importance à leur image. Les membres de ces systèmes ne peuvent pas eux-mêmes vivre selon les normes qu'ils ont fixées. Il faut donc qu'ils cachent la réalité. Certains le font parce qu'ils croient qu'ils doivent protéger le nom du Seigneur. Ils attachent donc plus
d'importance à l'apparence des choses et à l'opinion des autres qu'à la vérité. Ils deviennent des sortes d'agents de relations publiques de Dieu. La vérité, c'est que Dieu n'a besoin d'aucun agent de relations publiques !"
(P.
78).

Johnson et VanVonderen croient qu'il est indispensable de recentrer les victimes d'abus spirituels sur la vérité à propos de Dieu et de Sa "Bonne Nouvelle." C'est pour cela qu'ils nous présentent une liste des bienfaits de Dieu, dont nous devons nous rappeler. Nous ne devons pas oublier que Dieu nous aime profondément : "Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes" (1 Jean 3:1). Sa grâce est extravagante : "Nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ,
selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu'il
nous a accordée en son bien-aimé. En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence" (Ephésiens 1:5-8). C'est Lui qui nous affermit : "Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c'est Dieu, lequel nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit" (2 Cor. 1:21-22). Il est digne de confiance : "Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle" (Hébreux 10:23).

Il nous a entièrement créés de nouveau : "Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché" (Romains 6:6).
"Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles" (2Cor. 5:17). Il nous a personnellement choisis : "En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui" (Ephésiens. 1:4). Tout ce qui Lui appartient nous appartient aussi : "En lui nous sommes aussi devenus héritiers" (Ephésiens.1:11). Parce que "l'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui" (Romains 8:16-17).
Dieu ne garde aucune trace de notre passé : "Et je ne me souviendrai plus
de leurs péchés ni de leurs iniquités" (Hébreux. 10:17).

Il comprend nos luttes et nos souffrances : "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction !" (2 Cor.1:3-4). Nous n'avons pas besoin d'essayer d'améliorer ce qu'Il a accompli : "Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité" (Col. 2:10). "C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Hébreux. 7:25). Quand nous échouons, Jésus nous défend : "C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Hébreux. 7:25). "Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste" (1 Jean 2:1).

"Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles" (1 Pierre 5:1-5 ).



05/10/2011
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